Familienfragen Informationsbulletin der Zentralstelle für Familienfragen am Bundesamt für Sozialversicherung

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2 Internet, Handy,SMS: Verändern die neuen Technologien die Kommunikation in den Familien? Internet, natel, sms: les nouvelles technologies modifient-elles la communication dans les familles? Familienfragen Informationsbulletin der Zentralstelle für Familienfragen am Bundesamt für Sozialversicherung Questions familiales Bulletin d information de la Centrale pour les questions familiales à l office fédéral des assurances sociales Questioni familiari Bollettino d informazione della Centrale per le questioni familiari dell ufficio federale delle assicurazioni sociali BSV OFAS UFAS 1/2004

3 Inhalt / Sommaire / Sommario Editorial 1 SCHWERPUNKT / DOSSIER THEMATIQUE SCHWEIZ / SUISSE Familles et technologies d information et de communication (TIC) 2 Familien und Informations- und Kommunikationstechnologien (IKT) 5 Quelle éducation dans un monde multimédia? 9 Erziehung im Multimedia-Zeitalter 12 Pierre-François Coen Die Grenzen zwischen Arbeit, Freizeit und Bildung lösen sich auf 15 Les limites entre travail, loisirs et formation s estompent 17 Interview mit / Entretien avec David Krieger und Andréa Belliger Auswahlbibliographie / Bibliographie indicative 20 Kinder- und Jugendgerechte Intergrationspolitik 21 Adapter la politique d intégration aux enfants et aux jeunes 22 Annette Leimer Bakkers Familienformen: Ergebnisse aus der Volkszählung Formes de familles: résultats du recensement Familienpolitik: Aufgaben und Rolle der Kantone 25 Politique familiale: tâches et rôles des cantons 26 Nachdiplomstudium «Partizipation von Kindern und Jugendlichen» 28 Studie zu Ergänzungsleistungen für Familien 28 Des prestations complémentaires pour les familles: étude 30 Etude post-diplôme «participation des enfants et des jeunes» 31 Ticino: Nuova Legge per le famiglie 32 Tessin: Neues Familiengesetz 33 Tessin: nouvelle loi pour les familles 35 Ivan Pau-Lessi Aargau: Forum «Familienfreundliche Gemeinde» 36 Argovie: forum des communes favorables aux familles 38 Mélanie Mader Basel-Stadt: die Familienkommission Förderung der Familienpolitik 39 Bâle-Ville: nouvelle commission de la famille 40 Claudia Ermert Kaufmann Stadt Zürich: Mütter- und Väterbefragung 41 Ville de Zurich: enquête auprès des mères et des pères 42 Basel-Stadt und Basel-Landschaft: Blockzeiten werden zum Normalfall 44 Bâle-Ville et Bâle-Campagne: l horaire fixe devient la norme 45 NFP 52: erste Projekte gestartet 46 PNR 52: début des premiers projets 47 GERICHTSENTSCHEIDE / NOUVEAU DROIT Allocations familiales: pas de priorité au père 57 Familienzulagen: Vorrang des Vaters abgelehnt 58 Gifles et coups de pieds = violence éducative punissable 59 Ohrfeigen und Fusstritte: Züchtigung oder Straftat? 59 Bonifications AVS pour assistance à un fils impotent 60 Betreuungsgutschrift der AHV für pflegebedürftigen Sohn 62 ORGANISATIONEN / ORGANISATIONS Pro Familia Suisse: stress et famille. 10 e cahier de la famille 63 Pro Familia Schweiz: Familie und Stress. 10. Schriftenreihe zur Familie 63 Freiwillige Gotten und Göttis 64 Des parrains et des marraines pour les enfants défavorisés 64 Binationale Paare und soziale Sicherheit 65 Les couples binationaux et la sécurité sociale 66 Pro juventute: faire connaître leurs droits aux enfants 66 Zurich: la formation des parents fête son demi-siècle 67 Pro juventute: die Kinder über ihre Rechte informieren 68 Un figlio fuori dal matrimonio / Un bébé hors mariage / Ein Baby ohne Trauschein 68 Geschwister von Kindern mit einer Behinderung 69 Mon frère est handicapé 70 Prévoyance pour les femmes actives dans la PME de leur partenaire 70 Vorsorge für die Partnerin in KMU-Betrieben 71 Arbeitsblätter zum Thema Sexualität 71 Fiches de travail sur la sexualité 72 Luzern: Bildungsstelle Häusliche Gewalt Jahre Elternbildung Kanton Zürich 73 Lucerne: centre de formation contre la violence domestique 74 NEUE PUBLIKATIONEN / NOUVELLES PUBLICATIONS Marie-Luise Conen (Hg.), Wo keine Hoffnung ist, muss man sie erfinden. Aufsuchende Familientherapie 75 Christine Feil, Kinder, Geld und Konsum. Die Kommerzialisierung der Kindheit 75 Didier Houzel, Les enjeux de la parentalité 76 Latifa Bennari, La fin d un silence. Pédophilie: une approche différente 76 GESETZGEBUNGSPROJEKTE BUND / PROJETS LEGISLATIFS FEDERAUX Stand: 19. Dezember Etat: 19 décembre INTERNATIONAL Deutschland: Kinder als volkswirtschaftlicher Faktor 48 Allemagne: le poids des enfants dans l économie 49 FORUM L homme battu: impensé car impensable social 50 Der geschlagene Mann: Ein Tabu, weil sozial undenkbar 53 Sophie Torrent Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

4 Editorial Chères lectrices, chers lecteurs, Les techniques de communication et d information (TIC), telles que les services de messagerie électronique ( , sms), l accès au fabuleux réservoir d information que constitue internet, les forums de discussion offrant des possibilité d interaction collective, révolutionnent depuis peu notre vision du monde. Les TIC modifient le rapport au présent, selon les cas aiguisent ou émoussent l esprit critique face à la masse d information, augmentent la vitesse des échanges, changent le contenu des communications. Comment en Suisse les familles vivent-elles cette révolution? Nos questions de départ étaient les suivantes: les TIC modifient-t-elles la communication entre les membres de la famille? Si le contenu de la communication est différent selon le moyen utilisé, cette différence a-t-elle une influence sur les relations familiales? Les adolescent-e-s sont-ils aspirés par les mondes virtuels au point de sacrifier la vie de famille, l école, leurs amis? Nous avons délibérément laissé de côté les jeux vidéos et en ligne, ainsi que la télévision, pour nous concentrer essentiellement sur les TIC comme moyen de communication. Les TIC sont récentes et les études qui leur sont consacrées sont encore peu nombreuses et lacunaires, particulièrement en ce qui concerne leurs effets dans les familles. C est pourquoi nous n avons pas trouvé toutes les réponses à nos questions. On pourrait dès lors considérer ce dossier comme un appel aux chercheurs à se lancer dans ce domaine. Le premier article fait le point de la situation: utilisation des TIC par classes sociales et tranches d âges, rapport entre moyen de communication et lien, problèmes de dépendance, effets sur l autorité des parents, possibilité d émancipation et fossé numérique. Le second article présente une réflexion sur le rôle éducatif des TIC au sein de la famille, réflexion articulée autour de la construction de l identité de l enfant. Enfin, une interview explique les effets des TIC sur les loisirs, la communication ainsi que les rôles sociaux, et démontre qu elles présentent autant de points positifs que négatifs. En conclusion, les problèmes ne viennent pas des TIC, les familles n y sont pas livrées mais il appartient à chacun-e d apprendre à les utiliser avec discernement pour en tirer le meilleur. Anne Walder Pfyffer Liebe Leserinnen und Leser, Die neuen Informations- und Kommunikationstechnologien (IKT) wie oder SMS, der Zugang zum riesigen Informationsreservoir des Internets, virtuelle Diskussionsforen, die eine neue Art von kollektivem Austausch ermöglichen: all dies stellt seit kurzem unsere Sicht der Welt auf den Kopf. Die IKT verändern unser Verhältnis zur Gegenwart, schärfen oder je nach dem stumpfen den Blick auf die Informationsflut ab, beschleunigen die Kommunikation und verändern deren Inhalt. Wie erleben die Familien diese Revolution? Wir haben den Schwerpunkt nach folgenden Fragen ausgerichtet: Verändern die IKT die Kommunikation zwischen den Familienmitgliedern? Falls das Kommunikationsmittel auch deren Inhalt beeinflusst: welches sind dann die Auswirkungen auf die familiären Beziehungen? Vermögen die virtuellen Welten die Jugendlichen so sehr zu faszinieren, dass sie deswegen die Familie, die Schule, die Freunde vernachlässigen? Die Video- und Online- Spiele sowie das Fernsehen haben wir bewusst ausgeklammert, um uns auf die IKT als Kommunikationsmittel zu konzentrieren. Es gibt erst wenige und lückenhafte Untersuchungen zu den IKT, besonders auch im Zusammenhang mit dem Familienleben. Wir haben deshalb nicht auf alle unsere Fragen Antworten gefunden. Der Schwerpunkt versteht sich so auch als Anstoss für weitere Forschung. Der Einführungsartikel umreisst die wichtigsten Aspekte des Themas: die Nutzung der IKT je nach sozialer Schicht und Altergruppe, die Auswirkungen auf Beziehungen, die Gefahr der Abhängigkeit, die Bedeutung für die elterliche Autorität und das Streben der Jungen nach Unabhängigkeit sowie der digitale Graben. Der zweite Artikel geht der Frage der (Medien)Erziehung nach, dies unter dem Aspekt der Identitätsbildung des Kindes. Abschliessend werden in einem Interview IKT und Freizeitgestaltung, Kommunikation sowie die sozialen Rollen angesprochen. Es wird deutlich, dass sich positive und negative Aspekte praktisch die Waage halten. Eine erste Schlussfolgerung: Wenn es Probleme gibt, liegen sie nicht in den IKT selbst. Die Familien sind den IKT nicht ausgeliefert, sondern haben es in der Hand, sie so zu nutzen lernen, dass sie ihnen Gewinn bringen. Anne Walder Pfyffer Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 1

5 Schwerpunkt / Dossier thématique Familles et technologies d information et de communication (TIC) Anne Walder Pfyffer Les nouvelles technologies d information et de communication (TIC) ont envahi la vie de tous les jours et influencent les relations, les comportements et la communication. La recherche sur ce sujet vient seulement de commencer. Dans quelle mesure ces technologies modifient-elles la vie des familles? Les lignes qui suivent donnent un aperçu de l état de la recherche quant à leur impact sur la communication et les liens familiaux, le temps libre, l autorité et le contrôle parentaux ainsi que l émancipation. La délicate question du fossé numérique est également abordée. Il ne se passe plus de journée sans qu on fasse usage au moins une fois des nouvelles techniques de communication et d information (TIC). On les utilise partout et en tout temps, au travail, à la maison et pendant les loisirs, à tel point qu elles sont presque devenues nécessaires: par exemple l adolescent qui n a pas de natel est mis à l écart du simple fait de ne pas être autant accessible que ses pairs. Ces nouvelles technologies influencent la vie de famille sur deux plans: Le temps libre vécu en famille: en général, avec le temps, les contacts informels qui avaient lieu dans la rue ont disparu au profit d une forme plus institutionnalisée de relations au sein d associations ou de cours (musique, etc.). La vie des familles a été modifiée en conséquence certains parlent d «insularisation» de la vie familiale, dans le sens que la famille est devenue une île de vie collective informelle au milieu des activités institutionnalisées. Les TIC pourraient encore renforcer cette tendance car elles permettent d accéder au monde virtuel depuis le lieu de vie de la famille. La vie familiale pourrait donc être vécue comme un bastion, un refuge dans la marée des réseaux. Mais elle pourrait tout aussi bien disparaître si la tendance à l individualisation se confirme. Les deux extrêmes vont probablement se réaliser avec un éventail de situations intermédiaires. Le fonctionnement familial: la communication, la gestion du temps, les règles de vie, les conflits, les dépenses, les loisirs, les priorités, les choix éthiques sont considérablement influencés par l utilisation des TIC. Il en résulte de nouvelles exigences envers les parents concernant l éducation aux médias (voir ci-dessous l article «Quelle éducation dans un monde multimédia?»). TIC, communication et lien Avec le développement des TIC, de plus en plus d interactions sociales peuvent se développer de manière virtuelle, sans contact direct. Des thèses soutiennent que les contacts directs personnels vont diminuer, et d autres démontrent qu ils peuvent déboucher sur de nouvelles relations. En tout cas, on observe que le manque de maîtrise des règles de grammaire et d orthographe n empêche pas les jeunes de s exprimer sans complexe par courrier électronique. Ils utilisent ce moyen non pas pour faire de nouvelles connaissances mais plutôt pour rester en contact avec des personnes familières, le groupe de pairs ou la parenté expatriée. Par ailleurs, la pratique montre que des relations thérapeutiques solides peuvent se développer même sur le Web. En effet, le courrier électronique présente certains avantages par rapport à la thérapie classique: la disponibilité constante du net, la possibilité pour la personne de décider du déroulement de la thérapie, l anonymat qui favorise la prise de parole sur des sujets tabou. Si internet ne remplace évidemment pas la thérapie classique, c est un moyen annexe qui peut y conduire. Quant aux offres traditionnelles de conseil téléphonique, elles se sont également développées par internet (www.143.ch, par exemple). Le projet «Schtifti» (l apprentissage en langage populaire) de la fondation «Stiftung für soziale Jugendprojekte», Zurich, représente en revanche une forme nouvelle et originale de conseil en ligne. Il s agit d un lieu de rencontre virtuel pour les adolescent-e-s accessible gratuitement depuis l auberge de jeunesse virtuelle «habbohotel» (www.habbohotel.ch). Chaque samedi entre 16 heures et 18 heures un expert du domaine de la jeunesse se tient à disposition en ligne 2 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

6 pour répondre aux questions et animer le débat sur les thèmes de la violence, du sport, de l alimentation/poids, et des drogues/dépendances. On ne communique pas par individuel mais en «chatant», ce qui permet aux jeunes d entrer en contact les uns avec les autres. La protection des données est garantie. Quant au SMS, il permet à certains jeunes ayant des difficultés à communiquer leur ressenti de l exprimer avec une plus grande facilité. Un SMS n a rien à voir avec «écrire»: il n implique pas de faire de belles phrases, le nombre de caractères restreints pousse à l abréviation. Les jeunes s expriment ainsi par écrit sur des choses dont ils ne peuvent pas parler. En effet, la conversation téléphonique demande davantage d investissement personnel et le respect de règles implicites. C est pourquoi, le SMS permettrait au jeune de se sentir moins seul et à ce titre serait un moyen utilisé en cas de problèmes personnels. Comme il y a en général plusieurs natels par famille, on suppose que la communication entre les membres de la famille passe aussi par le natel, mais il n existe encore aucune étude plus précise sur le sujet. TIC, temps et dépendance L histoire de la communication enseigne que les nouvelles technologies médiatiques ou les nouvelles offres de médias ne remplacent pas celles qui existent déjà, mais qu elles entraînent plutôt une réorganisation du potentiel de fonctions du système médiatique général. C est ainsi que plusieurs études ont mis en évidence qu internet occupe les moments vides mais prend rarement la place d une activité déjà existante. En Suisse, les utilisateurs d internet ont tendance à regarder plutôt moins souvent la télévision que les non-utilisateurs et deviennent plus critiques face à l offre télévisuelle. On n a pas non plus noté de baisse de contacts sociaux ni un recul du temps passé en famille chez les usagers intensifs d internet. Quant au natel, lui aussi permet de faire passer le temps (envois de SMS, jeux). Il donne le sentiment d être accompagné même en étant physiquement seul, d où la difficulté de l éteindre. Chez certains jeunes, éteindre l appareil provoque un sentiment d angoisse et de culpabilité vis-à-vis de ceux qui tentent de les joindre, ainsi que la peur de manquer un appel important. Donc il existe bien une forme de dépendance liée à l utilisation du natel, mais on l interprète plutôt comme étant issue du besoin de liens et d être intégré dans un réseau de contacts, très important à l adolescence. Autorité remise en question? En voyant les enfants et les jeunes manipuler les TIC avec tant d aisance contrairement à leurs parents, on pourrait penser que l autorité de ces derniers est remise en question. Mais selon certains, ce n est pas la maîtrise d une technique qui confère l autorité. En effet, les parents doivent transmettre avant tout des valeurs plutôt que des connaissances. Si crise de l autorité il y a, ses causes sont certainement antérieures. Enfin, ces jeunes si friands des nouvelles technologies seront les parents de demain et peu à peu les disparités entre générations s estomperont. Une autre question se pose sur le contrôle des parents sur l utilisation des TIC par leur(s) enfant(s). Les moyens techniques comme les codes, les filtres, etc. qui interdisent l accès à internet ou à certains sites sont considérés comme un défi supplémentaire par nombre de jeunes qui s empressent de les mettre en échec L utilisation du natel comme moyen de contrôler les allées et venues rencontre elle aussi un succès relatif: l adolescent-e trouve maintes excuses pour justifier son refus de répondre (plus de réseau, plus de batterie, appareil éteint, oublié, défectueux ). Moyen d émancipation En revanche, les TIC sont bel et bien un nouveau moyen de s émanciper de la tutelle parentale. Le souci de préserver la confidentialité et l intimité est tout à fait normal chez les adolescents et fait partie de leur développement. Les TIC sont donc très appréciées chez les adolescents dont les parents se montrent très sévères sur leurs fréquentations, mais aussi chez les autres dont les parents sont plus tolérants. Le courrier électronique peut être consulté sans que les parents y jettent un œil, et le natel est par définition un objet très personnel. Fossé numérique Comme les équipements informatiques sont onéreux, on a beaucoup parlé de fossé numérique entre les couches sociales. Pour remédier à ce problème, certains ont proposé la généralisation de l accès à internet. Or, cette solution ne réalise pas à elle seule l égalité des chances et de loin. C est bien plutôt la formation qui a le plus d impact sur l utilisation d internet. Une formation supérieure augmente la fréquence d utilisation, l utilisation en vue de récolter des information et l importance de la place de travail comme lieu d accès. En revanche, l utilisateur peu formé se tournera sporadiquement vers le net, plutôt à l école ou Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 3

7 Quelques chiffres Internet et messagerie électronique: au , il y a en Suisse 71 ordinateurs personnels pour 100 habitants (+ 5% par rapport à 2001) totalisant 5,16 millions d unités (Source: OFCOM, statistiques des télécommunications, évolution jusqu au 30 juin 2003 pour certains indicateurs, Bienne octobre 2003) Le nombre d enfants dans un foyer semble avoir une influence directe sur la présence ou non d un ordinateur. A défaut de chiffres suisses, en 2000 en France, le taux moyen d équipement est de 27%, mais de 41% chez les couples avec un enfant, et de 54% chez les «trois enfants et plus» (Source: enquête INSEE 2001 «Conditions de vie et aspirations des Français», la diffusion, l usage et l acceptabilité des nouvelles technologies en France, no 214, janvier 2001) Utilisation: en 2002, 80% des Suisses utilisent internet pour recevoir et envoyer du courrier et 56% pour rechercher des informations précises. Les internautes surfent de préférence chez eux. L utilisateur type d internet est un homme jeune ayant un bon niveau de formation, bien que ce profil se soit atténué. Les femmes représentent 35% du total des utilisateurs (Source: REMP Recherches et études des médias publicitaires, MA NET1/03). Utilisation seul ou en famille: 30% des jeunes interrogés ne surfent jamais avec leurs parents. Le grand utilisateur se tournera massivement vers les amis et beaucoup moins vers la famille. L utilisateur régulier s associera à un ou plusieurs amis, puis aux membres de sa famille. Un quart des petits utilisateurs ne sont jamais seuls et se font accompagner par leurs parents ou leurs frères et sœurs. (Source: Isabelle Bréda, Les jeunes et internet quels usages?, in Agora, 4 ème trimestre 2001, No 26, p Sept pays ont participé à l étude, dont la Suisse (canton de VD). Utilisation d après la classe d âge: en 2001, 20% seulement des personnes de plus de 50 ans utilisent régulièrement le net contre 46 47% des ans, 55% des ans et 50% des ans (Source: OFS, GSR, OFCOM, La société de l information en Suisse état des lieux et perspectives, Neuchâtel 2002). Entre avril 2002 et mars 2003, 85% des jeunes de 12 à 16 ans ont un accès direct à une connexion internet. Durée moyenne quotidienne: 41 minutes, les extrêmes allant de 5 minutes à 7 heures par jour. Une grande partie des jeunes utilisent le net pour s informer et pour surfer, un quart pour des jeux en ligne et le chat. Plus de 6% passent 20 heures par semaine sur le net. Un tiers avouent que leurs loisirs se sont modifiés, et 8% reconnaissent une forte modification de leurs loisirs. 65% possèdent leur propre adresse et envoient à peu près une dizaine de mails par semaine. (Source: Franz Eidenbenz, «Ohne Handy kann ich nicht leben» Jugend und neue Medien: Autonomie oder Abhängigkeit?, in Psychoscope 8/2003 no 24, p , étude portant sur 866 écoliers zuricois de 12 à 16 ans). Utilisation d après le niveau de formation: plus de 70% des universitaires utilisent internet plusieurs fois par semaine, contre 20% des personnes n ayant suivi que l école obligatoire. Le fossé d utilisation lié à la formation est peu marqué pour la classe d âge des ans (Source: OFS, GSR, OFCOM, La société de l information en Suisse état des lieux et perspectives, Neuchâtel 2002). La dépendance au net (35 heures et plus par semaine) concerne en Suisse environ 2,3% des jeunes, et on estime à 3,7% ceux qui sont en danger de dépendance (audessus de 20 heures par semaine). On en conclut que les jeunes sont un groupe à risque. (Source: Franz Eidenbenz, «Ohne Natel kann ich nicht leben», Jugend und neue Medien: Autonomie oder Abhängigkeit?, in Psychoscope 8/2003 Nr. 24, S ) Natel: Au , il y a 79 abonnés à la téléphonie mobile pour 100 habitant (+9% par rapport à 2001) (Source: OFCOM, statistiques des télécommunications, évolution jusqu au 30 juin 2003 pour certains indicateurs, Bienne octobre 2003). En 2002 il y a eu millions de SMS envoyés (OFCOM, statistique officielle des télécommunications 2002, Bienne octobre 2003) 74% des jeunes interrogés possèdent un natel, avec lequel ils envoient en moyenne 4 SMS par jour. Le natel leur coûte en moyenne 34 francs par mois. Par famille il y a environ 3 natels (Source: Franz Eidenbenz, «Ohne Handy kann ich nicht leben» Jugend und neue Medien: Autonomie oder Abhängigkeit?, in Psychoscope 8/2003 no 24, p , étude portant sur 866 écoliers zuricois de 12 à 16 ans). 4 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

8 Les femmes au-dessus de cinquante ans sont sous-représentées dans la catégorie des utilisateurs d internet / Die über 50-jährigen Frauen sind bei den Internetnutzenden unterrepräsentiert Photo / Foto: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg chez des amis et préférera très nettement les offres de loisirs. Il est intéressant de constater que le fossé d utilisation lié à la formation est peu marqué pour la classe d âge des ans. On peut donc espérer qu il restera faible, mais cet espoir risque d être déçu, car une forte proportion de jeunes utilise internet pour des loisirs. En devenant adultes, ceux qui auront acquis une bonne formation en feront un usage correspondant, tandis que les autres se cantonneront à un usage récréatif. Les chiffres montrent que, parmi les utilisateurs, la proportion des femmes, des personnes plus âgées et de celles ayant un niveau de formation élémentaire a augmenté, mais moins vite que les catégories des hommes, des jeunes et des personnes de formation supérieure. Dès lors, les fossés socio-démographiques ne se seraient pas comblés, mais au contraire élargis. Outre le plan quantitatif, les diverses recommandations mettent l accent sur le plan qualitatif. Il s agit d améliorer les modalités d utilisation des jeunes et des personnes ayant un niveau de formation plutôt faible, et donner notamment à l école les moyens de fournir des compétences de base en matière de communication: mener une recherche ciblée, faire une sélection et évaluer de manière critique la crédibilité et le sérieux des sources et des fournisseurs. Familien und Informations- und Kommunikationstechnologien (IKT) Anne Walder Pfyffer Die neuen Informations- und Kommunikationstechnologien (IKT) sind Teil unseres Alltags geworden und prägen Beziehungen, Verhalten und Kommunikation. Die Forschung auf diesem Gebiet befindet sich dagegen noch in den Anfängen. Inwieweit verändern die neuen Technologien das Familienleben? Der nachfolgende Artikel vermittelt einen Überblick darüber, welche Erkenntnisse zu dieser Frage vorliegen, und in welcher Weise diese Technologien die Kommunikation und die Beziehungen in der Familie, die Freizeit, die elterliche Autorität und Aufsicht und den Drang der Jugendlichen nach Unabhängigkeit beeinflussen. Auch die heikle Frage des digitalen Grabens wird angesprochen. Für die meisten von uns verstreicht kein Tag ohne Kontakt mit Neuen Informations- und Kommunikationstechnologien (IKT). Sie sind Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 5

9 omnipräsent, sei es bei der Arbeit, zu Hause oder in der Freizeit. Ohne sie geht kaum noch etwas. Jugendliche ohne Natel werden zum Beispiel ausgeschlossen, weil sie schlechter zu erreichen sind als ihre Kollegen und Kolleginnen. Das Familienleben wird durch die neuen Technologien in zweierlei Hinsicht beeinflusst: Freizeit, die zusammen mit der Familie verbracht wird: ganz allgemein haben informelle Kontakte auf der Strasse an Bedeutung verloren zu Gunsten institutionalisierterer Beziehungen in Vereinen oder Kursen (Musik usw.). Man spricht von einer «Verinselung» des Familienlebens: Die Familie wurde zu einer Insel des informellen Zusammenlebens inmitten institutionalisierter Aktivitäten. Die IKT könnten diesen Trend noch verstärken, da der Zugriff auf die virtuelle Welt vom Familiendomizil aus möglich ist. Das Familienleben könnte deshalb vermehrt als Festung und Zufluchtsort in einem Gewirr von Netzen erlebt werden. Denkbar wäre aber auch, dass die Familie verschwindet, wenn sich der Trend zur Individualisierung bestätigt. Vermutlich dürften beide Extreme zu beobachten sein, ebenso eine ganze Palette von dazwischen liegenden Formen. Struktur des Familienlebens: Kommunikation, Zeitplanung, Regeln, Konflikte, Ausgaben, Freizeitbeschäftigungen, Prioritäten, ethische Orientierung werden durch die Verwendung der IKT beträchtlich beeinflusst. Für die Eltern ergeben sich daraus neue Anforderungen in Bezug auf die Medienerziehung (siehe nachfolgender Artikel «Erziehung im Multimedia-Zeitalter»). IKT, Kommunikation und Beziehungen Mit der Entwicklung der IKT können sich immer mehr gesellschaftliche Kontakte auf die virtuelle Ebene verlagern. Einige Fachpersonen gehen davon aus, dass direkte persönliche Kontakte abnehmen, andere zeigen auf, dass neue Formen von Beziehungen entstehen werden. Fest steht, dass sich die Jugendlichen von mangelnden Kenntnissen in Grammatik und Orthographie nicht davon abhalten lassen, s zu verfassen. Dabei benutzen sie dieses Kommunikationsmittel nicht zum Knüpfen neuer Kontakte, sondern um mit Bekannten, Gleichaltrigen oder auch Verwandten in anderen Ländern in Kontakt zu bleiben. Übrigens zeigt die Erfahrung auch, dass im Rahmen des Web sogar therapeutische Beziehungen möglich sind. Tatsächlich bietet die elektronische Kommunikation im Vergleich zur klassischen Therapie gewisse Vorteile: ständige Verfügbarkeit des Internets Möglichkeit der Betroffenen, den Ablauf der Therapie selbst zu bestimmen einfachere Annäherung an Tabuthemen dank Anonymität Zwar wird das Angebot auf dem Internet die klassische Therapie sicher nicht ersetzen, es ist aber ein zusätzliches Hilfsmittel, das den Weg dazu ebnen kann. Auch herkömmliche Telefonberatungsstellen sind auf dem Internet präsent (zum Beispiel Das Projekt «Schtifti» der Stiftung für soziale Jugendprojekte, Zürich, bietet eine neue und originelle Form der Online-Beratung. Es handelt sich dabei um einen virtuellen Treffpunkt für Jugendliche, der kostenlos von der virtuellen Jugendherberge «habbohotel» aus zugänglich ist (www.habbohotel.ch). Jeden Samstag zwischen 16 und 18 Uhr steht den Jugendlichen eine Fachperson für Jugendfragen online zur Verfügung. Diese Person beantwortet Fragen und leitet Diskussionen zu Themen wie Gewalt, Sport, Ernährung/Gewicht oder Drogen/ Sucht. Dabei werden nicht individuelle s versendet, sondern man «chattet», d.h. verschiedene Jugendliche beteiligen sich am gleichen Gespräch und kommen so in Kontakt. Der Datenschutz ist dabei gewährleistet. SMS wiederum erleichtern es gewissen eher kontaktscheuen Jugendlichen, zu kommunizieren. SMS haben nämlich wenig gemeinsam mit Schreiben im engeren Sinne: Es werden keine schön formulierten Sätze verlangt, die beschränkte Zeichenzahl legt eine Kommunikation im Telegramm-Stil nahe. Auf diese Weise äussern sich die Jugendlichen über Themen, die sie sonst nicht anzusprechen wagen. Ein Telefongespräch hingegen setzt ein grösseres persönliches Engagement und die Einhaltung impliziter Regeln voraus. Aus diesem Grund fühlen sich manche Jugendliche dank SMS weniger allein, und sie verwenden dieses Kommunikationsmittel bei persönlichen Problemen. Da in einer Familie im Allgemeinen mehrere Natels vorhanden sind, kommunizieren wohl auch Familienmitglieder über diesen Kanal. Dazu liegen jedoch noch keine genauen Untersuchungen vor. IKT, Zeit und Abhängigkeit Die Kommunikationsgeschichte lehrt uns, dass neue Medientechnologien oder neue Kommunikationsmöglichkeiten die bestehenden nicht ersetzen, sondern das vorhandene 6 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

10 Les adolescent-e-s qui se sentent contrôlé-e-s par leurs parents trouvent toutes sortes d excuses pour éviter de répondre à leur appel / Die Jugendlichen, die sich von den Eltern überwacht fühlen, finden tausend Gründe, weshalb sie einen Anruf nicht entgegennehmen konnten Photo / Foto: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg Potenzial des gesamten Mediensystems umkrempeln. So zeigten verschiedene Studien, dass das Internet in erster Linie als Lückenfüller «leerer Zeiten» dient und nur selten an die Stelle bereits bestehender Aktivitäten tritt. In der Schweiz sind zum Beispiel Personen, die das Internet nutzen, tendenziell seltener vor dem Fernseher anzutreffen als solche, die mit dem neuen Medium nicht vertraut sind, und sie beurteilen das TV-Angebot kritischer. Bei Personen, die das Internet intensiv nutzen, geht dies weder auf Kosten ihrer gesellschaftlichen Beziehungen noch der Zeit, die sie mit ihrer Familie verbringen. Auch das Natel dient häufig als Zeitvertreib (Versenden von SMS, Spiele). Es verleiht einem zudem das Gefühl, selbst dann nicht allein zu sein, wenn dies physisch der Fall ist, weshalb vielen das Ausschalten schwerfällt. Bei gewissen Jugendlichen löst das Abschalten ihres Natels Angst und Schuldgefühle gegenüber denjenigen aus, die sie zu erreichen versuchen, und sie befürchten, einen wichtigen Anruf zu verpassen. Somit besteht eine gewisse Abhängigkeit im Zusammenhang mit der Verwendung des Natels. Ursprung ist dabei die Notwendigkeit, Kontakte zu haben und sich in ein soziales Netz eingebettet zu fühlen, was im Jugendalter sehr wichtig ist. Elterliche Autorität bedroht? Wenn man sieht, wie viel geschickter Kinder und Jugendliche mit IKT-Geräten umgehen als ihre Eltern, könnte die Befürchtung aufkommen, dass die elterliche Autorität darunter leidet. Dagegen ist einzuwenden, dass Autorität nicht vom Beherrschen einer bestimmten Technik abhängt. Tatsächlich sollten Eltern vor allem Werte, und nicht in erster Linie Kenntnisse vermitteln. Wenn tatsächlich eine Autoritätskrise besteht, dürfte dies bereits zuvor der Fall gewesen sein. Zudem sind diese Jugendlichen, die keinerlei Berührungsängste mit den neuen Technologien zeigen, die Eltern von morgen, weshalb sich die digitale Kluft zwischen den Generationen zunehmend schliessen dürfte. Ein anderer Aspekt betrifft die Frage, inwieweit Eltern kontrollieren können, welche IKT ihre Kinder verwenden. Technische Mittel wie Kodierungen oder Filter, welche gewisse Websites oder den Internetzugang sperren, bieten für viele Jugendliche nur einen zusätzlichen Anreiz und werden mit Vorliebe geknackt. Auch der Einsatz des Natels als Mittel zur Kontrolle darüber, wann die Heranwachsenden kommen und gehen, bleibt meist ein Wunschtraum: Die Jugendlichen finden immer Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 7

11 Einige Zahlen Internet und Am kamen in der Schweiz 71 Personalcomputer auf 100 Personen (+ 5% gegenüber 2001), insgesamt gab es 5,16 Millionen Einheiten (Quelle: BAKOM, Fernmeldestatistik, Entwicklung bis zum 30. Juni 2003 für bestimmte Indikatoren, Biel, Oktober 2003). Die Zahl der in einem Haushalt lebenden Kinder scheint einen direkten Einfluss darauf zu haben, ob ein Computer vorhanden ist. Da für die Schweiz keine entsprechenden Zahlen vorliegen, dient Frankreich als Anhaltspunkt: Im Jahr 2000 betrug der Anteil der Haushalte mit Computer 27%, aber 41% bei Paaren mit einem Kind und 54% bei Familien mit mindestens drei Kindern (Quelle: INSEE-Befragung 2001 «Conditions de vie et aspirations des Français», la diffusion, l usage et l acceptabilité des nouvelles technologies en France, Nr. 214 Januar 2001). Verwendung: 2002 nutzten 80% der Schweizer Bevölkerung das Internet, um elektronische Post zu verschicken und zu empfangen, 56% um Informationen zu suchen, am liebsten von zu Hause aus. Der «Durchschnitts-Surfer» ist noch immer männlich, jung und gut ausgebildet, allerdings verliert dieses Profil an Bedeutung. Der Anteil der Frauen an der Internet-Gemeinde beträgt 35% (Quelle: WEMF AG für Werbemedienforschung, MA Net 1/03). Surfen als Familiensport? 30% der befragten Jugendlichen surfen nie gemeinsam mit ihren Eltern. Jugendliche, die sich sehr häufig im Internet aufhalten, surfen in erster Linie mit Freunden und nicht mit der Familie. Wer das Web etwas seltener, aber ebenfalls regelmässig nutzt, tut dies vor allem zusammen mit Freunden und in zweiter Linie mit Familienmitgliedern. Ein Viertel der Jugendlichen, die das Internet nur sporadisch nutzen, lassen sich beim Surfen immer von Eltern oder Geschwistern über die Schulter gucken (Quelle: Isabelle Bréda, Les jeunes et internet quels usages?, in Agora, 4 ème trimestre 2001, Nr. 26, S Studie zur Nutzung des Internets durch Jugendliche zwischen 12 und 17 Jahren, an der sieben Länder, darunter die Schweiz (Kanton VD), teilgenommen haben). Nutzung nach Altersklasse: 2001 hielten sich lediglich 20% der über 50-Jährigen regelmässig im Internet auf, gegenüber 46-47% der 30- bis 39-Jährigen, 55% der 20- bis 29-Jährigen und 50% der 14- bis 19-Jährigen (Quelle: BFS, GWS, BAKOM, Informationsgesellschaft Schweiz. Standortbestimmung und Perspektiven, Neuenburg 2002). Zwischen April 2002 und März 2003 verfügten 85% der Jugendlichen zwischen 12 und 16 Jahren über einen direkten Internet-Zugang. Im Durchschnitt wurde täglich während 41 Minuten gesurft, die Extremwerte lagen bei 5 Minuten bzw. 7 Stunden pro Tag. Ein grosser Teil der Jugendlichen nutzt das Internet, um sich Informationen zu beschaffen oder zu surfen, ein Viertel für Online-Spiele oder zum Chatten. Mehr als 6% verbringen 20 Stunden pro Woche im Web. Ein Drittel der Befragten gibt an, dass sich ihre Freizeitgestaltung dadurch verändert habe, bei 8% sogar stark. 65% besitzen eine eigene -Adresse und versenden rund zehn Mails pro Woche (Quelle: Franz Eidenbenz, «Ohne Natel kann ich nicht leben», Jugend und neue Medien: Autonomie oder Abhängigkeit?, in Psychoscope 8/2003 Nr. 24, S.11 18, Studie mit 866 Zürcher Schülerinnen und Schülern zwischen 12 und 16 Jahren). Nutzung nach Bildungsstand: Über 70% der Personen mit Hochschulabschluss nutzen das Internet mehrmals pro Woche, gegenüber 20% der Personen ohne nachobligatorische Ausbildung. Bei den 15- bis 19-Jährigen spielt die Bildung eine untergeordnete Rolle (Quelle: BFS, GWS, BAKOM, Informationsgesellschaft Schweiz. Standortbestimmung und Perspektiven, Neuenburg 2002). Von einer Internet-Abhängigkeit (mind. 35 Stunden pro Woche) sind in der Schweiz rund 2,3% der Jugendlichen betroffen, 3,7% dürften gefährdet sein (mehr als 20 Stunden pro Woche). Daraus geht hervor, dass die Jugendlichen eine Risikogruppe bilden. (Quelle: Franz Eidenbenz, «Ohne Natel kann ich nicht leben», Jugend und neue Medien: Autonomie oder Abhängigkeit?, in Psychoscope 8/2003 Nr. 24, S ) Natel: Am entfielen in der Schweiz auf 100 Personen 79 Mobiltelefone (+9% gegenüber 2001) (Quelle: BAKOM, Fernmeldestatistik, Entwicklung bis zum 30. Juni 2003 für bestimmte Indikatoren, Biel, Oktober 2003). Im Jahr 2002 wurden Millionen SMS verschickt (Quelle: BAKOM, Amtliche Fernmeldestatistik 2002, Biel Oktober 2003). 74% der befragten Jugendlichen besitzen ein Natel, mit dem sie durchschnittlich 4 SMS pro Tag versenden. Das Natel kostet sie im Durchschnitt 34 Franken pro Monat. Auf eine Familie kommen rund 3 Mobiltelefone (Quelle: Franz Eidenbenz, «Ohne Natel kann ich nicht leben» Jugend und neue Medien: Autonomie oder Abhängigkeit?, in Psychoscope 8/2003 Nr. 24, S.11 18). 8 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

12 tausend Gründe dafür, dass sie einen Anruf nicht entgegennehmen konnten (kein Empfang, leere Batterie, Gerät ausgeschaltet, vergessen, beschädigt ). Schlüssel zur Unabhängigkeit Voll und ganz gerecht werden die IKT dagegen ihrem Image als Mittel, das den Jugendlichen zu mehr Unabhängigkeit von den Eltern verhilft. Das Bedürfnis nach mehr Privatsphäre ist bei Jugendlichen altersbedingt und Teil ihrer Entwicklung. Die IKT werden deshalb sowohl von Jugendlichen besonders geschätzt, deren Eltern bezüglich der Kontakte mit anderen Jugendlichen strenge Regeln aufstellen, als auch von solchen mit toleranteren Eltern. Die elektronische Post kann abgefragt werden, ohne dass die Eltern einen Blick darauf werfen, und das Natel ist definitionsgemäss ein sehr persönlicher Gegenstand. Digitaler Graben Informatikausrüstungen sind teuer, weshalb häufig von einem digitalen Graben zwischen den sozialen Schichten die Rede ist. Zur Beseitigung dieses Problems wird manchmal empfohlen, der gesamten Bevölkerung Zugang zum Internet zu verschaffen. Diese Lösung allein gewährleistet jedoch noch in keiner Weise die Chancengleichheit. Vielmehr ist für die Nutzung des Internets die Bildung entscheidend. Höher Gebildete nutzen das Internet nicht nur intensiver, sondern auch vermehrt zum Beschaffen von Informationen und häufiger am Arbeitsplatz. Dagegen sind weniger gebildete Personen nur sporadisch im Web, eher in der Schule oder bei Freunden und wesentlich häufiger zur Unterhaltung. Interessant ist die Feststellung, dass der bildungsbedingte digitale Graben bei den 15- bis 19-Jährigen wenig ausgeprägt ist. Die Hoffnung, dass dies so bleibt, wenn die heutigen Jugendlichen älter werden, droht jedoch enttäuscht zu werden, da ein grosser Teil der Jugendlichen im Internet nur das Unterhaltungsangebot nutzt. Als Erwachsene dürften die Jugendlichen mit guter Bildung das Internet deshalb anders nutzen als solche mit einem kleineren Schulsack, d.h. nicht nur zur Unterhaltung. Gemäss aktuellen Daten beginnen zwar Frauen, ältere Menschen und Personen ohne nachobligatorische Ausbildung das Internet ebenfalls vermehrt zu nutzen, der Aufwärtstrend ist aber weniger ausgeprägt als bei den Männern, der jüngeren Bevölkerung und Personen mit höherer Bildung. Demnach würde sich der soziodemografische Graben nicht schliessen, sondern sogar vertiefen. Neben quantitativen Unterschieden liegt bei verschiedenen Empfehlungen der Schwerpunkt auf dem qualitativen Aspekt. Diesbezüglich wäre es wichtig, die Art der Nutzung bei Jugendlichen und bildungsschwächeren Personen zu verbessern und insbesondere die Schulen in die Lage zu versetzen, Grundkenntnisse im Umgang mit dem Internet zu vermitteln: Dazu gehört gezieltes Suchen, das Treffen einer sinnvollen Auswahl aus der Informationsflut und die kritische Würdigung der Quellen und Anbieter bezüglich Glaubwürdigkeit. Quelle éducation dans un monde multimédia? Pierre-François Coen, maître-assistant au Département des sciences de l éducation de l Université de Fribourg et responsable du Service de la recherche de la Haute Ecole Pédagogique de Fribourg Les médias sont omniprésents dans quasiment toutes les familles: télévision, vidéo, radio, téléphones portables, ordinateurs, consoles de jeux, Internet, etc. Or, l utilisation de ces technologies influence considérablement le fonctionnement familial, et elle pose aux parents des problèmes éducatifs. Notre but ici est d effectuer une réflexion sur le rôle éducatif des technologies d information et de communication (TIC) au sein de la famille en commençant par nous interroger sur le concept d éducation. Nous présenterons ensuite une petite métaphore susceptible de guider les parents et, pour terminer, nous aborderons quelques aspects plus pratiques en termes d attitudes éducatives. Que signifie éduquer? Etymologiquement, cela veut dire «conduire hors». Il y a donc deux idées: celle de l accompagnement et celle de l extérieur. Eduquer, c est accompagner l enfant pour qu il puisse sortir progressivement de la famille et mener une vie autonome. Cette émancipation passe nécessairement par la construction de l identité effectuée à travers la réalisation équilibrée de quatre types de besoins fondamentaux: les besoins affectifs, cognitifs, sociaux et les besoins de valeurs (fig. ci-dessous). C est à travers ces quatre dimensions que les parents jouent leur rôle d édu- Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 9

13 cateurs. Nous nous proposons d utiliser ce cadre théorique pour conduire notre réflexion autour de l usage d Internet en famille. Identité et reconnaissance Les besoins affectifs s inscrivent dans la nécessité d affiliation. Il est impossible de grandir sans être attaché, accepté et investi par son milieu. Ce besoin répond à la nécessité pour l enfant de devenir quelqu un. Ce processus s effectue d abord au sein de la famille puis dans des groupes plus larges. Cette affiliation ne peut se faire que par les autres, seul l individu n est rien. Quel rôle les technologies de l information peuvent-elles jouer à ce niveau? L ordinateur ne remplace pas l affection des parents. Pourtant si l on dépasse la cellule familiale, l appartenance à un groupe passe par un marquage social basé, en autre, sur l apparence. Cela devient particulièrement important à l adolescence où le besoin d émancipation émerge naturellement. Les adolescents se confrontent à des univers plus étendus, la famille n est plus le seul lieu d affiliation. Le groupe de copains peut prendre une grande importance et finir par prédominer. Or le fait de posséder tel gadget (par exemple un téléphone portable), peut devenir fondamental parce qu il devient moyen d appartenance. Des recherches l ont démontré notamment sur le plan vestimentaire, mais la chose est assez semblable sur le plan technologique. Il y a quelques années, on se référait aux émissions de télévision, maintenant, on échange à propos de sites Internet, sur lesquels il faut s inscrire (s affilier) pour avoir une identité et être reconnu par les autres. Reconsidérer le rapport au savoir Les besoins cognitifs répondent à une nécessité d accomplissement des individus. Pouvoir agir et être capable de comprendre son environnement est indispensable à l homme. Cet accomplissement passe par l opportunité de développer un certain savoir favorisant cette compréhension. La curiosité des enfants est considérable et il convient d y répondre. Internet est ici un précieux allié car il donne accès à la plus fabuleuse base de données jamais construite. L enfant peut trouver des réponses à quasiment toutes ses questions sous formes de textes, d images, de films, de jeux, de simulations. Ne nous méprenons cependant pas, consulter un savoir ne veut pas dire l intégrer. Les recherches sur les hypertextes démontrent qu il faut avoir un projet et une intention pour pouvoir passer de la simple consommation d informations à une intégration transformatrice des savoirs existants. En outre, les technologies conduisent à reconsidérer le rapport au savoir. Ainsi, il faut s interroger sur la véracité et la pertinence des informations consultées, et se distancer par rapport à certains écrits et décoder leur sens caché. Equilibrer le présenciel et le virtuel Tout individu tend vers une autonomie sociale qui lui permet de se différencier des autres. Ces besoins sociaux répondent à la fois à une volonté d émancipation et d ouverture tout en suscitant un sentiment d appartenance. Cela nécessite d échanger et de communiquer. Là encore, Internet s avère être un puissant auxiliaire. Le développement des messageries électroniques, des «chats» et des vidéo-conférences en témoigne. Ne parlons pas du téléphone portable et des SMS, c est là une véritable explosion. Il est ainsi très aisé d entrer en contact avec un habitant du bout du monde, de dialoguer avec lui ou de lui envoyer des photos ou un film. Ces facilités ouvrent indéniablement le champ social des enfants et particulièrement des adolescents qui prennent beaucoup de temps à échanger ainsi entre eux. Cette ouverture vers un univers social virtuel ne doit cependant pas fermer l univers social réel. Que dire d un enfant qui passerait des heures à «chater» sur Internet et qui ne prendrait plus le temps pour jouer avec ses camarades? Nous nous trouvons probablement face à des univers sociaux qui coexistent et avec lesquels il est indispensable de composer: des réseaux présenciels et des réseaux virtuels. Valeurs éthiques et esthétiques Enfin, un individu construit pleinement son identité s il peut inscrire son développement dans une idéologie basée sur des valeurs éthiques et esthétiques (le bien, le mal, le vrai, le beau). Internet est le reflet de notre monde et les valeurs qu il véhicule ne sont pas toutes claires ni bonnes. Sur le plan esthétique, on assiste à une certaine standardisation qui répond aux normes des ergonomes et des publicitaires qui «calibrent» l information et les formats: les images, les musiques et les designs se ressemblent de plus en plus, témoins d un appauvrissement culturel certain. Certes, il est possible de trouver de l inattendu, de l original, du beau, mais généralement sur des sites échappant aux moteurs de recher- 10 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

14 che qui utilisent eux aussi des protocoles d étiquetage standardisés. Supermarché géant Dès lors quelle attitude les parents devraientils adopter face aux technologies si leur désir est de bien éduquer leurs enfants? Pour essayer de proposer quelques pistes sans tomber dans le carnet de recettes prescriptives, nous nous proposons de recourir à une métaphore. Imaginons un supermarché géant, composé de centaines de commerces différents (vendant toutes sortes de biens de consommation). Ce supermarché serait situé dans un immeuble comportant de nombreux étages, des surfaces lumineuses et vastes, d autres sombres et étroites reliés entre eux par des ascenseurs, des escaliers, des couloirs dans lequel des centaines de personnes de tous âges et de toute provenance circuleraient constamment, susceptibles d échanger entre elles des informations ou du matériel. Comme parents, vous estimez ce supermarché géant fabuleux, vous y trouvez tout ce que vous voulez. Jusqu à aujourd hui, vous vous y êtes toujours rendus seuls, mais cette fois-ci, vous décidez d emmener votre enfant avec vous. Que faire avec lui? Le laisser libre d aller où il veut, baliser l itinéraire, interdire? Que veut dire jouer son rôle d éducateur dans ce contexte? Vous commencerez par lui faire confiance, mais vous agirez très probablement en fonction de ses caractéristiques personnelles: son âge, son tempérament, son caractère. Il n a que 7 ans, vous allez donc l accompagner, le guider dans ce dédale, choisissant les itinéraires les plus simples ou les plus sûrs. Vous répondrez probablement à ses attentes, ses intérêts ou ses besoins: veut-il un livre, un disque, préfère-t-il un vêtement ou un article de sport? Une fois sur place, vous pourrez sans doute le laisser plus libre pour qu il cherche lui-même dans les rayonnages, qu il découvre. Cela suppose que vous connaissiez bien le lieu et que vous soyez certains qu il n y a pas de porte dérobée par laquelle il pourrait sortir sans vous. S il est plus grand, vous estimerez peut-être nécessaire qu il vous rende compte de ses recherches, de ses dépenses, qu il vous montre ce qu il a acheté et par où il est passé. Le surveillerez-vous discrètement, à son insu? Peut-être! Sans interdire les discussions ou les échanges avec d autres personnes, vous lui recommanderez de ne pas s attarder auprès d inconnus, de ne pas suivre n importe qui, ou d emprunter certains couloirs. Vous n hésiterez pas à lui interdire certains endroits: les parkings, le sombre soussol ou les magasins pour adultes du 6 ème étage. Vous lui donnerez rendez-vous à un endroit précis et à une heure fixée. Enfin vous jugerez certainement opportun de lui rappeler certaines règles élémentaires: ne pas voler dans les étalages, ni bloquer des ascenseurs ou pousser des individus dans les escaliers roulants. Nécessité d un certain recul Cette métaphore permet de poser les principales questions liées à l usage des technolo- Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 11

15 gies et d Internet dans le cadre éducatif de la famille. Quel accompagnement faut-il mettre en place? Quelles connaissances techniques faut-il avoir? Quelles sont les limites à donner en termes de temps, d espace à conquérir, d argent à dépenser? Pour quelles raisons et dans quelles perspectives faut-il donner accès à Internet à nos enfants? Pour ne pas adopter la posture naïve du «très bien / très mal», un certain recul par rapport aux technologies semble nécessaire. Ces dernières devraient être davantage des moyens de conquérir le monde qu un monde en soi à conquérir. Dans cette perspective, tous les dispositifs permettant d y voir plus clair sont bons à prendre, avec prudence pourtant car souvent des enjeux commerciaux existent. Quelques principes éducatifs restent importants à nos yeux: une bonne connaissance technique de l ordinateur et des logiciels; la nécessité d accompagner les enfants dans leur découverte, baliser les itinéraires ou barrer certaines routes tout laissant une bonne marge de manoeuvre; fixer des limites en cohérence avec les valeurs promues dans la famille. Finalement chercher à éduquer ses enfants, c est tendre à l équilibre entre les différentes dimensions dont nous avons parlé; c est donner de l importance à la guidance mais c est aussi laisser une place à l initiative et à la découverte. La confiance et le dialogue apparaissent dès lors comme des éléments fondamentaux. Tout cela va bien audelà des usages technologiques! Références: Develay, M. (2002). D un autre rapport au savoir et au pouvoir dans les situations d enseignement. In Guir, R. (Ed.), Pratiquer les TICE. Former les enseignants et les formateurs à de nouveaux usages, pp Bruxelles: De Boeck. Jacquard, A. (2000) A toi qui n est pas encore né. Paris: Calmann-Levy. Pourtois, J.P. & Desmet, H. (1997). L éducation postmoderne. Paris: PUF. Tardif, J. (1998). Intégrer les nouvelles technologies de l information. Paris: ESF. Erziehung im Multimedia-Zeitalter Pierre-François Coen, Oberassistent im Departement für Erziehungswissenschaften der Universität Freiburg und Leiter der Forschungsabteilung der Pädagogischen Hochschule Freiburg Die Medien sind in fast allen Familien omnipräsent. Die Nutzung von Fernsehgeräten, Videos, Radios, Mobiltelefonen, Spielkonsolen, Internet etc. wirkt sich erheblich auf das Familienleben aus und stellt die Eltern vor Erziehungsprobleme. Wir möchten im Folgenden die erzieherische Rolle der Informationsund Kommunikationstechnologien (IKT) in den Familien genauer unter die Lupe nehmen. In einem ersten Schritt machen wir uns Gedanken über das Erziehungskonzept. Dann stellen wir eine Metapher vor, die den Eltern als Leitfaden dienen könnte. Abschliessend behandeln wir einige praktische Aspekte in Bezug auf erzieherische Grundsätze. Was bedeutet erziehen? Etymologisch stammt das Wort vom lateinischen e-ducare ab, was übersetzt «hinausziehen/hinausführen» heisst. Es schliesst demnach sowohl die Idee des Begleitens als auch die der Aussenwelt ein. Erziehen bedeutet das Kind begleiten, damit es schrittweise aus der Familie herausfindet und in der Lage ist, ein selbständiges Leben zu führen. Diese Emanzipation erfolgt zwangsläufig über den Aufbau einer eigenen Identität. Dazu müssen vier Grundbedürfnisse ausgewogen erfüllt werden: die affektiven, kognitiven und sozialen Bedürfnisse sowie die Bedürfnisse nach Werten (vgl. Schema unten). Die Erziehungsrolle der Eltern ist in diesen vier Bereichen angesiedelt. Sie bilden den theoretischen Rahmen für die nachfolgenden Überlegungen zur Internetnutzung in der Familie. Identität und Anerkennung Die affektiven Bedürfnisse entstehen aus der Notwendigkeit, einem bestimmten sozialen Umfeld anzugehören. Ein Kind kann unmöglich eine eigene Identität entwickeln, wenn es sich in seinem Umfeld nicht geborgen fühlt und von diesem nicht aufgenommen und akzeptiert wird. Anfangs läuft dieser Prozess in der Familie ab, später auch in grösseren Gruppen. Der soziale Anschluss kann nur über andere erfolgen, allein ist der Mensch ein Niemand. Welche Rolle können die Informations- 12 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

16 technologien in diesem Zusammenhang spielen? Der Computer kann die Zuwendung der Eltern nicht ersetzen. Ausserhalb des Familienkreises stützt sich die Zugehörigkeit zu einer Gruppe jedoch auf soziale und unter anderem auch auf äussere Merkmale. Besonders wichtig sind diese Merkmale in der Jugendzeit, in der sich die Jugendlichen emanzipieren wollen. Die Jugendlichen orientieren sich an einem grösseren Umfeld; die Familie stellt nicht mehr den einzigen Bezugspunkt dar. Der Freundeskreis gewinnt an Bedeutung und kann sogar wichtiger werden als die Familie. Dabei können äussere Merkmale, wie beispielsweise ein Handy, eine grundlegende Rolle spielen, denn sie unterstreichen die Zugehörigkeit zu einer bestimmten Gruppe. Untersuchungen haben gezeigt, wie stark dieses Phänomen bei der Kleidung zum Ausdruck kommt, ähnliches gilt auch bei der Technologie. Vor einigen Jahren orientierte man sich an Fernsehsendungen, heute wird über Websites diskutiert, bei denen man sich anmelden muss um dazu zu gehören, d.h. um eine Identität zu haben und von den anderen anerkannt zu werden. Das Verhältnis zum Wissen überdenken Die kognitiven Bedürfnisse ergeben sich aus der Notwendigkeit des Menschen, sich selbst zu verwirklichen. Er muss in der Lage sein zu handeln und seine Umwelt zu verstehen. Selbstverwirklichung wird über den Erwerb von Wissen erreicht, was wiederum das Verständnis der Umwelt fördert. Kinder sind sehr wissensdurstig und ihre Neugier muss befriedigt werden. Dabei ist das Internet ein wertvoller Verbündeter, da es den Zugang zu der grössten jemals aufgebauten Datenbank verschafft. Das Kind findet im Internet eine Antwort auf fast alle Fragen und zwar in Form von Texten, Bildern, Filmen, Spielen oder Simulationen. Dabei dürfen wir uns jedoch nicht darüber hinwegtäuschen lassen, dass die Tatsache, dass Wissen «nachgeschlagen» wird, nicht bedeuten muss, dass dieses Wissen auch aufgenommen wird. Untersuchungen zu Hypertexten haben gezeigt, dass eine Information nur dann verarbeitet und integriert wird, wenn sie mit einem bestimmten Ziel oder einer Absicht gesucht wird. Die neuen Technologien zwingen uns das Verhältnis zu unserem Wissen neu zu überdenken. Wir müssen die Richtigkeit und die Stichhaltigkeit der abgerufenen Informationen hinterfragen, sie mit dem nötigen Abstand betrachten und ihre verdeckte Bedeutung entschlüsseln. Gleichgewicht zwischen der reellen und der virtuellen Welt Jeder Mensch strebt soziale Autonomie an, aufgrund derer er sich von anderen unterscheidet. Dieses soziale Bedürfnis beruht auf dem Emanzipationswillen und dem Wunsch sich zu öffnen. Dabei entsteht gleichzeitig ein Zugehörigkeitsgefühl. Zur Erfüllung dieses Bedürfnisses muss der Mensch kommunizieren und sich austauschen. Auch hier kann das Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 13

17 Internet einen wertvollen Beitrag leisten, wie der -Verkehr, «Chats» und Videokonferenzen deutlich zeigen. Mobiltelefone und das Senden von SMS haben sich geradezu explosionsartig entwickelt. Heute ist es ein Kinderspiel, mit einem Mitmenschen am anderen Ende der Welt in Kontakt zu treten, sich mit ihm zu unterhalten oder Fotos und Filme auszutauschen. Durch die vereinfachte Kommunikation vergrössert sich zwangsläufig auch das soziale Umfeld der Kinder, insbesondere der Jugendlichen, die viel Zeit für diese Art der Kommunikation aufwenden. Die Öffnung gegenüber einer virtuellen sozialen Welt darf jedoch nicht zu einer Abschottung gegenüber dem reellen sozialen Umfeld führen. Was sollen wir von einem Kind halten, das stundenlang im Internet «chattet» und sich nicht mehr die Zeit nimmt, mit seinen Kameradinnen und Kameraden zu spielen? Wir sind mit zwei sozialen Welten konfrontiert der reellen und der virtuellen Welt, die wir miteinander vereinbaren müssen. Ethische und ästhetische Werte Ein Mensch kann seine Identität nur richtig entwickeln, wenn seine Entwicklung auf einem Gedankensystem von ethischen und ästhetischen Werten beruht (das Gute, das Böse, das Wahre, das Schöne). Das Internet ist der Spiegel unserer Welt. Die durch das Web vermittelten Werte sind weder alle klar noch «gut». Auf ästhetischer Ebene haben wir es mit einer zunehmenden Standardisierung nach den Normen der Fachleute aus Ergonomie und Information zu tun, welche die Informationen und Formate «kalibrieren»: die Bilder, Musik und Designs werden sich immer ähnlicher und zeugen von einer unleugbaren kulturellen Verarmung. Sicherlich trifft man noch immer auf Unterwartetes, Originelles und Schönes, doch meist nur auf Websites, die von den Suchmaschinen nicht erfasst werden, da diese genormte Signalisierungsprotokolle verwenden. Ein riesiger Supermarkt Wie sollen sich Eltern, die darauf bedacht sind ihre Kinder «gut» zu erziehen, diesen Technologien gegenüber verhalten? Wir schlagen hier einige Ansätze vor und bedienen uns einer Metapher um zu vermeiden, dass wir ins Rezeptegeben verfallen. Stellen wir uns einen riesigen Supermarkt mit Hunderten von Geschäften vor, in denen die verschiedensten Konsumgüter verkauft werden. Dieser Supermarkt befindet sich in einem mehrstöckigen Gebäude mit sowohl hellen, weiträumigen als auch dunklen, engen Räumen, die über Lifte, Treppen und Gänge miteinander verbunden sind. Darin bewegen sich ständig Hunderte von Personen jeder Altersgruppe und Herkunft. Sie können Informationen oder Material austauschen. Sie als Eltern finden diesen Riesensupermarkt fantastisch, denn Sie erhalten dort alles, was Sie suchen. Bislang sind Sie stets allein dorthin gegangen, dieses Mal soll Sie Ihr Kind begleiten. Aber wie verhalten Sie sich am besten? Darf es sich frei bewegen, geben Sie ihm den Weg vor oder stellen Sie Verbote auf? Wie sollen Sie sich als Erziehende verhalten? Sie vertrauen ihrem Kind zwar, passen Ihr Verhalten jedoch höchstwahrscheinlich seinen persönlichen Eigenheiten (Alter, Temperament, Charakter) an. Wenn das Kind erst 7 Jahre alt ist, begleiten sie es und führen es durch dieses Labyrinth und wählen die einfachsten und sichersten Wege. Vermutlich nehmen Sie auch Rücksicht auf seine Erwartungen, Interessen und Bedürfnisse: Wünscht es sich ein Buch, eine CD, ein Kleidungsstück oder einen Sportartikel? Haben Sie den gesuchten Ort erreicht, können Sie ihm mehr Freiraum gewähren, damit es sich selbst umschauen kann. Dazu müssen Sie jedoch die Örtlichkeit genau kennen und sicher sein, dass es den Raum nicht durch eine Hintertüre verlassen kann. Wenn das Kind älter ist, verlangen Sie vielleicht, dass es Ihnen über sein Verbleiben und seine Ausgaben Rechenschaft ablegt und Ihnen zeigt, was es gekauft hat und erzählt, wo es sich überall aufgehalten hat. Vielleicht überwachen Sie es auch heimlich. Sie verbieten ihm zwar nicht, sich mit anderen Leuten zu unterhalten, ermahnen es jedoch, sich nicht zu lange bei Unbekannten aufzuhalten, nicht mit jedem mitzugehen oder nur bestimmte Wege zu benutzen. Sie verbieten ihm zum Beispiel bestimmte Orte wie Tiefgaragen, dunkle Untergeschosse oder die einschlägigen Geschäfte für Erwachsene im 6. Stock. Sie vereinbaren ein Treffen zu einer bestimmten Zeit an einem bestimmten Ort. Schliesslich erinnern Sie es auch noch an ein paar grundlegende Regeln: Ladendiebstahl, das Blockieren von Liften und das Anrempeln anderer Leute auf den Rolltreppen ist verboten. Mit Abstand betrachten Mit Hilfe dieser Metapher lassen sich grundlegende Fragen im Zusammenhang mit der Nutzung moderner Technologien im Rahmen der familiären Erziehung identifizieren. Wie muss das Kind betreut werden? Welche technischen Kenntnisse sind nötig? Welche Gren- 14 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

18 der Reise durchs Internet begleiten, ihnen die Wege vorgeben oder zumindest bestimmte Wege versperren, wobei ein gewisser Handlungsspielraum offengelassen wird, und gleichzeitig Grenzen setzen, die mit den in der Familie geltenden Werten übereinstimmen. Kinder erziehen bedeutet ein Gleichgewicht zwischen den genannten Bereichen suchen, das Kind führen, ihm aber auch genügend Freiraum lassen, damit es Initiative ergreifen und Neues entdecken kann. Dabei spielen Vertrauen und der Dialog eine grundlegende Rolle, die weit über die Nutzung der neuen Technologien hinausgeht. Bibliographie: Develay, M. (2002). D un autre rapport au savoir et au pouvoir dans les situations d enseignement. In Guir, R. (Ed.), Pratiquer les TICE. Former les enseignants et les formateurs à de nouveaux usages, pp Bruxelles: De Boeck. Jacquard, A. (2000). A toi qui n est pas encore né. Paris: Calmann-Levy. Pourtois, J.P. & Desmet, H. (1997). L éducation postmoderne. Paris: PUF. Tardif, J. (1998). Intégrer les nouvelles technologies de l information. Paris: ESF. Les écoles et les parents sont appelés à jouer un rôle prépondérant dans l éducation aux médias / Die Schulen und die Eltern haben bei der Medienerziehung eine wichtige Rolle zu spielen Photo / Foto: page de couverture de la brochure «Schoolnetguide, Famille et internet» / Titelblatt der Broschüre «SchoolNetGuide Familie und Internet» zen müssen im Hinblick auf Zeit, Betätigungen und Ausgaben gesetzt werden? Weshalb und wozu soll unseren Kindern der Zugang zum Internet ermöglicht werden? Um nicht in die naive Haltung von «Gut und Böse» zu verfallen, müssen die Technologien mit einem gewissen Abstand betrachtet werden. Sie sollten stärker als Mittel zur Eroberung der Welt eingesetzt werden und nicht eine zu erobernde Welt darstellen. Im Hinblick darauf sind alle Mittel, die Klarheit verschaffen, hilfreich. Sie müssen jedoch mit Vorsicht genossen werden, da sie oft mit kommerziellen Interessen verbunden sind. Einige erzieherischen Grundsätze sind unseres Erachtens wichtig: die Eltern sollten gute Computer- und Softwarekenntnisse besitzen, ihre Kinder auf Die Grenzen zwischen Arbeit, Freizeit und Bildung lösen sich auf Interview mit David Krieger und Andréa Belliger, Institut für Kommunikation und Kultur, Universität Luzern Susanna Bühler und Anne Walder Pfyffer Verändern die neuen Medien die Art und Weise, wie Menschen miteinander kommunizieren? Sicher haben die neuen Medien eine Auswirkung auf die Art und Weise wie Menschen miteinander kommunizieren. Dies war der Fall bei der Einführung des Telefons, des Radios und des Fernsehens. Wie diese Medien beeinflussen die neuen Medien heute vor allem das Internet Arbeit, Freizeit und Familienleben. Es ist aber zu früh, um mit Sicherheit sagen zu können, wie genau die neuen Medien menschliche Beziehungen ändern werden. Zweifellos haben die neuen Medien eine Informationsflut und eine Beschleunigung der Kommunikation verursacht. Es gibt eine Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 15

19 ganze Reihe von Tätigkeiten, die jetzt via Internet stattfinden, zum Beispiel Einkaufen via Internet (E-Business), Erledigen von Zahlungen (E-Banking) und Lernen über das Internet (E-Learning). Dies alles führt zu einer Auflösung der Grenzen zwischen Arbeit, Freizeit und Bildung. Das mobile Büro macht es möglich, die Arbeit mit in die Ferien zu nehmen. E- Learning bringt das Schulzimmer in die Stube. Information ist jederzeit überall verfügbar. Multimedia ermöglicht eine neue Art der Informationsvermittlung, das so genannte Infotainment, bei dem sich Informationsvermittlung und Unterhaltung zunehmend annähern. Einige Fachleute gehen davon aus, dass die neuen Medien Teil einer tief greifenden Entwicklung sind, im Rahmen derer wir Menschen mehr und mehr in hoch komplexe Informationssysteme integriert werden. Die Kommunikation im Cyberspace und die Interaktion mit intelligenten Maschinen werden aufgrund von Entwicklungen in Computerwissenschaft und künstlicher Intelligenz zu Alltagserfahrungen. Dies bedeutet natürlich nicht, dass wir Menschen nicht mehr von Angesicht zu Angesicht kommunizieren werden, sondern lediglich, dass die Vermittlung von Kommunikation durch digitale Medien zunehmen wird. Ein Beispiel dafür ist die Art und Weise, wie Teenager miteinander über Handies kommunizieren, auch wenn sie nur wenige Meter voneinander entfernt im Schulhaus sitzen. Wurden früher Zettelchen ausgetauscht, sind es heute SMS. Die Optimisten unter den Medientheoretikern und -theoretikerinnen spekulieren, dass die Qualität der Face-to-face Kommunikation dadurch erhöht wird, dass die eher belanglose Information auf elektronischem Weg ausgetauscht wird und beim physischen Zusammensein dann die wichtigen Mitteilungen mehr Platz erhalten. Verändern die neuen Medien den Inhalt der Kommunikation? Im Allgemeinen ist Kommunikation über die neuen Medien schneller und informeller. Information in den neuen Medien wird knapp formuliert und zunehmend visualisiert. Es ist eine universelle Bildsprache aus so genannten Ikonen (Icons), Emoticons und jargonartigen Kürzeln entstanden, welche die Funktion haben, oft wiederholte Standardinhalte durch ein Bild oder Zeichen darzustellen. Ein wichtiger Aspekt der Kommunikation über das Internet liegt in der Anonymität. Nicht nur was mitgeteilt wird, sondern auch wer kommuniziert, ist anders in den neuen Medien. In Chatrooms, Newsgroups, Diskussionsforen usw. kann man problemlos die Identität verschleiern. Im Cyberspace kann man so erscheinen, wie man will. Geschlecht, Alter, Beruf und vieles mehr können beliebig angenommen, ausgetauscht und geändert werden. Viele Teenager sind in der Lage, gleichzeitig verschiedene Gespräche mit verschiedenen Identitäten zu führen. Fachleute sprechen von einer neuen Form der Identität, eine balancierende oder fragmentierte Identität. Da es durchaus möglich ist, intensive, stabile, länger dauernde Beziehungen im Cyberspace aufzubauen, können diese Identitäten eine gewisse «Realität», «Glaubwürdigkeit» und «Integrität» bekommen, was unter normalen Umständen nicht möglich wäre. Über die psychologische Langzeitwirkung virtueller Kommunikation ist wenig bekannt. Es wird allerdings vermutet, dass die Generation, die mit dem Computer als Spielzeug aufgewachsen ist, sich selbst und die soziale Welt fluider und instabiler erlebt, als ihre Eltern. Inhalte und soziale Rollen werden als kontingenter, kurzlebiger und weniger verbindlich als früher wahrgenommen. Das «Cut and Paste», d.h. das Sammeln und Zusammenfügen von vorhandenen Informationen, ersetzt die Schöpfung neuer Information. Eine neue Form der «Autorenschaft» entsteht, bei der die Selektion und das Ordnen von Information wichtiger sind als die Originalität. Dies ist unter Umständen nicht ganz unproblematisch, etwa in der Schule, wo das Problem des Abschreibens immer akuter wird. Es gibt bereits Webdienste für Lehrpersonen zur Überprüfung der Quellen einer Schülerarbeit. Die urheberrechtlichen Probleme im Bereich Musik, Video und Film sind durch Tauschbörsen wie Napster bekannt. Trotz Versuchen, die urheberrechtlichen Konventionen der Printmedien auf das Internet anzuwenden, herrscht unter Internetusern und -userinnen die Einstellung, dass, was immer im Internet erscheint, allen gehört. Was lässt sich zu den Auswirkungen auf die Kommunikation im Rahmen der Familien sagen? Neueste Zahlen belegen, dass die meisten Familien in den entwickelten Ländern einen Computer mit Internetanschluss besitzen. Der Einzug der neuen Medien in das Familienheim und die Auswirkungen von Internetnutzung auf die Kommunikation innerhalb der Familien ist zunehmend von Interesse für die Wissenschaft. Einige Studien liegen bereits vor. Im Allgemeinen stellt man fest, dass sich die Kommunikation innerhalb der Familien nicht wesentlich geändert hat. Da es die Eltern sind, die für den Computer und die Anschlusskosten aufkommen müssen, gibt es potenzielle Konflikte um die Nutzung des Computers im Haus, die nicht viel anders strukturiert sind als die bekannten Konflikte um die Benutzung des Fernsehens und des Telefons. Anders als beim 16 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

20 Fernsehen ist es die Überzeugung einer Mehrheit von Eltern, dass das Internet für die Erziehung der Kinder wichtig ist. Das Internet und der Computer gelten als Schulwerkzeug und Informationsquelle ähnlich wie die Bibliothek, auch wenn die Kinder dann tatsächlich eher Fanwebsites (Sport, Musik, Film etc.) surfen, und nicht so sehr Informationen für ihre Hausaufgaben suchen. Eine Auswirkung auf die Schulnoten ist weder im Positiven noch im Negativen festgestellt worden. Die Gefahren des Internets, zum Besipiel Pornografie und Sicherheit, werden nicht als ein unüberwindbares Problem wahrgenommen, auch wenn sie zu einer Art «Risikokommunikation» zwischen Eltern und Kindern führen. Kinder scheinen Pornografiesites im Vergleich zu den Websites ihrer Lieblingssänger oder Sportclubs nicht sonderlich zu interessieren. Da Kinder den Umgang mit dem Computer schnell lernen, nehmen sie oft eine «Expertenposition» in der Familie ein. Kinder werden beigezogen und konsultiert, wenn die Eltern Probleme mit dem Computer oder dem Internet haben. Die meisten Eltern sind der Meinung, dass Internetnutzung die Beziehungen ihrer Kinder mit gleichaltrigen Freunden nicht beeinflusst. Unter sich benutzen Kinder und Teenager das Internet, um ihren normalen Interessen nachzugehen. Was im Vordergrund des Interesses steht, sind Websites ihrer Lieblingsbands oder Sportclubs. Diese Themen füllen auch die Chatrooms und sind Inhalte der meisten E- Mails, SMS, Newsgroups und Forumsbeiträge. Junge Menschen sind von den Interaktionsmöglichkeiten der neuen Medien fasziniert und nutzen das Internet für Infotainment. Tatsache ist, dass sie sich mehr Informationen für die Schule aus dem Internet holen als aus der Bibliothek, und dass sie tendenziell mehr Zeit im Internet verbringen als vor dem Fernseher, weil Fernsehen oft als zu passiv und langweilig empfunden wird. Gibt es Anhaltspunkte, dass die neuen Medien die Beziehungen zwischen den Familienmitgliedern verändern? Bezüglich Kommunikation innerhalb der Familien gibt es zwei Thesen. Die eine These behauptet, dass Internetnutzung die Zeit von Face-to-face Kommunikation im Rahmen der Familie vermindert. Die Zeit, die man online verbringt, verbringt man logischerweise nicht mit der Familie. Die zweite These behauptet, dass die Situation nicht so einfach zu beurteilen sei, denn die Zeit, die online verbracht werde, ersetzte lediglich die Zeit, die zuvor mit Fernsehen oder etwas Vergleichbarem verbracht wurde, was demnach nicht automatisch weniger Zeit für die Familie bedeute. Zudem wird behauptet, dass die schnelle, zweckmässige Kommunikation über das Internet der Kommunikation in einer face-to-face Situation mehr Platz ermögliche. Face-to-face Kommunikation werde, so die Behauptung, qualitativ besser. Die aktuellen empirischen Befunde sind nicht eindeutig. Im Allgemeinen lässt sich sagen, dass die neuen Medien interaktiver und kommunikativer sind als Fernsehen oder Radio. Internetuser und -userinnen gestalten ihren Medienkonsum aktiver und selbstgesteuerter als Personen, welche die traditionellen Massenmedien konsumieren. Dass Internetuser und -userinnen sich mehr ausserfamiliären als familiären Beziehungen widmen als dies Nichtinternetnutzende tun, ist nicht bewiesen. Les limites entre travail, loisirs et formation s estompent Entretien avec David Krieger et Andréa Belliger, Institut de la communication et de la culture, Université de Lucerne Par Susanna Bühler et Anne Walder Pfyffer Les nouveaux médias changent-ils notre manière de communiquer? Les nouveaux médias ont certainement un impact sur notre manière de communiquer. Comme ce fut le cas avec l apparition du téléphone, de la radio et de la télévision, les nouveaux médias notamment Internet exercent, eux aussi, aujourd hui une influence sur le travail, les loisirs et la vie de famille. Toutefois, il est trop tôt pour dire avec certitude comment les relations humaines s en trouveront modifiées. Les nouveaux médias ont sans aucun doute engendré un déluge d informations ainsi qu une accélération de la communication. Toute une série de démarches s effectuent désormais sur Internet: commerce électronique (e-business), paiements (e-banking), formation à distance (e-learning). Ainsi les limites entre travail, loisirs et formation s estompent. Le bureau mobile permet d emporter le travail en vacances. La formation à distance transforme le salon en salle de classe. L information est accessible à tout moment, n importe où. Le multimédia a donné naissance à un nouveau genre de communication l infotainment: la transmission de l infor- Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 17

21 mation et le divertissement sont de moins en moins distincts. Certains spécialistes avancent que les nouveaux médias s inscrivent dans une profonde évolution qui nous intègre toujours davantage dans des systèmes d information extrêmement complexes. Grâce aux progrès informatiques et à l intelligence artificielle, la communication au sein du cyberespace et l utilisation de machines intelligentes deviennent banal. Cela ne veut bien évidemment pas dire que nous ne communiquerons plus face-à-face, mais simplement que la transmission électronique de la communication ira en augmentant. Les adolescents qui communiquent entre eux par Natel au sein de l immeuble scolaire alors même que la distance qui les sépare est infime en sont un parfait exemple. Les SMS ont remplacé les petits billets d autrefois. Parmi les théoriciens des médias, les optimistes spéculent sur le fait que la qualité de la communication non virtuelle en sera améliorée: la transmission électronique sera consacrée aux informations peu importantes, et les communications importantes trouveront ainsi davantage d espace lors des rencontres réelles. Les médias changent-ils le contenu communiqué? De manière générale, les nouveaux médias rendent la communication plus rapide et plus informelle. L information est rendue sous forme concise et de plus en plus visuelle. Un langage universel est né de ce qu on appelle les icônes (icons) et les émoticônes, ainsi que de sigles proches d un jargon qui représentent, à l aide d une image ou d un symbole, des notions standards souvent répétitives. L anonymat constitue l une des caractéristiques-clés de la communication par Internet. Ce qui change avec les nouveaux médias, ce n est pas seulement le contenu de ce qui est communiqué, mais également la qualité de la personne qui communique. De fait, dissimuler sa véritable identité ne pose aucun problème dans les chatrooms, les newsgroups, sur les forums de discussion, etc. Le cyberespace laisse chacun libre de se présenter comme il le souhaite, de choisir, d échanger et de modifier à sa guise ce qui le caractérise, que ce soit le sexe, l âge ou la profession. De nombreux adolescents sont à même de s entretenir avec plusieurs interlocuteurs en même temps, sous des identités différentes. Les experts parlent d une nouvelle forme d identité, une identité oscillante ou fragmentée. Comme il est tout à fait possible d établir, dans le cyberespace, des relations qui soient intenses, stables et durables, ces «fragments» d identité peuvent atteindre un certain degré de réalité, de crédibilité, et d intégrité, ce qui Une nouvelle langue s est développée grâce aux smileys, ou émoticônes, ou souriards / Mit den Smileys, Emoticons und jargonartigen Kürzeln ist eine neue Bildsprache entstanden ne serait pas possible dans des circonstances normales. Les effets psychologiques à long terme de la communication virtuelle sont peu connus. Quoi qu il en soit, on suppose que les générations qui ont grandi avec l ordinateur comme jouet vivent la société qui est la leur de manière plus «coulante» et instable que leurs parents. Les contenus et les rôles sociaux sont plus aléatoires, éphémères et moins contraignants qu autrefois. Le «copiercoller» (cut and paste) d informations déjà disponibles remplace la création de nouvelles informations. Il en résulte une nouvelle manière d être auteur, où la sélection et le classement des informations importent davantage que leur originalité. Dans certaines circonstances, ce phénomène peut être très problématique, par exemple à l école, où le copiage est une question toujours plus actuelle. On trouve déjà des services web à la disposition des enseignants pour vérifier les sources d un devoir. Dans le domaine de la musique, de la vidéo et du film, les problèmes de droit d auteur sont connus, en raison notamment des bourses d échange comme Napster. Malgré les efforts entrepris pour appliquer à Internet les conventions de la presse écrite en matière de droit d auteur, les usagers de la toile ont l impression que tout ce qu ils y trouvent appartient à tout le monde. Que peut-on dire des répercussions sur la communication au sein de la famille? Des chiffres très récents montrent que, dans les pays développés, la plupart des familles possèdent un ordinateur connecté à Internet. La science s intéresse toujours davantage à l apparition des nouveaux médias dans les foyers et aux conséquences de l utilisation d Internet sur la communication au sein des familles. Certaines études ont déjà été menées à ce sujet. De manière générale, on constate que la communication dans la famille n a pas subi de changements significatifs. Comme ce sont les parents qui assument les coûts engendrés par l ordinateur et la con- 18 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

22 tion à risque» entre parents et enfants. Les sites pornographiques ne semblent pas particulièrement intéresser les enfants, contrairement aux sites de leur chanteur ou groupe préféré ou de leur club sportif. Comme les enfants apprennent rapidement à utiliser un ordinateur, ils deviennent très vite les experts de la famille: c est à eux que les parents s adressent en cas de question portant sur Internet ou l informatique. La plupart des parents pensent qu Internet n influence pas les relations de leurs enfants avec leurs amis du même âge. Entre eux, enfants et adolescents utilisent Internet pour se consacrer à leurs intérêts ordinaires, principalement la musique et le sport. Ces sujets remplissent également les chatrooms et sont le sujet de la plupart des s, SMS, newsgroups et forums. Les jeunes sont fascinés par les possibilités d interaction qu offrent les nouveaux médias et utilisent Internet pour l infotainment. Le fait est qu ils se procurent davantage d informations pour l école sur Internet qu à la bibliothèque et qu ils ont tendance à passer plus de temps sur Internet que devant la télévision, qui est souvent ressentie comme trop passive et ennuyeuse. Le natel donne le sentiment d être accompagné même en étant physiquement seul, d où la difficulté de l éteindre pour certains jeunes / Das Natel verleiht das Gefühl, selbst dann nicht allein zu sein, wenn dies physisch der Fall ist, weshalb vielen Jungen das Ausschalten schwerfällt Photo / Foto: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg nexion à Internet, l utilisation de l ordinateur peut engendrer des conflits dans le foyer. Mais ceux-ci ne sont pas tellement différents de ceux engendrés par la télévision et le téléphone. Une majorité de parents est convaincue qu Internet est important en matière d éducation, ce qui n est pas le cas avec la télévision. L ordinateur et Internet constituent des outils scolaires et des sources d information, au même titre que la bibliothèque, même si les enfants surfent plus sur les sites qui les passionnent (sport, musique, film, etc.) qu ils ne cherchent véritablement d informations pour leurs devoirs. Les répercussions sur les notes attribuées à l école ne sont ni positives ni négatives. Quant aux dangers d Internet, que ce soit dans le domaine de la pornographie ou de la sécurité, ils ne sont pas perçus comme des problèmes insurmontables, même s ils engendrent une sorte de «communica- Existe-t-il des indices que les nouveaux médias modifient les rapports entre les membres de la famille? Deux thèses sont émises sur la communication au sein de la famille: l une soutient que l utilisation d Internet réduit la communication entre les personnes, puisque le temps que l on passe sur l ordinateur ne peut être logiquement consacré à la famille. La seconde soutient que la situation n est pas aussi simple à évaluer, car le temps passé sur l ordinateur ne fait que remplacer celui que l on passait avant à regarder la télévision par exemple. Donc cela ne veut pas automatiquement dire que l on consacre moins de temps à la famille. Un autre argument est avancé: la rapidité et la précision de la communication par Internet laisse davantage de place à la communication en face-à-face. Celle-ci serait donc qualitativement meilleure. Les données empiriques actuelles ne sont pas unanimes. On peut dire de façon générale que les nouveaux médias sont plus interactifs que la télévision ou la radio, où les possibilités de communication directe sont très réduites. Les internautes structurent leur utilisation des médias plus activement et de manière plus ciblée que les consommateurs de médias traditionnels. Il n est pas prouvé qu ils soient plus intéressés à nouer des relations en dehors qu au sein de la famille. Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 19

23 Auswahlbibliographie / Bibliographie indicative Barthelmes, Jürgen; Sander, Ekkehard. Erst die Freunde, dann die Medien. Medien als Begleiter in Pubertät und Adoleszenz. Verlag Deutsches Jugendinstitut, München 2001 Bréda, Isabelle. Les jeunes et Internet quels usages? Dans: Les jeunes et la société de l information, Agora, 4 ème trimestre 2001, No. 26, p , Paris Bundesamt für Kommunikation (BAKOM) Fernmeldestatistik, Entwicklung bis zum 30. Juni 2003 für bestimmte Indikatoren, Biel Oktober 2003 Bundesamt für Statistik (BFS). Informationsgesellschaft Schweiz. Standortbestimmung und Perspektiven, Neuchâtel 2002 Doleux, Catherine. Les ados + le fric banque, téléphone portable, internet, loisirs, voyage, permis de conduire: le guide des parents et des jeunes qui veulent dépenser moins, Collection Les anti-casse-tête, Prat Editions, Issy-les-Moulineaux, 2001 Döring, Nicola: Sozialpsychologie des Internet. Die Bedeutung des Internet für Kommunikationsprozesse, Identitäten, soziale Beziehungen und Gruppen. 2. Auflage, Göttingen, Bern, Toronto, Seattle 2003 Eidenbenz, Franz. «Ohne Natel kann ich nicht leben» Jugend und neue Medien: Autonomie oder Abhängigkeit?, in Psychoscope 8/2003, vol. 24, S Feibel, Thomas. Die Internet-Generation wie wir von unseren Computern gefressen werden, München 2001 INSEE. Enquête INSEE 2001 «Conditions de vie et aspirations des Français», la diffusion, l usage et l acceptabilité des nouvelles technologies en France, no 214, janvier 2001 Kerdellant, Christine; Grésillon Gabriel. les enfants-puce Comment Internet et les jeux vidéo fabriquent les adultes de demain, Paris 2003 Lange, Andreas. Neue Medien und Familie. In: Forum Medienethik Nr. 2/2000, S Lièvre, Maud. «Jamais sans mon natel» ou Essai de compréhension de l attrait du natel chez les jeunes: exemple des participants du programme Déclic. Travail de diplôme présenté en vue de l obtention du diplôme de travail social d éducatrice spécialisée ESTS, Ecole supérieure de travail social de Fribourg, Givisiez 2002 Medienheft Dossier 19: Medien im Lebenszusammenhang. In pdf-format abrufbar unter Merz, Hans-Peter; Tanner, Hannes (Hrsg.). Macht des Computers Ohnmacht der Pädagogik? Chancen und Gefahren virtueller Welten, Luzern 2002 Office fédéral de la communication (OFCOM), statistiques des télécommunications, évolution jusqu au 30 juin 2003 pour certains indicateurs, Bienne octobre 2003 Office fédéral de la statistique (OFS). La société de l information en Suisse, Neuchâtel 2002 Petzold, Matthias: Die Multimedia-Familie Mediennutzung, Computerspiele, Telearbeit, Persönlichkeitsprobleme und Kindermitwirkung in Medien. Herausgegeben von Johannes Fromme, Norbert Meder, Band 2, Opladen 2000 Pignat, Sophie. Ensemble sur la Toile ou comment les parents arment leurs enfants face à ce nouveau média. Travail de recherche. Centre de formation pédagogique et sociale, Sion 2002 REMP Recherches et études des médias publicitaires, MA NET1/03 Süss, Daniel: Kinder und Jugendliche im sich wandelnden Medienumfeld. Eine repräsentative Befragung von 6- bis 16-Jährigen und ihren Eltern in der Schweiz. Diskussionspunkt 40. Institut für Publizistikwissenschaft und Medienforschung der Universität Zürich, Zürich 2000 WEMF AG für Werbemedienforschung, MA Net 1/03 20 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

24 Schweiz / Suisse Kinderund jugendgerechte Integrationspolitik Annette Leimer Bakkers, Vizepräsidentin der Eidgenössischen Kommission für Kinder- und Jugendfragen In ihrem Bericht «Stärken wahrnehmen Stärken nutzen» plädiert die Eidgenössische Kommission für Kinder- und Jugendfragen (EKKJ) für eine kinder- und jugendgerechte Integrationspolitik. Aus einer familienpolitischen Sicht ist das Bewusstsein wichtig, dass die Integration von Kindern und Jugendlichen mit der Integration ihrer Eltern verknüpft ist. Die EKKJ skizziert im Bericht zunächst verschiedene Facetten der Situation der ausländischen Kinder und Jugendlichen. Das Thema der Integration betrifft ja alle Kinder und Jugendlichen: zur Pubertät gehört nämlich die Frage der eigenen Identität und des eigenen Platzes in der Gesellschaft. Es wäre aber verfehlt, alle Probleme von Kindern und Jugendlichen (oder die Probleme, die sie schaffen) immer der Integration zuzuschreiben. Kinder und Jugendliche verfügen auch über eine grosse Anpassungs- und Lernfähigkeit. Es gibt aber spezifische Hürden, die den Kindern und Jugendlichen mit Migrationshintergrund die Integration erschweren. Dazu gehören, unter anderem und nur für einen Teil von ihnen ein unsicherer Aufenthaltsstatus, ein Asylwesen, das nur bedingt auf die spezifischen Interessen der Kinder eingeht, sowie eine allgemeine gesellschaftliche Verunsicherung auf Grund der Pluralisierung der Lebensformen und Wertvorstellungen. Das Image von Kindern und Jugendlichen mit Migrationshintergrund wird zudem stark von Vorurteilen und Verallgemeinerungen geprägt. Dringender Handlungsbedarf besteht weiter im Bildungsbereich. Ausländische Kinder sind in Schultypen mit tiefen Anforderungen und Sonderklassen stark übervertreten und finden schwerer eine Lehrstelle als ihre Schweizer Kolleginnen und Kollegen. Grundsätze einer kinder- und jugendgerechten Integrationspolitik Die Aufnahmegesellschaft muss die Chancengleichheit, den speziellen Schutz und die Förderung der Entwicklung von Kindern und Jugendlichen mit Migrationshintergrund gewährleisten, unabhängig von ihrer Nationalität und ihrem Aufenthaltsstatus. Die Integration liegt als umfassendes Prinzip allen politischen Bereichen (wie Bildung, Wohnungsmarkt usw.) zu Grunde; dadurch werden auch keine Integrationsmassnahmen durch Entscheide in anderen Bereichen, u.a. Sparübungen, zunichte gemacht. Kinder und Jugendliche mit Migrationshintergrund haben Kompetenzen, die für unsere Gesellschaft wertvoll sind. Diese Ressourcen müssen inventarisiert, anerkannt und gefördert werden, damit sie besser genutzt werden können. Mit Empowerment, Mentoring und interkultureller Vermittlung können Erfahrungen und Erkenntnisse von Immigranten und Immigrantinnen, die einen erfolgreichen Integrationsprozess durchlaufen haben, anderen zugänglich gemacht werden. Was bedeuten die Erkenntnisse der EKKJ für die Familien? Die Integration der Kinder ist mit jener ihrer Eltern verknüpft. Durch die Migration verlieren Eltern die ihnen vertrauten Wurzeln und verfügen auch nicht mehr über alle Kompetenzen, um ihren Kindern Orientierungshilfe zu sein. Es kann sogar zu einem Rollentausch zwischen Kindern und Eltern kommen. Deshalb sollte die Beteiligung der Eltern an wichtigen Entscheiden ihrer Kinder sichergestellt und sollten ihre Ressourcen gestärkt werden. Ganz konkret könnte dies bedeuten: die Eltern lernen die Sprache ihrer Wohnregion Eltern mit Migrationshintergrund werden in Schulkommissionen oder Elternräte gewählt die Eltern setzen sich mit ihrem idealen und dem realisierten Migrationsprojekt auseinander eine Familie, die mit Problemen in ihrem Integrationsprozess konfrontiert ist, sucht Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 21

25 Hilfe bei einer Migrantenorganisation oder Familienberatungsstelle Migrantenorganisationen stellen vermehrt Überlegungen an zu Migrationsvorhaben und den Perspektiven von Kindern und Jugendlichen Kinder und Jugendliche lernen in HSK- Kursen (Unterricht in heimatlicher Sprache und Kultur) mit ihrer doppelten Zugehörigkeit umzugehen. Neben der Generationenfrage wird uns die Integration als eine der wichtigsten gesellschaftspolitischen Aufgaben in den nächsten Jahren beschäftigen. Der Beitrag der familienpolitischen Akteure zur verbesserten Integration von Kindern und Jugendlichen ist dabei mit von entscheidender Bedeutung. Bibliographische Angaben: Stärken wahrnehmen Stärken nutzen. Perspektiven für eine kinder- und jugendgerechte Integrationspolitik. Eidg. Kommission für Jugendfragen, Bern Der Bericht ist auf deutsch, französisch und italienisch erschienen. Bestelladresse: Eidgenössische Kommission für Kinder- und Jugendfragen Bundesamt für Kultur Hallwylstr. 15, 3003 Bern Tel , Fax Preis: gratis Adapter la politique d intégration aux enfants et aux jeunes Annette Leimer Bakkers, vice-présidente de la Commission fédérale pour la jeunesse Dans son rapport «Des atouts à reconnaître et à valoriser», la Commission fédérale pour la jeunesse (CFJ) plaide en faveur d une politique d intégration adaptée aux enfants et aux jeunes. Sous l angle de la politique familiale, il est important d avoir conscience que l intégration des enfants et des jeunes est liée à celle de leurs parents. La CFJ commence par esquisser dans son rapport divers aspects de la situation des enfants et des jeunes d origine étrangère. Le thème de l intégration concerne tous les enfants et les jeunes: à la puberté, tout adolescent se demande quelle est sa propre identité et sa place dans la société. Mais il serait erroné d attribuer à l intégration tous les problèmes que rencontrent (ou que créent) les enfants et les jeunes. Ces derniers disposent d une grande capacité d adaptation et d apprentissage. Il existe cependant des obstacles particuliers qui rendent plus difficile l intégration des enfants et des jeunes issus de la migration. C est par exemple l incertitude quant au droit de certains d entre eux de séjourner en Suisse, le fait que le système de l asile ne prend guère en compte les intérêts spécifiques des enfants, et la désorientation générale de la société face à la pluralisation des formes de vie et des systèmes de valeurs. De plus, l image des enfants et des jeunes issus de la migration est fortement empreinte de préjugés et de généralisations. Il est également urgent d agir dans le domaine de l instruction: les enfants étrangers sont surreprésentés dans le degré primaire et dans les classes spéciales et ils ont plus de difficultés que leurs camarades suisses à trouver une place d apprentissage. Les principes La société d accueil doit garantir l égalité des chances des enfants et des jeunes issus de la migration, assurer leur protection et favoriser leur développement, quels que soient leur nationalité et le type de leur permis de séjour. Tous les domaines politiques (tels que la formation, le marché du logement, etc.) doivent être fondés sur le principe général de l intégration, afin d éviter que des mesures d intégration ne soient réduites à néant par des décisions (coupes budgétaires par exemple) prises dans d autres domaines. Les enfants et les jeunes issus de la migration ont des compétences qui sont précieuses pour notre société. Ces ressources doivent être répertoriées, reconnues et encouragées pour être mieux utilisées. L empowerment, le parrainage (mentoring) et la médiation interculturelle permettent à d autres de profiter des expériences et des résultats obtenus par les migrants qui ont réussi leur parcours d intégration. Que signifient pour les familles les constats de la CFJ? L intégration des enfants est liée à celle de leurs parents. La migration fait perdre aux parents leurs racines, et aussi les compétences qui leur permettraient d aider leurs en- 22 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

26 chent de l aide auprès d une organisation de migrants ou d un centre de consultation familiale; les organisations de migrants réfléchissent davantage aux projets de migration et aux perspectives des enfants et des jeunes; les enfants et les jeunes suivent des cours de langues et de cultures d origine pour apprendre à gérer leur double appartenance. Avec la question des générations, l intégration est l une des plus importantes tâches de politique sociale qui nous occuperont ces prochaines années. Il est donc capital que les acteurs de la politique familiale contribuent à améliorer l intégration des enfants et des jeunes. Indications bibliographiques: Des atouts à reconnaître et à valoriser. Pour une politique d intégration adaptée aux enfants et aux jeunes d origine étrangère. Commission fédérale pour la jeunesse, Berne Rapport paru en français, en allemand et en italien. Commande: Commission fédérale pour la jeunesse Office fédéral de la culture Hallwylstrasse 15, 3003 Berne Tél , fax Prix: gratuit Volkszählung 2000: 22% der unmündigen Kinder in einem Privathaushalt sind die einzigen Kinder im Haushalt / Recensement 2000: 22% des enfants mineurs dans les ménages privés vivent sans autre enfant de moins de 18 ans Photo / Foto: S. Budde, Lausanne Familienformen: Ergebnisse aus der Volkszählung 2000 fants à s orienter. Il peut même se produire un échange de rôles entre parents et enfants. C est pourquoi il importe d assurer la participation des parents aux décisions importantes de leurs enfants et de consolider leurs ressources. Concrètement, cela peut se traduire par les mesures suivantes: les parents apprennent la langue de la région où ils résident; des parents migrants sont élus dans les commissions scolaires ou les conseils de parents; les parents confrontent l idéal poursuivi au travers du projet de migration avec la réalité; les familles qui rencontrent des problèmes dans leur processus d intégration cher- Bsu / Zwischen 1990 und 2000 haben Haushalte mit Singles, Paarhaushalte ohne Kinder und Einelternhaushalte zugenommen, wenn auch in weniger starkem Ausmass als zwischen 1980 und Dennoch leben wie 1990 immer noch vier Fünftel der Wohnbevölkerung in einem familiären Kontext, und weiterhin fast die Hälfte wohnt in einem Paarhaushalt mit einem oder mehreren Kindern. Dies sind einige Ergebnisse der Auswertung der Volkszählung 2000 durch das Bundesamt für Statistik (BFS). Gesamtschweizerisch ist der Trend zu kleinen Haushalten ungebrochen. Dies zeigt sich insbesondere am Anteil der Einpersonenhaushalte. Machten diese 1960 noch 14,2% der Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 23

27 Privathaushalte aus, so waren es 2000 bereits 36%. Die Zwei-Personenhaushalte haben gegenüber 1990 ebenfalls deutlich zugelegt. Ihr Anteil beträgt fast ein Drittel aller Privathaushalte. 28,2% der Bevölkerung in Privathaushalten wohnen zu zweit. 23,5% leben in einem Haushalt mit vier Personen, 17,3% in einem Haushalt mit drei Personen und 16% führen einen Single-Haushalt. 15% wohnen in einem Haushalt mit fünf und mehr Personen. Wie 1990 wohnen noch beinahe vier Fünftel der Einwohnerinnen und Einwohner im familiären Kontext, und weiterhin fast die Hälfte lebt als Paar mit einem oder mehreren Kindern. Mehr Einelternhaushalte Die Familienformen wandeln sich weiterhin, wenn auch langsamer als zwischen 1980 und So haben die Haushalte mit Paaren ohne Kinder zwischen 1990 und 2000 um 12% zugenommen. In der Dekade zuvor waren sie um 28,9% angestiegen. Die Haushalte mit einem Elternpaar und einem oder mehreren Kindern haben hingegen um 2,3% abgenommen. Dieser Haushaltstyp hatte zwischen 1980 und 1990 noch eine geringe Zunahme von 0,9% verzeichnet. Unter anderem unter dem Einfluss der steigenden Scheidungsziffern nahm seit 1990 die Zahl der Einelternhaushalte um 11,2% zu. Ausländer und Ausländerinnen leben seltener als Schweizer und Schweizerinnen in Einpersonenhaushalten (12,6% gegenüber 16,9%) und auch seltener in Paarhaushalten ohne Kinder (18,5% gegenüber 26,3%). Dagegen ist unter der ausländischen Bevölkerung der Haushaltstyp Paar mit Kindern stärker vertreten (61,1% gegenüber 47,7%). Bei den Einelternhaushalten gibt es keine Unterschiede nach Nationalität: jeder 20. Privathaushalt ist ein Einelternhaushalt. Die grosse Mehrheit, nämlich vier Fünftel der Kinder in Privathaushalten unter 18 Jahren lebt in einem Haushalt, der von einem verheirateten Paar geführt wird. 13% leben mit einem allein stehenden Elternteil und 3% zusammen mit einem unverheirateten Paar. 22% der unmündigen Kinder in einem Privathaushalt sind die einzigen Kinder im Haushalt, 78% leben gemeinsam mit mindestens einem andern unmündigen Kind. Etwas mehr als 31% leben mit zwei oder mehr unmündigen Kindern im Familienhaushalt zusammen. Formes de famille: résultats du recensement 2000 Bsu / De 1990 à 2000, le nombre de personnes vivant seules, des couples sans enfants et des ménages monoparentaux a augmenté, bien que cet accroissement ait été moins marqué que pendant la décennie précédente. Mais, comme en 1990, quatre personnes sur cinq vivent dans un cadre familial, et les couples avec un enfant ou plus représentent toujours près de la moitié de la population. Voilà ce que montre l analyse, réalisée par l Office fédéral de la statistique (OFS), des résultats du recensement de la population de l an Dans toute la Suisse, la taille des ménages continue à diminuer. En témoigne notamment la part représentée par les ménages d une personne, qui est passée de 14,2% de l ensemble des ménages privés en 1960 à 36% en Le nombre de ménages de deux personnes a également fortement augmenté depuis 1990: ceux-ci représentent aujourd hui près d un tiers de tous les ménages privés. 28,2% de la population des ménages privés vivent à deux. Suivent les ménages de quatre personnes (23,5%), ceux de trois personnes (17,3%) et les ménages d une personne (16%). Quant aux ménages de cinq personnes ou plus, ils représentent 15% des ménages privés. Près de quatre personnes sur cinq vivent toujours, comme en 1990, au sein d une famille, et parmi celles-ci près de la moitié dans un ménage composé d un couple ayant un enfant ou plus. Davantage de familles monoparentales La diversification des formes de vie familiale se poursuit, bien qu à un rythme plus lent qu entre 1980 et Ainsi, de 1990 à 2000, le nombre de ménages composés d un couple sans enfants a progressé de 12%. Dans la décennie précédente, cette progression était de 28,9%.En revanche, le nombre de ménages composés d un couple et d un ou plusieurs enfants a baissé de 2,3%. Ce type de ménage avait enregistré de 1980 à 1990 une légère hausse de 0,9%. Depuis 1990, le nombre des ménages monoparentaux a pro- 24 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

28 gressé de 11,2%, notamment en raison de l augmentation du nombre de divorces. Les personnes de nationalité étrangère vivent moins fréquemment que les Suisses dans des ménages d une personne (12,6% contre 16,9%) et plus rarement également en couples sans enfants (18,5% contre 26,3%). En revanche, les personnes de nationalité étrangère vivent plus souvent que les Suisses en couples avec enfants (61,1% contre 47,7%). On ne constate pas de différence entre Suisses et étrangers pour les ménages monoparentaux; un ménage privé sur 20 est un ménage monoparental. La grande majorité, soit 4 enfants sur 5 des enfants de moins de 18 ans, vivait en 2000 dans un ménage à la tête duquel se trouvait un couple marié. 13% des enfants mineurs vivaient avec un seul parent, 3% avec des parents non mariés. 22% de ces enfants sont des enfants uniques, 78% vivent avec au moins un autre enfant mineur et un peu plus de 31% avec deux enfants mineurs ou plus. Familienpolitik: Aufgaben und Rolle der Kantone Beschlüsse zur Familienpolitik an der Jahresversammlung der Konferenz der kantonalen Sozialdirektorinnen und Sozialdirektoren (SODK) Bsu / Die Kantone möchten die Leistungen für Familien verbessern und harmonisieren. Sie sind auch in Zukunft bereit, ihre familienpolitischen Aufgaben wahrzunehmen, befürworten aber in einzelnen Bereichen eine stärkere Zusammenarbeit mit dem Bund. Entsprechende Beschlüsse wurden an der Jahresversammlung der Konferenz der kantonalen Sozialdirektorinnen und Sozialdirektoren (SODK) am 23./24. Oktober 2003 in Lugano verabschiedet. Zwischen Oktober 2002 und Juni 2003 führte die SODK bei den Kantonsregierungen eine Vernehmlassung zur Familienpolitik durch. Die Fragen betrafen vier Themenfelder: die Aufgabenverteilung zwischen Bund und Kantonen, insbesondere bei den Familienzulagen, bedarfsabhängige Leistungen für einkommensschwache Familien, Angebote für die familienergänzende Kinderbetreuung sowie die Steuerreform (vgl. Familienfragen 1/2003, S. 44f.). Alle 26 Kantone antworteten. Aufgrund ihrer Stellungnahmen formulierte der Vorstand der SODK die folgenden vier Anträge, die an der Jahresversammlung der SODK im Oktober 2003 gutgeheissen wurden: 1. Die SODK befürwortet die formelle Harmonisierung der festen Familienzulagen. Angestrebt wird ein Bundesrahmengesetz, das den Kantonen die materielle Zuständigkeit belässt (insbesondere bezüglich der Festlegung der Beträge und der Ausführung). In der Vernehmlassung hatten sich 18 Kantone für eine formelle Harmonisierung ausgesprochen. 14 bevorzugten das Modell der gemischten Zuständigkeit zwischen Bund und Kantonen, 4 Kantone sprachen sich für eine reine Bundeslösung aus. 7 wünschten die Beibehaltung der kantonalen Zuständigkeit, aber auch die generelle Erhöhung der Zulagen. 2. Die SODK befürwortet die Einführung von ergänzenden Bedarfsleistungen für einkommensschwache Familien in Zusammenarbeit mit dem Bund. Die SODK anerkennt die Wirksamkeit solcher Bedarfsleistungen für die Bekämpfung von Armut bei Familien. Angestrebt wird ein Modell von Ergänzungsleistungen mit Erwerbsanforderung, das Leistungen für Kinder und Eltern vorsieht. Im Vorfeld ihrer Einführung müssen die Auswirkungen auf andere Leistungen an die Familien überprüft werden. In der Vernehmlassung hatten 18 Kantone grundsätzlich den Ansatz von Ergänzungsleistungen begrüsst. 8 Kantone äusserten grundsätzliche Vorbehalte: wichtiger seien andere Massnahmen wie einheitliche und höhere Familienzulagen, familienergänzende Kinderbetreuung und Steuererleichterungen. Zudem sei der Aufwand finanziell und in der Umsetzung zu aufwändig im Verhältnis zum Resultat. Was die Zuständigkeit und Umsetzung der Bedarfsleistungen betrifft, unterstützen 12 Kantone eine Verbundlösung zwischen Bund und Kantonen (Rahmengesetz durch Bund, materielle Kompetenz bei den Kantonen). 3. Die SODK befürwortet die Sicherstellung eines adäquaten familienergänzenden Kinderbetreuungsangebots. Sie setzt sich für ein dauerhaftes finanzielles Engagement des Bundes ein. Die SODK betrachtet ein gut ausgebautes Kinderbetreuungsangebot als zentral im Hinblick auf die Erhöhung der Chancengleichheit der Geschlechter im Erwerbsleben und die damit verbundene Verminderung der Anzahl von Working Poor. Die Bundesfinanzierung soll sich aber nicht nur auf neue Angebote beschränken, sondern auch bereits bestehen- Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 25

29 de Plätze einbeziehen. Zur Optimierung des Angebots empfiehlt die SODK den Kantonen, Konzepte bezüglich Bedarf, Qualität, Finanzierung sowie Tarifrichtlinien zu erstellen. In der Vernehmlassung hatten sich 24 Kantone für eine dauerhafte Bundesfinanzierung ausgesprochen. Mehrere wünschten, dass nicht nur neue, sondern auch bestehende Angebote unterstützt werden. 16 Kantone sind an einer gemeinsamen Konzepterstellung interessiert und 12 sprechen sich für eine grundsätzliche Harmonisierung bezüglich Bedarf, Qualität, Finanzierung und Tarifrichtlinien aus. Drei davon könnten sich auch eine Harmonisierung auf Bundesebene vorstellen. 4. Die SODK prüft gemeinsam mit der Konferenz der kantonalen Finanzdirektoren Empfehlungen an die Kantone für eine familiengerechte und armutsreduzierende Ausgestaltung des Steuersystems. Die SODK strebt folgende Zielsetzungen an: Das Existenzminimum ist nicht zu besteuern Eine mit der direkten Bundessteuer vergleichbare Lösung im Sinne des Familiensplittings ist auch in den Kantonen anzustreben Die Kinderabzüge sind so auszugestalten, dass sie mit den sozialpolitischen Zielen der SODK übereinstimmen. In der Vernehmlassung hatten 22 Kantone die von der SODK vorgeschlagene Stossrichtung befürwortet. Weitere Auskünfte: Konferenz der kantonalen Sozialdirektorinnen und Sozialdirektoren (SODK) Eigerplatz 5 Postfach 459, 3000 Bern 14 Tel , Fax Ernst Zürcher, Eva Wiesendanger, Politique familiale: tâches et rôle des cantons Décisions concernant la politique familiale prises lors de l assemblée annuelle de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) Bsu / Les cantons voudraient améliorer et harmoniser les prestations aux familles. Ils sont aussi prêts à assumer à l avenir leurs tâches en matière de politique familiale, mais préconisent une collaboration plus étroite avec la Confédération dans certains domaines. Des décisions à ce propos ont été prises lors de l assemblée générale annuelle de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), qui s est tenue les 23 et 24 octobre 2003 à Lugano. La CDAS a mené auprès des gouvernements cantonaux une procédure de consultation sur la politique familiale entre octobre 2002 et juin Les questions portaient sur les quatre thèmes suivants: la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons (en particulier dans le domaine des allocations familiales), les prestations liées aux besoins destinées aux familles à bas revenus, les offres d accueil extra-familial pour enfant et la réforme fiscale (cf. Questions familiales 1/2003, p. 45s.). Les 26 cantons ont répondu. Le Comité directeur de la CDAS, se basant sur leurs prises de positions, a formulé les quatre propositions suivantes qui ont été approuvées lors de l assemblée annuelle d octobre 2003: 1. La CDAS approuve l harmonisation formelle des allocations familiales fixes. L objectif est de créer une loi-cadre au niveau fédéral qui laisse aux cantons la compétence matérielle (concernant en particulier la définition des montants et les procédures d exécution). Lors de la procédure de consultation, 18 cantons se sont déclarés favorables à une harmonisation formelle, 14 ont souhaité un modèle de compétence mixte entre la Confédération et les cantons et 4 cantons une solution exclusivement fédérale. 7 cantons se sont prononcés pour le maintien de la compétence cantonale, mais aussi pour un relèvement général des allocations. 26 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

30 Die kantonalen Sozialdirektorinnen und -direktoren befürworten die Sicherstellung eines adäquaten familienergänzenden Kinderbetreuungsangebots / Les directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales souhaitent la mise en place d une offre d accueil extra-familial pour enfant suffisante Foto / Photo: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg 2. La CDAS est favorable à l introduction, en collaboration avec la Confédération, de prestations complémentaires liées aux besoins destinées aux familles à bas revenus. La CDAS reconnaît que de telles mesures permettent de lutter efficacement contre la pauvreté des familles. Le modèle de prestations complémentaires souhaité exige la réalisation d un revenu et accorde des prestations pour les enfants et pour les parents. Mais avant de l introduire, il faudrait encore étudier son impact sur les autres prestations aux familles. Lors de la procédure de consultation, 18 cantons ont salué l introduction de prestations complémentaires. 8 cantons ont émis des réserves en disant que d autres mesures seraient préférables: uniformiser et augmenter les allocations familiales, favoriser l accueil extra-familial des enfants et prévoir des allègements fiscaux. Par ailleurs, les coûts et la gestion seraient trop importants par rapport au résultat. En ce qui concerne les compétences et l application des prestations liées aux besoins, 12 cantons sont favorables à une solution mixte impliquant à la fois la Confédération et les cantons (loi-cadre fédérale, compétence matérielle aux cantons). 3. La CDAS souhaite la mise en place d une offre d accueil extra-familial pour enfant suffisante. Elle demande un engagement financier durable de la Confédération. Pour elle, une offre d accueil extra-familial pour enfant suffisante joue un rôle clé pour favoriser l égalité des sexes sur le marché du travail et, de ce fait, réduire le nombre de working poor. La Confédération ne doit pas financer uniquement les nouvelles offres, mais aussi des places existantes. Afin d optimiser l offre, la CDAS recommande aux cantons d établir des lignes directrices concernant les besoins, la qualité, le financement et les tarifs. Lors de la procédure de consultation, 24 cantons se sont dits favorables à un engagement financier durable de la Confédération. Plusieurs ont souhaité que cet engagement s étende également à des offres existantes. 16 cantons voudraient qu un concept soit élaboré en commun et 12 sont favorables à une harmonisation concernant les critères du be- Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 27

31 soin, la qualité, le financement et les tarifs (3 de ces cantons verraient bien une harmonisation au niveau fédéral). 4. La CDAS examine, en collaboration avec la Conférence des directeurs cantonaux des finances, l opportunité d émettre, à l intention des cantons, des recommandations sur les adaptations à apporter au système fiscal pour qu il tienne mieux compte des familles et permette de réduire la pauvreté. La CDAS poursuit les objectifs suivants: exonérer fiscalement le minimum vital, introduire dans la mesure du possible au niveau cantonal un dispositif comparable à l impôt fédéral direct, avec son modèle de splitting familial, concevoir le système de déductions pour enfants de manière à le rendre compatible avec les objectifs sociopolitiques de la CDAS. Nachdiplomstudium «Partizipation von Kindern und Jugendlichen» Bsu / Die An- und Einsichten von Kindern und Jugendlichen wurden bisher bei der (politischen) Entscheidungsfindung zu wenig berücksichtigt. Neben der bisherigen Politik für Kinder und Jugendliche muss zusätzlich eine Politik mit und von Kindern und Jugendlichen etabliert werden. Um die gesellschaftliche und politische Partizipation von Kindern und Jugendlichen zu unterstützen und zu fördern hat die Eidgenössische Kommission für Kinder- und Jugendfragen zusammen mit der Hochschule für Soziale Arbeit HSA Luzern den Nachdiplomkurs «Partizipation von Kindern und Jugendlichen» konzipiert. Der Studiengang soll die Teilnehmenden befähigen, Kinder und Jugendliche wirkungsvoll in Entscheidungsprozesse einzubeziehen. Der Studiengang startet im Juni 2004, Anmeldeschluss ist der 10. April Informationen: Hochschule für Soziale Arbeit HSA Luzern Chantal Frey Werftstrasse 1 Postfach 3252, 6002 Luzern Tel Lors de la procédure de consultation, 22 cantons ont approuvé les lignes directrices proposées par la CDAS. Renseignements complémentaires: Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) Eigerplatz 5 Case postale 459, 3000 Berne 14 Tél , fax Ernst Zürcher, Eva Wiesendanger, Studie zu Ergänzungsleistungen für Familien Bsu / Im Auftrag der Schweizerischen Konferenz der kantonalen Sozialdirektorinnen und Sozialdirektoren (SODK) hat das Büro BASS (Büro für Arbeits- und Sozialpolitische Studien) Modelle für bedarfsabhängige Ergänzungsleistungen (EL) für einkommensschwache Familien erarbeitet. Die Modelle gehen vom System des Kantons Tessin aus, sind aber so ausgestaltet, dass sie schweizweit angewendet werden könnten. Die Studie kommt zum Schluss, dass sich mit einer solchen EL die Familienarmut «sehr wirkungsvoll» bekämpfen liesse. Aufgrund der Vorgaben der Auftraggeberin und weiterer anerkannter Grundsätze der schweizerischen Familienpolitik legten die Autorinnen und Autoren verschiedene Kriterien fest, die sie bei der Ausarbeitung des Modells berücksichtigten. Dazu gehören die folgenden drei Hauptzielsetzungen: Verringerung der Armut unter Familien Bessere Integration von Familien Entlastung der Agglomerationen (durch Reduktion der Sozialhilfe) Im Weiteren sollten verschiedene Rahmenbedingungen erfüllt sein, nämlich: Effizienter Einsatz der Mittel Keine Exportierbarkeit der Leistungen Aufrechterhaltung des Erwerbsanreizes Möglichst grosse Gleichbehandlung in der ganzen Schweiz Keine Diskriminierung von Familienformen Keine Stigmatisierung von Beziehenden 28 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

32 Berücksichtigung phasenspezifischer und regionaler Bedürfnisse Drei Modelle Das Grundmodell unterscheidet zwischen Kinder-EL und Eltern-EL. Mit der Kinder-EL werden die nicht bedarfsdeckenden Kinderzulagen auf den minimalen Lebensbedarf der Kinder aufgestockt. Die Eltern-EL wird dann ausgerichtet, wenn trotz Kinder-EL der minimale Lebensbedarf der ganzen Familie nicht gedeckt ist. Sie füllt diese Lücke und hat die Funktion, den Erwerbsausfall während der Betreuungszeit abzugelten. Die Unterscheidung zwischen einer EL, die sich auf den minimalen Lebensbedarf des Kindes bezieht und einer EL, welche den minimalen Lebensbedarf der ganzen Familie deckt, entspricht dem so genannten «Tessiner Modell». Gewisse Elemente des vorgeschlagenen Systems weichen hingegen davon ab. Zu berücksichtigen waren insbesondere die Unterschiede beim Angebot an familienexternen Betreuungsstrukturen. Im Kanton Tessin werden die Kinder ab drei Jahren in der scuola d infanzia ganztägig betreut. Die Eltern-EL wird deshalb nur bis zu diesem Alter ausgerichtet, da man davon ausgeht, dass die Eltern danach erwerbstätig sein können. In den meisten anderen Kantonen ist das Angebot an familienexterner Ganztagesbetreuung lückenhaft. Deshalb schlägt die Studie ein Modell vor, bei welchem die Eltern-EL schrittweise über drei Phasen reduziert wird. Die Kinder-EL wird hingegen durchgängig bezahlt bis das Kind 15-jährig, bzw., falls es sich in Ausbildung befindet, 24-jährig ist. Phase I umfasst das erste Lebensjahr eines Kindes. Während dieser Zeit wird eine allfällig verbleibende Lücke zum Lebensbedarf der ganzen Familie vollständig über die Eltern-EL ausgeglichen. Phase II umfasst die Zeit, in welcher das jüngste Kind 1 bis 6 Jahre alt ist. Eine allfällig verbleibende Lücke zum Lebensbedarf der ganzen Familie wird zur Hälfte über Eltern-EL ausgeglichen. Phase III umfasst die Zeit, in welcher das jüngste Kind zwischen 7 und 15 Jahre alt ist, bzw. bis es 24-jährig ist, falls es sich in Ausbildung befindet. Es wird keine Eltern- EL ausbezahlt. Neben diesem Grundmodell wurden zwei weitere Modelle ausgearbeitet. Das Teilmodell 1 umfasst nur die Kinder-EL für Kinder von 0- bis 24-jährig, das Teilmodell 2 nur die Kinder-EL für Kinder von 0- bis 15-jährig. Für alle drei Modelle wurden zudem zwei Varianten berechnet. Die Variante A sieht keine Mindestanforderung für die Erwerbsarbeit vor. Bei der Variante B haben Paarhaushalte nur dann einen Anspruch auf die EL, wenn die Partner gesamthaft 32 Stunden pro Woche erwerbstätig sind. Um Erwerbsarbeit finanziell lohnend zu behalten, sind zwei Massnahmen vorgesehen. Zum einen wird zusätzliches Einkommen aus vermehrter Erwerbstätigkeit während des laufenden Jahres bis zu einer gewissen Obergrenze nicht angerechnet. Zum anderen werden die Kosten für familienergänzende Kinderbetreuung während der Erwerbszeit voll übernommen. Schliesslich kann ein durchgehendes Verbleiben der Mütter im Arbeitsmarkt dadurch gefördert werden, dass bei Paaren vom kleineren Einkommen ein Grundbetrag nicht an das für die EL-Berechnung verwendete Einkommen angerechnet wird. Wirkung und Kosten Mit allen Modellen lässt sich die Familienarmutsquote wirkungsvoll bekämpfen. Mit dem Grundmodell würde sie von heute 7,9 Prozent auf 1,6 Prozent gesenkt, mit dem Teilmodell 1 auf 2,1 Prozent und mit dem Teilmodell 2 auf 2,7 Prozent. Allerdings sind die Wirkungen nicht für alle Haushaltstypen gleich. So würden zum Beispiel bei der Beschränkung auf die Kinder-EL (Teilmodelle 1 und 2) insbesondere die Alleinerziehenden mit einem Kind und die Ehepaare mit einem Kind in deutlich höherem Masse in der Armut verbleiben als beim Grundmodell mit Kinder- und Eltern-EL. Die Kosten beziffert die Studie mit 826 Millionen Franken pro Jahr für das Grundmodell und mit 750 Millionen Franken für das Teilmodell 1 bzw. 686 Millionen Franken für das Teilmodell 2. Thema auch im Nationalrat Die Studie wurde im Auftrag der Schweizerischen Konferenz der kantonalen Sozialdirektorinnen und Sozialdirektoren (SODK) erstellt. Diese ihrerseits erteilte diesen Auftrag auf Wunsch der Tripartiten Agglomerationskonferenz (TAK). Die TAK ist eine Diskussionsplattform von Bund, Kantonen und Gemeinden zu Problemlagen, die besonders die Agglomerationen betreffen. Die Zunahme einkommensschwacher Familien wurde von ihr als eines der zu bearbeitenden Themen definiert und sie wünschte dazu Entscheidgrundlagen. Auch im eidgenössischen Parlament sind EL für Familien ein Thema. Der Nationalrat hat 2001 zwei Parlamentarische Initiativen der Nationalrätinnen Lucrezia Meier-Schatz und Jacqueline Fehr überwiesen, welche die Übertragung des «Tessiner Modells» auf die ganze Schweiz fordern. Es ist nun an der Sub- Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 29

33 kommission Familienpolitik des Nationalrates, einen Gesetzesentwurf zu erarbeiten. Die SODK hat sich an ihrer Jahresversammlung im Oktober 2003 für die Einführung von ergänzenden Bedarfsleistungen für einkommensschwache Familien ausgesprochen (vgl. obenstehenden Artikel). Sie soll in Zusammenarbeit mit dem Bund erfolgen. Mit der Studie des Büro BASS steht eine fundierte Grundlage für Entscheide für das weitere Vorgehen zur Verfügung. Bibliografische Angaben: Eveline Hüttner, Tobias Bauer, Büro für Arbeitsund Sozialpolitische Studien (BASS). Massnahmen zur gezielten Unterstützung von einkommensschwachen Familien. Bericht zuhanden der Konferenz der kantonalen Sozialdirektorinnen und Sozialdirektoren (SODK). Bern 2003 Bestelladresse: SODK-Zentralsekretariat Eigerplatz 5, 3007 Bern Tel Des prestations complémentaires pour les familles: étude Bsu / Le bureau d études de politique sociale et de politique du travail BASS a élaboré, sur mandat de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) des modèles de prestations complémentaires (PC) liées aux besoins et destinées aux familles à faible revenu. Ces modèles s inspirent du système instauré dans le canton du Tessin, mais ils sont conçus de manière à pouvoir être appliqués dans toute la Suisse. L étude parvient à la conclusion que des PC de ce type permettraient de lutter très efficacement contre la pauvreté des familles. A partir des directives données par la mandante et de principes reconnus de la politique familiale suisse, les auteurs ont défini différents critères à prendre en compte pour configurer leurs modèles. Ces critères comprennent les trois objectifs suivants: diminuer la pauvreté au sein des familles; mieux intégrer les familles; alléger les charges des agglomérations (moyennant une réduction de l aide sociale). Il s agirait en outre de remplir les conditions cadre suivantes: mobilisation efficace des ressources; non-exportabilité des prestations; maintien de l incitation à exercer une activité lucrative; égalité de traitement aussi grande que possible dans toute la Suisse; absence de discrimination entre les diverses formes de famille; non-stigmatisation des bénéficiaires; prise en compte des besoins spécifiques en fonction des régions et à certaines phases. Trois modèles Le modèle de base fait une distinction entre PC pour parents et PC pour enfants. Les PC pour enfants comblent la différence entre les allocations pour enfants et les besoins vitaux minimaux des enfants. Les PC pour parents sont versées lorsque les PC pour enfants ne suffisent pas à couvrir les besoins vitaux de la famille. Elles comblent cette lacune et ont pour fonction de couvrir la perte de gain résultant de la nécessité de prendre soin des enfants. La distinction entre des PC se référant aux besoins vitaux des enfants et des PC qui couvrent les besoins vitaux de l ensemble de la famille procède de la même démarche que celle du «modèle tessinois». Mais certains éléments du système proposé s en écartent. Il s agissait de tenir compte en particulier des différences dans l offre de structures d accueil extra-familial. Dans le canton du Tessin, les enfants sont pris en charge toute la journée par la scuola d infanzia dès l âge de trois ans. Les PC pour parents ne sont donc allouées que tant que l enfant le plus jeune n a pas atteint cet âge, car on part de l idée qu ensuite les parents peuvent exercer une activité lucrative. Dans la plupart des autres cantons, l offre d accueil extra-familial est lacunaire. Aussi les auteurs de l étude proposent-ils un modèle à trois phases avec réduction par étapes des PC pour parents. En revanche, les PC pour enfants sont allouées jusqu à ce que l enfant ait 15 ans, voire 24 s il suit une formation. La phase I correspond à la première année de vie d un enfant. Durant cette période, l éventuel manque de ressources pour couvrir les besoins vitaux de l ensemble de la famille après versement des PC pour enfants est entièrement compensé par des PC pour parents. La phase II couvre la période durant laquelle l enfant le plus jeune a entre 1 et 6 ans. L éventuel manque de ressources pour couvrir les besoins vitaux de la fa- 30 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

34 mille est alors à moitié compensé par des PC pour parents. La phase III couvre la période durant laquelle l enfant le plus jeune a entre 7 et 15 ans, ou 24 ans s il est en formation. Des PC pour parents ne sont plus allouées. Deux autres modèles ont été élaborés en plus du modèle de base. Ils ne comprennent que les PC pour enfants, jusqu à 24 ans dans le modèle partiel 1, jusqu à 15 ans dans le modèle partiel 2. De plus, deux variantes ont été calculées pour chacun de ces trois modèles. La variante A ne prévoit aucune exigence minimale quant à l importance de l activité lucrative. Dans la variante B, les couples de parents n ont droit aux PC que si le volume global de leur activité professionnelle est d au moins 32 heures hebdomadaires. Deux mesures sont prévues pour que l exercice d une telle activité reste financièrement intéressant: d une part, le revenu supplémentaire fruit d une augmentation de l activité lucrative ne devrait pas être pris en compte durant l année en cours jusqu à un certain plafond. D autre part, les frais de garde de l enfant pendant les heures de travail seraient entièrement pris en charge. Enfin, on pourrait encourager les mères à ne pas quitter le marché du travail en adoptant, pour les couples à moindre revenu, la règle suivante: un montant de base pourrait être déduit du revenu déterminant pour le calcul des PC. Leurs effets et leurs coûts Les trois modèles permettraient de réduire efficacement le taux de pauvreté des familles: celui-ci passerait de 7,9% à 1,6% avec le modèle de base, à 2,1% avec le modèle partiel 1 et à 2,7% avec le modèle partiel 2. Mais les effets ne seraient pas les mêmes pour tous les types de ménage. Si par exemple l on n allouait que des PC pour enfants (modèles partiels 1 et 2), les familles monoparentales avec un enfant et les couples avec un enfant seraient proportionnellement nettement plus nombreux que les autres à demeurer au-dessous du seuil de pauvreté. L étude évalue les frais des PC pour familles à 826 millions de francs avec le modèle de base, 750 millions avec le modèle partiel 1 et 686 millions avec le modèle partiel 2. Débat au Conseil national Cette étude a été réalisée sur mandat de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), qui répondait elle-même à un vœu de la Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA). Cette dernière est une plate-forme de discussion formée par la Confédération, les cantons et les communes pour étudier les problèmes qui concernent surtout les agglomérations. La CTA a défini l augmentation du nombre de familles à faible revenu comme l un des thèmes à traiter et elle souhaitait disposer de bases de décision à ce propos. Les PC pour familles sont un sujet de discussion au Parlement fédéral également. La chambre du peuple a transmis en 2001 deux initiatives parlementaires des conseillères nationales Lucrezia Meier-Schatz et Jacqueline Fehr qui demandent que le «modèle tessinois» soit appliqué dans tout le pays. C est maintenant à la sous-commission Politique familiale du Conseil national d élaborer un projet de loi. A l occasion de son assemblée annuelle tenue en octobre 2003, la CDAS s est prononcée en faveur de prestations complémentaires liées aux besoins pour les familles à faible Etude post-diplôme «participation des enfants et des jeunes» Bsu / Les idées et les avis des enfants et des jeunes ont été jusqu ici trop peu pris en considération lors de la prise de décision (politique). En plus de la politique en faveur des enfants et des jeunes on doit établir une politique avec et des enfants et des jeunes. Afin de promouvoir et de soutenir la participation sociale et politique des enfants et des jeunes, la Commission fédérale de la jeunesse et la Haute école de travail social de Lucerne ont conçu un cours postdiplôme intitulé «Participation des enfants et des jeunes». Ce cours vise à rendre les participant-e-s capables d intégrer efficacement les enfants et les jeunes dans les processus de décision. Le cours commence en juin 2004 et le délai d inscription échoit au 10 avril Informations: Hochschule für Soziale Arbeit HSA Luzern Chantal Frey Werftstrasse 1, Postfach Luzern tél Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 31

35 revenu (voir l article ci-dessus). Ces prestations devraient être introduites en collaboration avec la Confédération. L étude du bureau BASS fournit une base solide pour les décisions concernant la suite des opérations. Indications bibliographiques: Eveline Hüttner, Tobias Bauer, Büro für Arbeitsund Sozialpolitische Studien (BASS). Mesures pour apporter un soutien ciblé aux familles ne disposant que de faibles revenus. Rapport à l attention de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS). Berne Commande: CDAS, Secrétariat central Eigerplatz 5, 3007 Berne Tél Ticino: Nuova Legge per le famiglie Ivan Pau-Lessi, Capoufficio, Ufficio dei giovani, della maternità e dell infanzia In Ticino un nuovo elemento forte e dinamico rafforza il «Tessiner Modell»: la Legge per le famiglie. Promuove la compatibilità fra famiglia e lavoro e attualizza la protezione dell infanzia. Entrerà in vigore probabilmente nel Per il Governo e il Parlamento ticinese le famiglie sono una priorità politica. Accanto agli assegni familiari di complemento («Tessiner Modell») destinati alle famiglie con redditi insufficienti, ora c è una Legge rivolta alle famiglie con figli minorenni, che si fa interprete delle nuove realtà familiari e dei mutamenti socioeconomici e culturali degli ultimi decenni: la nuova Legge sul sostegno alle attività delle famiglie e di protezione dei minorenni (Legge per le famiglie). Compatibilità fra famiglia e lavoro La Legge promuove l accoglienza per bambini durante il tempo di lavoro o di formazione dei genitori e fuori dall orario scolastico. Viene quindi incontro ai genitori, in particolare alle madri, oggi più presenti sul mercato del lavoro. Permette di conciliare nel migliore dei modi l attività professionale e i compiti di cura e di educazione dei figli e di meglio ripartire i ruoli familiari fra donna e uomo. La creazione di posti presso asili nido, famiglie diurne e centri per attività extrascolastiche sarà stimolata da contributi e sottoposta a precisi criteri di qualità. Sono previsti sostegni anche a gruppi informali che promuovono iniziative di socializzazione e di auto-aiuto. Protezione dei minorenni La Legge attualizza la protezione dell infanzia in quanto i metodi di intervento in situazioni problematiche sono evoluti, grazie anche a riferimenti come la Convenzione delle Nazioni Unite sui diritti del fanciullo. Sviluppa misure diversificate a seconda della gravità, non più stigmatizzanti e deresponsabilizzanti. Rafforza l intervento con la famiglia (e non contro la famiglia) e cerca di evitare la separazione fra figli e genitori. Nei casi più gravi, affronta un percorso di recupero delle competenze genitoriali e della relazione fra genitori e figli. Nei casi di violenza domestica, predispone l accoglienza di donne e bambini in strutture protette. Rivaluta l affidamento familiare, il suo ruolo sociale e educativo, per una risposta individualizzata fondata sul modello educativo genitoriale. Aggiorna il ruolo degli istituti sociali per minorenni chiamati a sostituirsi temporaneamente alla famiglia naturale. Incentivi ai Comuni I Comuni che si attiveranno direttamente o indirettamente nella promozione di attività di accoglienza potranno beneficiare di uno sconto sulla partecipazione ai costi di affidamento di minorenni in centri educativi. L incentivo ai Comuni è un sistema innovativo. Osservatorio cantonale La Legge prevede la creazione di un organismo propositivo e consultivo del Governo per tutte le tematiche inerenti alla famiglia: l osservatorio cantonale della politica familiare. Esso studierà l evoluzione delle strutture familiari e dei loro bisogni nel territorio cantonale e valuterà l impatto di altre politiche sulle famiglie. Una politica coordinata Il progetto di politica familiare ticinese tiene conto degli orientamenti della Commissione di coordinamento per le questioni familiari (COFF). Costruisce una politica familiare integrata e coordinata, per tutte le famiglie, affrancata da approcci assistenziali, attenta alla pro- 32 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

36 possano conoscere le opportunità offerte sul territorio. Documentazione: legge_famiglie.htm Contatti Dipartimento della sanità e della socialità del Canton Ticino (DSS) Residenza Governativa 6501 Bellinzona tel , fax Tessin: Neues Familiengesetz Ivan Pau-Lessi, Chef des Amtes für Jugend, Mutterschaft und Kindheit Im Kanton Tessin wird das «Tessiner Modell» durch ein neues starkes und dynamisches Instrument ergänzt: das Familiengesetz. Es fördert die Vereinbarkeit von Familie und Beruf und bringt einen zeitgemässen Kinderschutz. Das Gesetz tritt voraussichtlich 2005 in Kraft. Der Kindesschutz ist ein Thema des neuen Tessiner Familiengesetzes / La protection de l enfance est un thème de la nouvelle loi tessinoise sur les familles Foto / Photo: Philippe Welti Bern / Berne mozione della parità fra donna e uomo, all integrazione sociale di ogni singolo membro, adulto o minorenne. Il nuovo quadro legislativo afferma la dimensione sociale della famiglia, accanto a quella privata degli affetti e dei valori, e riconosce le molteplici forme di convivenza tra genitori e figli, indipendentemente dal legame biologico o meno con il figlio. Coordina le risorse, i servizi, le iniziative; non sovrappone politiche e prestazioni federali, cantonali e comunali. Anche per questo si prevede di potenziare un informazione mirata a tutte le famiglie, affinché Für die Regierung und das Parlament des Kantons Tessin gehören die Familien zu den politischen Prioritäten. Neben den Familienzulagen für einkommensschwache Familien («Tessiner Modell») ist jetzt ein Gesetz für Familien mit minderjährigen Kindern verabschiedet worden, das den neuen Lebensbedingungen der Familien sowie den sozio-ökonomischen und kulturellen Veränderungen der vergangenen Jahrzehnte Rechnung trägt: Das neue Gesetz über die Unterstützung der Familientätigkeiten und den Schutz der Minderjährigen (Familiengesetz). Vereinbarkeit von Familie und Beruf Das Gesetz fördert die Betreuung von Kindern während der Arbeits- oder Ausbildungszeit der Eltern und ausserhalb der Schulzeiten. Damit kommt es den Eltern entgegen, insbesondere den Müttern, die heute auf dem Arbeitsmarkt stärker präsent sind. Es ermöglicht, Berufstätigkeit, Betreuung und Erziehung der Kinder bestmöglich miteinander zu vereinbaren und Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 33

37 Das neue Tessiner Familiengesetz fördert die gerechtere Aufteilung der familiären Aufgaben zwischen Mann und Frau / La nouvelle loi tessinoise sur les familles encourage une répartition plus équitable des tâches familiales entre femme et homme Photo / Foto: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg die familiären Aufgaben gerechter zwischen Frau und Mann zu verteilen. Die Einrichtung von Plätzen in Kinderkrippen, Tagesfamilien und Einrichtungen für die ausserschulische Betreuung wird durch Finanzbeiträge gefördert und durch präzise Qualitätskriterien geregelt. Ferner sind Finanzbeiträge für private Sozialisierungs- und Selbsthilfeinitiativen vorgesehen. Schutz der Minderjährigen Das Gesetz trägt den neuesten Erkenntnissen beim Kinderschutz Rechnung. Es berücksichtigt, dass sich die Interventionsmethoden in Problemsituationen weiter entwickelt haben, auch dank neuer Rahmenvorgaben wie dem Übereinkommen der Vereinten Nationen über die Rechte des Kindes. Angepasst an die Schwere des Einzelfalls bietet es diversifizierte Massnahmen, die nicht mehr zu einer Stigmatisierung oder einer Entbindung von der Verantwortung führen. Es unterstützt Interventionen mit der Familie (nicht gegen die Familie) und soll die Trennung von Kindern und Eltern weitgehend vermeiden. In schwersten Fällen sieht es Verfahren vor, in welchen die elterlichen Kompetenzen zurückgewonnen und die Eltern-Kind-Beziehungen neu hergestellt werden sollen. In Fällen häuslicher Gewalt bietet es Frauen und Kindern die Möglichkeit, Schutz in speziellen Einrichtungen zu suchen. Es wertet die Aufgabe der Familie, ihre soziale und erzieherische Funktion auf, um eine individuell zu gestaltende Antwort zu geben, die auf dem Modell der Erziehung durch die Eltern beruht. Es bewertet die Rolle der sozialen Einrichtungen für Minderjährige neu, die vorübergehend die Familie ersetzen sollen. Finanzielle Anreize für Gemeinden Gemeinden, die sich direkt oder indirekt für die Förderung von Betreuungsmöglichkeiten einsetzen, kann ein Teil ihres Beitrags an die Betreuungskosten für Minderjährige in Erzie- 34 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

38 hungseinrichtungen erlassen werden. Diese finanziellen Anreize für Gemeinden stellen ein innovatives System dar. Kantonales Observatorium Das Gesetz sieht die Einrichtung einer beratenden Regierungsstelle für sämtliche Familienfragen vor: das kantonale Observatorium für Familienpolitik. Sie verfolgt auf kantonaler Ebene die Entwicklung der Familienstrukturen und die Bedürfnisse der Familien und beurteilt die Auswirkungen anderer Politiken auf die Familien. Eine koordinierte Politik Die Tessiner Familienpolitik berücksichtigt die Empfehlungen der Eidgenössischen Koordinationskommission für Familienfragen (EKFF). Sie entwickelt eine integrierte und koordinierte Familienpolitik für alle Familien, nicht mehr als Sozialhilfe verstanden, ausgerichtet auf die Förderung der Gleichstellung von Frau und Mann, auf die soziale Integration aller Gesellschaftsmitglieder, ob Erwachsene oder Minderjährige. Das neue gesetzliche Rahmenwerk stärkt, neben der privaten Dimension der Gefühle und Werte, die soziale Dimension der Familie, und erkennt unabhängig von einer biologischen Verbindung zum Kind die vielfältigen Formen des Zusammenlebens von Eltern und Kindern an. Es koordiniert die Ressourcen, Dienstleistungen und Initiativen. Die nationalen, kantonalen und kommunalen Politiken und Leistungen werden durch das Gesetz nicht überlagert. Auch aus diesem Grund ist geplant, die gezielte Information aller Familien zu verstärken, um sie über die in ihrem Kanton gebotenen Möglichkeiten aufzuklären. Dokumentation: legge_famiglie.htm (Gesetzestext) Kontaktadresse: Dipartimento della sanità e della socialità del Canton Ticino (DSS) Residenza Governativa 6501 Bellinzona Tel , Fax Tessin: nouvelle loi pour les familles Ivan Pau-Lessi, chef de l Office des jeunes, de la maternité et de l enfance Un nouvel élément de poids vient renforcer et dynamiser le «modèle tessinois»: une loi en faveur des familles, qui permet de mieux concilier travail et famille et adapte la protection de l enfant aux nouvelles réalités. Entrée en vigueur probablement en Les familles constituent une priorité politique tant pour le Gouvernement que pour le Parlement tessinois. Des allocations familiales complémentaires («modèle tessinois») étaient déjà accordées aux familles dont les revenus sont insuffisants. Une nouvelle loi en faveur des familles («Legge sul sostegno alle attività delle famiglie e di protezione dei minorenni») complète aujourd hui ce dispositif. Elle prend en compte les nouvelles réalités familiales et les changements socio-économiques et culturels de la dernière décennie et doit aider les familles qui ont des enfants mineurs. Concilier famille et travail La loi promeut l accueil des enfants lorsque les parents travaillent ou sont en formation, et en-dehors des heures d école. Elle répond donc aux besoins des parents, en particulier des mères, qui sont aujourd hui plus présentes sur le marché du travail. Elle permet de concilier au mieux activités professionnelles et tâches éducatives, et de mieux répartir les charges familiales entre femmes et hommes. L octroi de fonds à des structures satisfaisant à des critères de qualité précis permettra de favoriser la création de places d accueil dans des crèches ou des garderies, et des centres pour activités extrascolaires, ainsi qu auprès de mamans de jour. Des aides sont aussi prévues pour des groupes informels qui promeuvent des activités favorisant la socialisation et l entraide. Protection des mineurs La loi actualise la protection de l enfance pour tenir compte des changements intervenus dans la gestion des situations difficiles notamment grâce à des textes de référence comme la Convention des Nations unies sur les droits de l enfant. Elle propose des mesures diversifiées en fonction de la gravité des problèmes, Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 35

39 qui n entraînent plus de stigmatisation ni de déresponsabilisation. Elle implique davantage la famille (et n agit pas contre elle) et vise à éviter les séparations entre enfants et parents. Dans les cas particulièrement lourds, elle veut aider les parents à assumer à nouveau leur rôle et revitaliser la relation entre parents et enfants. Femmes et enfants pourront être plus facilement accueillis dans des structures protégées lorsqu il y a violence domestique. La loi favorise les solutions individuelles en valorisant la prise en charge au sein de la famille, dont le rôle social et éducatif est reconnu. Elle réévalue le rôle des instituts accueillant des mineurs pour remplacer à titre temporaire la famille naturelle. Incitations en faveur des communes Les communes qui chercheront directement ou indirectement à promouvoir des activités d accueil pourront bénéficier d une réduction sur leur participation aux coûts découlant du placement de mineurs dans des centres éducatifs. Ces incitations constituent une nouveauté. Observatoire cantonal La loi prévoit la création d un observatoire cantonal de la politique familiale, qui pourra faire des propositions et conseillera le gouvernement dans tous les domaines liés à la famille. Cet organisme étudiera l évolution des structures familiales et des besoins dans le canton, et évaluera l impact d autres mesures politiques sur les familles. Une politique coordonnée Le projet tessinois de politique de la famille tient compte des réflexions de la Commission de coordination pour les questions familiales (COFF). Il met en place une politique familiale intégrée et coordonnée, destinée à toutes les familles, ne fonctionnant plus selon le modèle de l assistance et promouvant l égalité entre femmes et hommes et l intégration sociale de chacun, adulte ou enfant. Le nouveau cadre législatif souligne la dimension sociale de la famille, parallèlement à sa dimension privée centrée sur l affection et les valeurs, et elle reconnaît les multiples formes de vie commune existant entre parents et enfants, qu il y ait un lien biologique ou non. Il assure une coordination entre les sources de financement, les services, les initiatives; il ne superpose pas politiques et prestations fédérales, cantonales et communales. C est pourquoi une information doit être fournie à toutes les familles, afin qu elles puissent connaître les offres existantes. Textes de référence: legge_famiglie.htm (texte de loi) Contacts: Dipartimento della sanità e della socialità del Canton Ticino (DSS) Residenza Governativa 6501 Bellinzona tél , fax Aargau: Forum «Familienfreundliche Gemeinde» Mélanie Mader, Praktikantin, Zentralstelle für Familienfragen Familienfreundlichkeit ist eine grosse Chance für eine Gemeinde, ihre Attraktivität als Wohnort zu steigern. Am Forum «Familienfreundliche Gemeinde» vom 12. September 2003 im Schloss Lenzburg wurden in Referaten und Workshops verschiedene Aspekte und Möglichkeiten der Familienförderung auf Gemeindeebene dargelegt und praxisorientierte Handlungsansätze aufgezeigt. Ein Marktplatz bot die Gelegenheit, sich an Informationsständen über familienfreundliche Projekte, Aktivitäten und Dienstleistungen in aargauischen Gemeinden zu informieren. Das Forum fand im Rahmen des 200-jährigen Kantonsjubiläums statt und wurde veranstaltet von der Kantonalen Fachstelle für die Gleichstellung von Frauen und Männern, dem Kinderbüro Baden, dem Aargauischen Katholischen Frauenbund (AKF), den pro juventute Bezirken des Kantons Aargau und Pro Familia Schweiz. Es richtete sich in erster Linie an die Verantwortlichen in den Gemeinden. Schliesslich haben diese einen wesentlichen Einfluss auf die Gestaltung guter Rahmenbedingungen für die Familien. In den Gemeinden fallen die Entscheidungen über die Bereitstellung von Wohnraum, Kindergärten, Schulen, Spielplätzen, Freizeiteinrichtungen, über Verkehrswege und soziale Dienste eben über alles, was den unmittelbaren Lebensraum von Kindern und Familien betrifft. Dementsprechend breit 36 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

40 Familienfreundlicher Aargau / Une Argovie qui sourit aux familles Illustration aus der Einladung zum Forum «familienfreundliche Gemeinde»/ Illustration tirée de l invitation au forum «Communes favorables aux familles» gefächert waren die Themenschwerpunkte des Forums: Familien und Familienpolitik heute Standortfaktor Familienfreundlichkeit (Kosten-Nutzen) Gemeinde-Gütesiegel «Familienfreundlichkeit» Prozessorientierte Entwicklung von Familienleitbildern Gemeindeübergreifende familienergänzende Kinderbetreuungskonzepte Kinder- und familienfreundliches Quartier/Strassenraumplanung Familien- und Kinderfreundlichkeitsprüfung in der Praxis. Acht verschiedene Workshops widmeten sich der Vertiefung dieser Aspekte in kleinen Gruppen. Zum Schluss wurden die Ergebnisse unter dem Titel «Auf zum familienfreundlichen Aargau: Wünsche und Visionen» zusammengetragen und diskutiert. Alle Bereiche der Gesellschaft profitieren Den theoretischen Hintergrund lieferten zwei Referenten. Prof. em. Dr. rer. pol. Kurt Lüscher, Mitglied der Eidg. Koordinationskommission für Familienfragen EKKF und Wissenschaftlicher Berater beim Bundesministerium für Familie, Senioren, Frauen und Jugend (Berlin), machte in seinem Referat «Widersprüchliche Mannigfaltigkeit Nachhaltige Leistungen; Familien und Familienpolitik heute» darauf aufmerksam, dass die Familie in ihrer traditionellen Form an Selbstverständlichkeit eingebüsst hat. Lüscher sprach von der Mannigfaltigkeit der Lebensführung und Lebensformen. Dementsprechend gilt das Interesse nicht einer einzelnen als richtig angesehenen Familienform, sondern den tatsächlich in den Familien und durch sie erbrachten Leistungen. Familienpolitik sollte nicht primär als Sozialpolitik, sondern als zukunftsorientierte Gesellschaftspolitik und Generationenpolitik verstanden werden. Eva Zimmermann, Betriebsökonomin HWV, Aargau Services, ging in ihrem Referat «Standortvorteil Familienfreundlichkeit Ein Pluspunkt für die Gemeinde» auf die verschiedenen familienfreundlichen und familienunterstützenden Rahmenbedingungen ein, so zum Beispiel die Strukturen, das Umfeld, die Einrichtungen für Familien auf privater Basis, die Raum- und Verkehrsplanung sowie die finanzielle Entlastung von Familien. Sie sprach auch die Kosten und den Nutzen von familienergänzender Betreuung an und betonte, dass von den Leistungen der Familien alle Bereiche des sozialen, wirtschaftlichen und kulturellen Lebens profitieren würden. Kontaktadresse: Projektleitung Marianne Ryf Kinderbüro Baden, Kirchplatz 3, 5400 Baden Tel Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 37

41 Toute la société en profite Argovie: forum des communes favorables aux familles Mélanie Mader, stagiaire, Centrale pour les questions familiales Offrir des conditions favorables aux familles constitue pour les communes un excellent moyen d accroître leur attractivité. Lors du forum sur ce thème organisé le 12 septembre 2003 au château de Lenzburg, les exposés et les ateliers ont mis en lumière les différents aspects et les possibilités de promotion de la famille sur le plan communal ainsi que des ébauches d actions pratiques. Ce forum donnait également l occasion de se renseigner à des stands d information sur les projets, les activités et les prestations des communes d Argovie. Le forum, qui coïncidait avec les 200 ans du canton, était organisé par le service cantonal pour l égalité entre femmes et hommes, le bureau de l enfance de Baden, l association des femmes catholiques d Argovie, les districts argoviens de pro juventute dans le canton et Pro Familia Suisse. Il s adressait surtout aux responsables des communes, car ceux-ci jouent, en fin de compte, un rôle très important dans la création de bonnes conditions pour les familles. C est en effet au niveau communal que se prennent les décisions concernant l aménagement des zones d habitation, des jardins d enfants, des écoles, des places de jeu, des installations de loisirs, les transports publics et les services sociaux, donc tout ce qui concerne directement l espace vital des enfants et des familles. Les sujets phares du forum ont donc couvert un spectre très large: la famille et la politique familiale aujourd hui, le facteur «place favorable aux familles» (rapport coûts-utilité), un label communal de qualité «Familles bienvenues», l élaboration de chartes communales en faveur des familles, les concepts intercommunaux d accueil extra-familial, l urbanisation en fonction des familles et des enfants et l étude de l impact de toute mesure sur les enfants et les familles. Huit ateliers ont été consacrés à l approfondissement de ces thèmes en petits groupes. A la fin du forum, les résultats synthétisés sous le titre «Vers une Argovie qui sourit aux familles: souhaits et perspectives» ont été discutés. La théorie a été exposée par deux conférenciers. Le professeur Kurt Lüscher, membre de la Commission fédérale de coordination pour les questions familiales (COFF) et conseiller scientifique auprès du Ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse (Berlin) s est d abord exprimé. Il a mis en évidence dans son exposé «La diversité et ses contradictions prestations durables; les familles et la politique familiale aujourd hui» que la famille sous sa forme traditionnelle est en perte de vitesse. Le professeur Lüscher a parlé de la diversité des parcours et des formes de vie, qui invitent à s intéresser non pas à une structure familiale considérée comme la seule valable, mais aux prestations effectivement fournies au sein des familles et par les familles. La politique familiale ne devrait donc pas se borner à la politique sociale, mais tenir compte de la société et des relations intergénérationnelles. Eva Zimmermann, économiste d entreprise ESCEA, Aargau Services, a pris ensuite la parole. Elle a abordé dans son exposé «La promotion de la famille, un plus pour les communes» les conditions cadre qui favorisent et soutiennent les familles, comme les structures, l environnement, les installations pour des familles sur une base privée, l aménagement du territoire, les transports ainsi que les allégements de la charge financière des familles. Elle a aussi parlé des coûts et de l utilité des structures d accueil extra-familiales et mis l accent sur le fait que tous les secteurs de la vie sociale, économique et culturelle profitent des prestations fournies par les familles. Adresse: Marianne Ryf (direction du projet) Kinderbüro Baden Kirchplatz 3, 5400 Baden Tél: Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

42 Basel-Stadt: die Familienkommission Förderung der Familienpolitik Dr. phil. Claudia Ermert Kaufmann, Beauftragte für Familienfragen, Justizdepartement Kanton Basel-Stadt Seit Mai 2002 besteht im Kanton Basel-Stadt eine Familienkommission mit Vertreterinnen und Vertretern aus der Gesellschaft, der Verwaltung und der Wissenschaft. Sie hat verschiedene Aktivitäten zur Sensibilisierung und Förderung familienpolitischer Anliegen in Angriff genommen und ist auch an einer Vernetzung mit Familienkommissionen oder Familienbeauftragten in anderen Kantonen oder Städten interessiert. Im Jahr 2000 erschien der Familienbericht Basel-Stadt. Er befragte Familien in Basel zu Wohnqualität und -umfeld, zur finanziellen Situation, zur Vereinbarkeit von Familien- und Erwerbsarbeit sowie zu Ressourcen für Familien. Neben Massnahmenempfehlungen machte er eine Reihe von allgemeinen, eher strukturellen Vorschlägen, wie Familienanliegen in der Öffentlichkeit und damit auch in der Politik besser vertreten werden könnten. Dazu zählte auch die Einsetzung einer Familienkommission. In der Kommission sind der Basler Volkswirtschaftsbund, die Basler Familien- und Erziehungsberatungsstelle, der Basler Frauenverein sowie Anliegen der Migrantinnen und Migranten vertreten. Weitere Mitglieder sind ein Wissenschaftler aus dem Bereich der Sozialarbeit und Sozialpolitik sowie ein Kirchenvertreter. Die Verwaltung ist mit dem Erziehungsdepartement (Bereich Tagesbetreuung) und dem Finanzdepartement (Steuerverwaltung) vertreten. Begleitet wird die Kommission durch die Abteilung Jugend, Familie und Prävention des Justizdepartements. Die Kommission trifft sich zirka vierteljährlich, greift familienpolitische Themen auf und hat die Möglichkeit, den Regierungsrat zu beraten. In den ersten Sitzungen hat sie eine erste Auslegeordnung der finanzpolitischen Situation vorgenommen. Im Familienbericht wurden die Finanzen als der Bereich bezeichnet, in dem die Änderungen am dringendsten wären. Die Kommission hat eine Stellungnahme zur Vernehmlassung des Tagesbetreuungsgesetzes erarbeitet und sich in den letzten Sitzungen mit zwei parlamentarischen Vorstössen befasst, welche verbesserte Informationen für Familien sowie Verbesserungen bei der Elternund Familienbildung fordern. In diesem Zusammenhang liess die Kommission eine Bestandesaufnahme der in den letzten Jahren erschienenen oder vorhandenen Eltern- und Familienbildungs- und -informationsangebote erarbeiten. Zudem wurde zusammengestellt, mit welchen Mitteln diese Angebote finanziert werden, sowie in der Kommission ein Leitbild zur Eltern- und Familienbildung und -information erarbeitet. Derzeit plant die Kommission eine Tagung zum Thema niederschwellige Elternbildung. Ein Schwerpunkt der Familienkommission im nächsten Jahr wird die Mitarbeit am familienpolitischen Leitbild sein, das im Rahmen eines Planungsauftrags postuliert wurde. Auf der Pendenzenliste stehen weitere familienpolitische parlamentarische Vorstösse. Im Anschluss an die familienpolitische Sondersession vom 11. September 2002 wünschten zahlreiche parlamentarische Vorstösse einen Ausbau bzw. eine Schwerpunktsetzung im Bereich Familienpolitik, so unter anderem die Erarbeitung eines familienpolitischen Handlungskonzepts sowie die Einrichtung eines eigentlichen Politikfelds Familienpolitik im Politikplan, vermehrte Information für Familien und verbesserte Elternbildung, die Einführung einer Kinder- und Familienfreundlichkeitsprüfung sowie die Kostenschätzung familienpolitischer Massnahmen und Möglichkeiten allfälliger Mittelumverteilungen. In den Zeiten knapper Mittel ist die Entwicklung einer kohärenten kantonalen Familienpolitik ein spannendes und forderndes Geschäft. In Basel-Stadt stehen zwei Beauftragte für Familienfragen mit jeweils 70% in der Abteilung Jugend, Familie und Prävention des Justizdepartements für diese Aufgabe zur Verfügung. Wir würden uns freuen, wenn dieser Artikel einen Anstoss zur Vernetzung der kantonalen Familienkommissionen und Familienbeauftragten geben könnte. Über Rückmeldungen freuen wir uns. Kontaktadresse: Claudia Ermert Kaufmann Beauftragte für Familienfragen Justizdepartement des Kantons Basel-Stadt Abteilung Jugend, Familie und Prävention Rheinsprung 16, 4001 Basel Tel , Fax Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 39

43 Bâle-Ville: commission de la famille nomotion de la famille Claudia Ermert Kaufmann, déléguée aux questions familiales, département de la justice du canton de Bâle-Ville Une commission de la famille a été instituée en mai 2002 dans le canton de Bâle-Ville. Formée de représentants de la société civile, de l administration et des sciences sociales, elle a entrepris diverses activités pour sensibiliser aux questions de politique familiale et pour promouvoir ce domaine. Elle souhaiterait aussi constituer un réseau avec les commissions de la famille ou les délégués aux questions familiales d autres villes ou cantons. Le rapport sur les familles du canton de Bâle- Ville a paru en Ce rapport interrogeait des familles bâloises sur leurs conditions de logement et la qualité de leur environnement, leur situation financière, ainsi que sur les ressources à disposition des familles et les possibilités de concilier vie familiale et vie professionnelle. Il formulait aussi des recommandations et faisait toute une série de propositions générales, de nature plutôt structurelle, en vue de mieux défendre les revendications des familles sur la place publique et donc aussi en politique. Entre autres on recommandait la création d une Commission de la famille. Cette Commission est formée de représentants du Basler Volkswirtschaftsbund, du centre bâlois de consultation familiale, du Basler Frauenverein et de la défense des migrants. Elle compte également un spécialiste du travail social et de la politique sociale et un représentant des églises. Quant à l administration, elle est représentée par le Département de l instruction publique (accueil de jour) et celui des finances (administration fiscale). La commission est épaulée par la division Jeunesse, famille et prévention du Département de la justice. La commission, qui se réunit environ quatre fois par an, peut conseiller le Conseil d Etat. Au cours de ses premières séances, elle a fait un premier point de la situation en matière de politique financière. Le rapport sur les familles avait en effet défini les finances comme le domaine où des changements étaient le plus urgents. La commission a formulé son avis sur la loi relative à l accueil de jour mise Basel-Stadt: der Familienbericht stellte auch Fragen zur Wohnqualität von Familien / Bâle-Ville: le rapport sur les familles a aussi posé des questions sur la qualité de logement des familles Photo / Foto: Bernard Nicod, Ipsach 40 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

44 en consultation et, lors de ses dernières séances, elle s est occupée de deux initiatives parlementaires visant à mieux informer les familles et à améliorer la formation des parents et des familles. A ce sujet, elle a fait dresser un inventaire des offres de formation et d information destinées aux parents et aux familles, indiquant aussi avec quels moyens ces offres sont financées et elle a élaboré également des lignes directrices relatives à la formation et à l information des parents et des familles. Actuellement, elle prépare un colloque sur le thème d une formation des parents accessible à tous. L un des principaux points au programme de la commission pour l an prochain est la collaboration aux lignes directrices en matière de politique familiale qui s inscrivent dans un mandat de planification demandé par un postulat. D autres interventions parlementaires touchant à la politique familiale seront encore examinées: à la suite de la session spéciale du 11 septembre 2002 consacrée à la politique familiale, nombre d intervenants ont souhaité un développement de ce domaine ou la fixation de priorités, comme l élaboration d un plan d action, l inscription dans le plan politique d un secteur spécifiquement dévolu à la politique familiale, davantage d informations pour les familles et une meilleure formation des parents, l introduction d une étude d impact sur les enfants et les familles ou encore l estimation des coûts des mesures de politique familiale et les possibilités éventuelles de redistribution des fonds. En un temps où les moyens financiers sont limités, l élaboration d une politique familiale cantonale qui soit cohérente est une aventure passionnante et exigeante. A Bâle-Ville, deux délégués aux questions familiales, engagés à 70% par la division Jeunesse, famille et prévention du département de la justice, se consacrent à cette tâche. Nous serions heureux si le présent article avait pour effet de stimuler la mise en réseau des commissions cantonales de la famille et des délégués aux questions familiales. Contactez-nous! Adresse: Claudia Ermert Kaufmann Déléguée aux questions familiales Département de la justice du canton de Bâle- Ville Division Jeunesse, famille et prévention Rheinsprung 16, 4001 Bâle Tél , fax Stadt Zürich: Mütterund Väterbefragung Bsu / Zum konkreten Alltag und der Lebenssituation von Müttern und Vätern gibt es kaum wissenschaftlich gesicherte Aussagen. Für die Stadt Zürich hat sich dies nun dank einer Befragung, die das Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann der Stadt Zürich und Statistik Stadt Zürich Anfang 2003 bei über Haushalten mit mindestens einem Kind unter 16 Jahren durchführen liessen, geändert. Ein grosser Pluspunkt der Erhebung ist, dass auch die ausländischen Eltern einbezogen wurden. Sie machen fast die Hälfte der Mütter und Väter in der Stadt Zürich aus. Per Telefon wurden den Eltern Fragen gestellt zu ihrer Lebensform, den Bildungsvoraussetzungen, Wohnverhältnissen und der finanziellen Situation, zur Alltagsorganisation von Erwerbsarbeit und Betreuungspflichten sowie der Arbeitsteilung in der Partnerschaft. Hier eine Auswahl der Ergebnisse: Lebensform: Die meisten Familien leben als Ehepaar mit Kindern zusammen. Die Alleinerziehenden und die Konkubinatspaare stellen eine nicht zu vernachlässigende Minderheit von 15% dar. Lebensverhältnisse: Die Durchschnittszahlen zeigen ein positives Bild: Nur wenig Familien leben am Rande des Existenzminimums. Dass kinderreiche Familien armutsgefährdet sind, gilt für die Stadt Zürich nicht. Kinderreiche Familien sind im Gegenteil eher wohlhabend. Die allgemeinen Zahlen verbergen jedoch die Unterschiede zwischen den Bevölkerungsgruppen. Ausländische Eltern leben insgesamt in schlechteren Verhältnissen als Schweizer Eltern. Sie verdienen wegen ihrer oft tieferen Bildung weniger. Auch die Wohnverhältnisse sind schlechter als bei Schweizerinnen und Schweizern. Auffallend ist, dass sich die Lebensbedingungen auch nach mehreren Jahren Ortsansässigkeit nicht verbessern. Die zweite Gruppe mit unterdurchschnittlichen Lebensbedingungen sind die Alleinerziehenden. Ihr Einkommen ist klar geringer. Hingegen sind ihre Wohnverhältnisse gut. Gross sind die Unterschiede beim Beitrag von Frauen und Männern ans Haushaltseinkommen. Die Männer steuern meistens bedeutend mehr dazu bei. Bei ausländischen Paaren ist dieses Ungleichgewichtetwas kleiner. Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 41

45 Erwerbssituation: Von den befragten Vätern sind 92,4% erwerbstätig, von den Müttern knapp drei Viertel. 54% der Mütter haben die Erwerbsarbeit mindestens einmal unterbrochen, um familiäre Pflichten wahrzunehmen. Bei Paaren arbeiten die meisten Mütter in Teilzeit meist etwas mehr als 50% und die Väter in Vollzeit. Im Grossen und Ganzen entspricht dies den Wünschen der Eltern. Bei den Paaren ist eine egalitäre Arbeitsteilung selten. Nur bei einer kleinen privilegierte Gruppe, welche über ein grosses Bildungskapital verfügt, arbeiten beide teilzeitlich. Für breitere Schichten könnten solche Arbeitsmuster nur möglich werden, wenn die untersten Lohnklassen und die diskriminierenden Frauenlöhne angehoben würden. 57% der Väter und 40% der erwerbstätigen Mütter arbeiten auch am Samstag oder über alle Wochentage verteilt. Knapp 20% der Eltern arbeiten auch am Abend zwischen und Uhr. Innerhäusliche Arbeitsteilung: Die meisten Eltern bewältigen die Betreuung der Kinder ohne Beizug von Hilfen ausserhalb des Haushalts. Dies führt bei Alleinerziehenden zu einer grösseren Belastung. Sie müssen zum Beispiel doppelt so häufig vom Arbeitsplatz fernbleiben um ein krankes Kind zu pflegen, als Mütter und Väter in einer Paarbeziehung. Den Hauptteil der Betreuungspflichten übernehmen die Mütter, wobei doch allmählich ein stärkeres Engagement der Väter festzustellen ist, falls sie nicht durch starre Arbeitszeiten gehindert werden. Bei der Hausarbeit bleibt die Beteiligung der Männer aber konstant niedrig. Frauen sind deutlich häufiger unzufrieden mit dieser Situation als Männer. Wer es sich leisten kann, übergibt einzelne Hausarbeiten an bezahlte Hilfen. Ausserhäusliche Kinderbetreuung: Über 50% der Haushalte mit Vorschulkindern lassen ihre Kinder ausserhäuslich betreuen. Von den Familien mit Schulkindern sind es 35%. Grosse Unterschiede bestehen zwischen den Familienformen. Vier von fünf Alleinerziehenden beanspruchen familienexterne Betreuung, während es bei den Ehepaaren nur 38% sind. Ausländische Eltern nutzen das Angebot deutlich weniger als schweizerische. Sie lehnen diese Einrichtungen aber nicht mehr ab als Schweizer Eltern. Wenn sie ein familienexternes Angebot beanspruchen, bevorzugen sie weniger institutionalisierte Formen, zum Beispiel Tageseltern. Ihre Arbeitszeiten sind oft schlecht mit den Öffnungszeiten von Krippen und Horten koordiniert. Sie sind mehrheitlich mit der Betreuungssituation zufrieden und wünschen keine weitere Hilfe. Die Zufriedenheit mit den Betreuungseinrichtungen ist hoch. Ein Problem ist aber, dass 15% der Eltern keinen Platz gefunden haben. Die Resultate der Mütter- und Väterbefragung ermöglichen es, besser auf die Bedürfnisse der Familien in der Stadt Zürich einzugehen. Der Fragenkatalog deckt sehr viele Aspekte ab und könnte sicher auch in anderen Gemeinden angewendet werden. Bestelladresse: Statistik Stadt Zürich Napfgasse 6, 8001 Zürich Tel , Fax Preis: 35 Franken Die Ergebnisse sind auch in einem Buch mit 12 Porträts dargestellt, das im Buchhandel erhältlich ist: Kunststück Familie. Mütter und Väter in Zürich, Fakten, Zahlen, Porträts. Hg. Vom Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann der Stadt Zürich. Limmat Verlag, Zürich Preis: 32 Franken Ville de Zurich: enquête auprès des mères et des pères Bsu / Les analyses scientifiques qui s intéressent au quotidien des mères et des pères et à leurs conditions de vie ne sont pas légion. La ville de Zurich innove en la matière: sur mandat du Bureau de l égalité entre femmes et hommes de la ville de Zurich et de l Office de la statistique de la ville, un sondage a été réalisé début 2003 auprès de plus de 2000 ménages ayant au moins un enfant de moins de 16 ans. Le principal atout de cette enquête est qu elle inclut aussi les parents étrangers. Ces derniers représentent près de la moitié des mères et des pères de la ville de Zurich. Le sondage réalisé par téléphone auprès des parents abordait différentes questions: forme de vie commune, formation, conditions de logement, situation financière, organisation de l activité professionnelle et de la garde des enfants au quotidien et répartition du travail 42 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

46 Stadt Zürich: die Mütter- und Väterbefragung liefert interessante Daten zum Alltag der Eltern / Ville de Zurich: l enquête auprès des mères et des pères donne des informations intéressantes sur le quotidien des parents Postkarte zur Begleitkampagne (Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann der Stadt Zürich) / Carte postale tirée de la campagne (Bureau de l égalité entre femmes et hommes de la Ville de Zurich) au sein du couple. Voici une sélection de résultats: Forme de vie commune: la plupart des familles se composent de couples mariés avec enfants. Les personnes élevant seules des enfants et les couples vivant en union libre, s ils sont en minorité, représentent tout de même 15%. Conditions de vie: les chiffres moyens renvoient une image positive. Les familles dont les ressources frôlent le minimum vital sont en petit nombre. Contrairement à ce que l on pourrait supposer, les familles nombreuses, loin d être menacées par la pauvreté, sont plutôt aisées en ville de Zurich. Les statistiques générales masquent toutefois des disparités entre les divers groupes de la population. Les parents étrangers vivent globalement dans une situation plus précaire que les parents suisses. Ils gagnent moins en raison d une formation souvent plus faible. Leurs conditions de logement sont, elles aussi, moins bonnes que celles des Suisses. A noter que leur situation ne s améliore pas même après plusieurs années d établissement. Les familles monoparentales constituent le deuxième groupe dont les conditions de vie sont inférieures à la moyenne. Elles disposent d un revenu nettement plus bas. Leurs conditions de logement sont en revanche bonnes. De grandes différences apparaissent quant à la participation des femmes et des hommes au revenu du ménage. Le plus souvent, l apport des hommes est nettement plus important. Chez les couples étrangers, le déséquilibre est un peu moins prononcé. Situation professionnelle: 92,4% des pères interrogés travaillent, alors que c est le cas pour tout juste trois quarts des mères. 54% d entre elles ont interrompu leur activité professionnelle au moins une fois pour s occuper des tâches familiales. Dans les couples, les mères travaillent en majorité à temps partiel à un peu plus de 50% le plus souvent et les pères à temps complet. Ces taux d occupation correspondent en gros aux souhaits des parents. Un partage égalitaire du travail est rare dans les couples: les deux parents ne travaillent à temps partiel que dans un petit groupe privilégié au bénéfice d une formation supérieure. Ces modèles de travail ne pourraient être envisagés pour de plus larges couches de la population que si les classes de salaire les plus basses et les salaires féminins discriminatoires connaissaient une augmentation. 57% des pères et 40% des mères actives travaillent aussi le samedi ou tous les jours de la semaine. Près de 20% des parents travaillent aussi le soir entre 18 et 20 h. Répartition du travail domestique: Les parents se chargent, en général, de la garde des enfants sans faire appel à une aide extérieure. Les personnes élevant seules leurs enfants font face à une charge plus importante. Elles sont ainsi obligées de s absenter de leur travail pour soigner un enfant malade deux fois plus souvent que des mères et des pères vivant dans une relation de couple. La prise en charge des enfants est assumée en majeure partie par les mères; on constate néanmoins un engagement progressivement plus marqué des pères lorsqu ils ne sont pas Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 43

47 astreints à des horaires de travail contraignants. La participation des hommes au travail domestique continue toutefois d être faible, situation dont les femmes sont nettement plus souvent insatisfaites que les hommes. Quand le couple en a les moyens, il confie certaines tâches domestiques à des auxiliaires payées. Accueil extra-familial des enfants: plus de 50% des ménages ayant des enfants d âge préscolaire les font garder hors du cadre familial. Tel est aussi le cas de 35% des familles avec des enfants en scolarité. De grandes disparités existent suivant les types de famille. Quatre familles monoparentales sur cinq et seulement 38% des couples mariés font appel à des structures d accueil extra-familial. Les parents étrangers utilisent nettement moins cette offre que les parents suisses. Mais, comme les parents suisses, ils ne sont pas contre le fait de confier la garde de leur enfant en dehors de la famille. Quand ils ont recours à une structure extra-familiale, ils privilégient des formes moins institutionnalisées comme celle des parents de jour. Leurs horaires de travail ne coïncident souvent pas avec les heures d ouverture des crèches ou des garderies. La majorité d entre eux sont satisfaits des possibilités de prise en charge et ne souhaitent pas d aide supplémentaire. Le taux de satisfaction par rapport aux institutions d accueil est élevé. Seule ombre au tableau: 15% des parents n ont pas trouvé de place. Les résultats du sondage réalisé auprès des mères et des pères permettent de mieux répondre aux besoins des familles vivant en ville de Zurich. Couvrant de très nombreux aspects, le questionnaire pourrait certainement être utilisé aussi dans d autres communes. Commande: Statistik Stadt Zürich Napfgasse 6, 8001 Zurich Tél , fax Prix: 35 francs Les résultats de l enquête sont aussi présentés dans un livre contenant 12 portraits. Il est disponible en librairie sous le titre: Kunststück Familie. Mütter und Väter in Zürich, Fakten, Zahlen, Porträts. Hrsg. vom Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann der Stadt Zürich. Limmat Verlag, Zurich Prix: 32 francs Basel-Stadt und Basel- Landschaft: Blockzeiten werden zum Normalfall Bsu / Seit August 2003 wird der Unterricht im Kanton Basel-Stadt mit ganz wenigen Ausnahmen vom Kindergarten bis in die siebente Klasse in Blockzeiten erteilt. Damit nimmt Basel- Stadt in der Deutschschweiz eine Vorreiterrolle ein. Auch im Nachbarkanton Basel-Landschaft machen Blockzeiten Schule: Das neue Bildungsgesetz sieht für den Kindergarten und die Primarschule Blockzeiten vor. An den Primarschulen des Kantons Basel- Stadt (1. bis 4. Schuljahr) wurden die Blockzeiten im Schuljahr 1998/99 eingeführt. An den Kindergärten gelten sie seit dem Schuljahr 2001/02. Neu ist nun auch die Orientierungsschule (5. bis 7. Schuljahr) mit ganz wenigen Ausnahmen in dieses System eingebunden. Die Blockzeiten bedeuten, dass alle Kinder von Montag bis Freitag von 8.00 bis Uhr unterrichtet werden, bzw. an der Orientierungsschule während fünf Lektionen von 7.40 bis Uhr. Im Kindergarten kommt zusätzlich ein Nachmittag dazu; in der Primarschule verbringen die Kinder ein bis zwei Nachmittage in der Schule und an der Orientierungsschule drei Nachmittage. Im Kanton Basel-Landschaft kannten zwar einige Kindergärten und Primarschulen auch schon Blockzeiten. Mit dem neuen Bildungsgesetz, das am 22. September 2002 vom Volk deutlich gutgeheissen wurde, und das seit dem 1. August 2003 in Kraft ist, werden sie nun aber zum Normalfall. 12, Abs. 1 hält fest: «Der Unterricht im Kindergarten und in der Primarschule findet von Montag bis Freitag in Blöcken zu je vier Stunden am Vormittag statt. Ergänzend zu diesen umfassenden Blockzeiten ist Unterricht am Nachmittag möglich.» Abs. 3 gibt allerdings den Einwohnergemeinden die Möglichkeit, in einem Gemeindereglement abweichende Unterrichtszeiten festzulegen. Wie Rita Meienberg vom Amt für Volksschulen Basel-Landschaft erklärt, ist es tatsächlich nicht zwingend, dass alle Gemeinden die Blockzeiten einführen. Eine Gemeinde müsse nun aber gegenüber ihren Bürgern und Bürgerinnen eine Begründung liefern, wenn sie es nicht mache. Das Amt für Volksschulen stellt fest, dass sich die Gemeinden 44 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

48 Die Schulen in Basel-Stadt haben Blockzeiten bis zum siebenten Schuljahr eingeführt / Dans le canton de Bâle-Ville, les écoles ont introduit les blocs horaires jusqu à la septième année Photo / Foto: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg mit der Einführung von Blockzeiten befassen. Es sei jedoch auch eine gewisse Zurückhaltung wegen dem allgemeinen Spardruck spürbar. Die Einführung von Blockzeiten ist mit Kosten verbunden. Motionen im eidgenössischen Parlament Blockzeiten sind mittlerweile auch zum Thema der nationalen Politik geworden. Sowohl im Stände- als auch im Nationalrat wurden Motionen eingereicht, welche die Einführung von Blockzeiten in allen öffentlichen Kindergärten und Primarschulen spätestens auf das Schuljahr 2007 fordern (Motion Lalive d Epinay ; Motion Langenberger ). In der Begründung führen die Motionärinnen aus, dass Blockzeiten und Fünftagewoche einen wichtigen Schritt in Richtung Chancengleichheit von Frauen und Männern darstellen und wesentlich dazu beitragen, dass sich Eltern vermehrt beruflich oder ausserfamiliär engagieren können. Blockzeiten bieten aber auch aus der Sicht der Kinder Vorteile. Sie können helfen, Betreuung- und Erziehungsdefizite aufzufangen. Das soziale Lernen wird durch den längeren Aufenthalt in der Gruppe gefördert. Der Bundesrat hat die Motionen am 3. September 2003 entgegengenommen. Das Parlament hat sie noch nicht diskutiert. Bâle-Ville et Bâle- Campagne: l horaire fixe devient la norme Bsu / Depuis août 2003, l horaire de l enseignement est unifié dans toutes les classes du canton de Bâle-Ville, de l école enfantine au cycle d orientation, à quelques exceptions près. Bâle-Ville joue ainsi un rôle de pionnier en Suisse alémanique. L horaire fixe fait également école dans le canton voisin de Bâle- Campagne: la nouvelle loi sur l instruction publique prévoit des blocs horaires pour le jardin d enfants et l école primaire. L horaire fixe a été introduit dans les écoles primaires du canton de Bâle-Ville (1 re à 4 e années d école) pour l année scolaire 1998/99. L école enfantine l a adopté depuis l année scolaire 2001/02. Désormais, le cycle d orientation (5 e à 7 e années d école) applique à son tour ce système, à de rares exceptions près. Avec l horaire fixe, tous les enfants vont en classe du lundi au vendredi de 8 h à 12 h ou, pour le cycle d orientation, de 7 h 40 à 12 h 05 (cinq leçons). S y ajoutent un après-midi pour l école enfantine, un ou deux après-midis pour Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 45

49 l école primaire et trois pour le cycle d orientation. Dans le canton de Bâle-Campagne, quelques jardins d enfants et écoles primaires connaissaient déjà les blocs horaires. Mais avec la nouvelle loi sur l instruction publique, que le peuple a acceptée à une large majorité le 22 septembre 2002 et qui est en vigueur depuis le 1 er août 2003, ils deviennent la norme. Cette loi précise à l art. 12, al. 1: «Au jardin d enfants et à l école primaire, l enseignement est donné du lundi au vendredi par blocs de quatre heures, le matin. En plus de cet horaire fixe, l enseignement est possible l aprèsmidi aussi.» L al. 3 accorde toutefois aux communes la possibilité de fixer dans leurs règlements des horaires dérogeant à la loi. Comme l explique Rita Meienberg, du Service des écoles primaires de Bâle-Campagne, les communes ne sont effectivement pas obligées d introduire l horaire fixe. Mais si elles ne le font pas, elles doivent en indiquer le motif à leurs citoyens. Le Service des écoles primaires constate que les communes s emploient à introduire les blocs horaires. Mais on observe aussi une certaine réserve en raison de la nécessité générale d économiser, car l introduction de l horaire fixe ne va pas sans frais. Motions au Parlement fédéral Entre-temps, l horaire fixe est également devenu un thème de politique nationale. Tant au Conseil des Etats qu au Conseil national, des motions demandant l introduction de blocs horaires dans toutes les écoles enfantines et écoles primaires publiques pour l année scolaire 2007 au plus tard ont été déposées (motion Lalive d Epinay ; motion Langenberger ). Dans leur développement, les auteures des motions affirment que la journée continue et la semaine de cinq jours représentent un pas important vers la réalisation de l égalité entre femmes et hommes et contribuent dans une large mesure à ce que les parents puissent s engager davantage aux niveaux professionnel ou extra-familial. Mais les blocs horaires présentent aussi des avantages du point de vue des enfants. Ils peuvent contribuer à combler les lacunes dans le domaine de l encadrement et de l éducation. L apprentissage des rapports sociaux est également favorisé dans la mesure où les enfants se trouveront plus longtemps en présence d autres enfants au sein d un même groupe. Le Conseil fédéral a accepté les motions le 3 septembre Le Parlement n en a pas encore débattu. NFP 52: erste Projekte gestartet Bsu / Das Nationale Forschungsprojekt NFP 52 «Kindheit, Jugend und Generationenbeziehungen im gesellschaftlichen Wandel» ist mit 25 Projekten gestartet. Um noch bestehende thematische Lücken zu füllen, findet eine ergänzende Ausschreibung statt. Das NFP 52 hat zum Ziel, die Lebensverhältnisse von Kindern und Jugendlichen und ihren Familien im Generationenverbund zu erforschen und den Handlungsbedarf in Politik und Verwaltung zu eruieren (vgl. Familienfragen 1/2002, S. 44). Es wurden 88 Projektskizzen eingereicht. In einem aufwändigen Verfahren wählten internationale Expertinnen und Experten und die Leitungsgruppe 25 Projekte aus. Sie sind in sechs Module eingeteilt: Modul A: Neue Daten zu den Lebensverhältnissen von Kindern, Jugendlichen und ihren Familien in der Schweiz Modul B: Juristische und ökonomische Aspekte Modul C: Generationenfragen in der Sozial- und Migrationspolitik Modul D: Familien als Brennpunkte der Generationenbeziehungen Modul E: Psycho-soziale Gesundheit Modul F: Aspekte des Alltags: Schule und Freizeit Die ergänzende Ausschreibung betrifft folgende drei Themenkreise: Die konkrete Umsetzung der Kinderrechte aus einer interdisziplinären Sicht Die physische und psychische Gesundheit von Kindern und Jugendlichen (im Hinblick auf die Zunahme von Verhaltensproblemen und Risikoverhalten von Jugendlichen) Mitsprache und Partizipation von Kindern in Schule und Erziehung. Weitere Informationen: Newsletter: Die erste Ausgabe informiert über das Programm allgemein und enthält eine vollständige Projekt- und Adressliste. Der Newsletter berichtet halbjährlich über das Programm und erste Ergebnisse. Er kann gratis bezogen werden bei: Dominik Büchel, Umsetzungsbeauftragter NFP 52, c/o advocacy ag, Basel Tel Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

50 Ein Modul im Nationalen Forschungsprojekt 52 befasst sich mit Schule und Freizeit / Un module du programme national de recherche 52 porte sur l école et les loisirs Photo / Foto: Centre des loisirs, Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg PNR 52: début des premiers projets Bsu / Le programme national de recherche PNR 52 «L enfance, la jeunesse et les relations entre générations dans une société en mutation» a débuté avec 25 projets. Une mise au concours complémentaire a été lancée pour combler les lacunes thématiques encore existantes. Le PNR 52 a pour but de mener des recherches sur les conditions de vie des enfants et des jeunes et de leur famille dans le contexte intergénérationnel et déterminer les besoins d agir à l échelon politique et administratif (cf. Questions familiales no 1/02, p. 44). 88 esquisses de projets ont été présentées. Des expert-e-s internationales/aux et le comité de direction ont sélectionné 25 de ces projets selon un processus très rigoureux. Ils sont classés en six modules: Module A: Nouvelles données sur les conditions de vie des enfants, des jeunes et de leurs familles en Suisse. Module B: Aspects juridiques et économiques. Module C: les questions de générations dans la politique sociale et la politique de migration. Module D: Les familles comme centre des relations entre générations. Module E: Santé psychosociale. Module F: Aspects de la vie quotidienne: école et loisirs. La mise au concours complémentaire porte sur les thèmes suivants: La mise en œuvre des droits de l enfant d un point de vue interdisciplinaire. La santé psychophysique des enfants et des jeunes dans le contexte familial et intergénérationnel. Participation et éducation. Autres informations: Newsletter: la première publication informe sur le programme en général et contient une liste complète des projets et des adresses. La Newsletter fait un rapport tous les 6 mois sur le programme et ses premiers résultats. On peut s y abonner gratuitement auprès de: Dominik Büchel, chargé de valorisation du PNR 52, advocacy ag, communication and consulting, Bâle Tél Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 47

51 International Deutschland: Kinder als volkswirtschaftlicher Faktor Bsu / Es existieren bereits etliche Untersuchungen darüber, wie viele Stunden Betreuungs- und Erziehungsarbeit Familien leisten. Eine Studie des deutschen Statistischen Bundesamtes weitet die Fragestellung aus und berechnet zusätzlich, wie viele Erwerbsarbeitsstunden erbracht werden, um direkt oder indirekt Waren und Dienstleistungen für Kinder bereitzustellen. Rechnet man die bezahlten Erwerbsarbeitsstunden und die unbezahlte Arbeit in den Haushalten zusammen, ergibt sich für 1998 eine Zahl von 30,4 Milliarden Arbeitsstunden. Dies entspricht mehr als 20 Millionen Erwerbsarbeitsplätzen. Die Studie «Zeit für Kinder Betreuung und Ausbildung von Kindern und Jugendlichen» erstellte das Statistische Bundesamt im Auftrag des Deutschen Arbeitskreises für Familienhilfe. Aufgrund der Zeitbudgeterhebung 1991/92 des Statistischen Bundesamtes und der Arbeitsstundenrechnung der Bundesanstalt für Arbeit wurde geschätzt, wie viel Zeit für Kinder und Jugendliche (bis 18 Jahre) aufgewendet wurde. Mehr als zwei Drittel der Zeiten betreffen nicht-entlohnte Leistungen im Privathaushalt wie Hausarbeit und Betreuung. Der Rest entfällt auf Erwerbsarbeit, die nötig war, um Waren und Dienstleistungen für Kinder bereitzustellen. Dazu gehören sowohl Konsumgüter wie auch staatliche Bildungsund Gesundheitsleistungen. Für 1998 berechnet die Studie ein Total von 30,4 Milliarden unbezahlten und bezahlten Arbeitsstunden. Dies ergibt im Durchschnitt 5,4 Stunden pro Tag für jedes Kind. Die 30,4 Milliarden Arbeitsstunden entsprechen mehr als 20 Millionen Erwerbsarbeitsplätzen. Die Waren und Dienstleistungen, die für Kinder und Jugendliche mit Erwerbsarbeitsstunden produziert wurden, hatten einen Wert von 225 Milliarden Euro. Das sind knapp 16 Prozent der gesamten Konsumausgaben. Dieser Wert setzt sich zusammen aus privaten Konsumausgaben (119 Milliarden Euro), Bildungsleistungen (57 Milliarden Euro) sowie übrigen staatlichen Leistungen (49 Milliarden Euro). Unter die privaten Konsumausgaben fasst die Studie alle Kosten, welche Kinder und Jugendliche im privaten Haushalt verursachen. Zu ihrer Berechnung werden sämtliche Ausgabenposten des Haushalts auf die einzelnen Haushaltsmitglieder aufgeteilt. Umgerechnet auf die Preise im Jahr 2002 betragen die privaten Konsumausgaben für jedes Kind pro Monat im Durchschnitt 640 Euro. Bei der Studie handelt es sich um ein Pilotprojekt. Wie das Statistische Bundesamt in seiner Pressemitteilung schreibt, wären Folgeuntersuchungen wünschbar. Als besonders schwierig erwies sich die Aufteilung von Zeiten und Kosten der privaten Haushalte auf die einzelnen Familienmitglieder, da viele Ausgaben gemeinschaftliche Aktivitäten betreffen. Zeit für Kinder volkswirtschaftlich gesehen: nicht nur (unbezahlte) Betreuungsarbeit, sondern auch Zeit, die aufgewendet wurde, um zum Beispiel einen Kinderwagen herzustellen / Temps pour les enfants selon une perspective d économie politique: non seulement temps consacré aux tâches (non rémunérées) de prise en charge des enfants, mais aussi nombre d heures de travail rémunéré nécessaires pour produire les biens destinés aux enfants (poussette par exemple) Foto/Photo: Marco Zanoni, Bern/Berne Finanzieller Wert der Waren und Dienstleistungen für Kinder 48 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

52 Bibliographische Angaben: Carsten Stahmer, Ingo Mecke, Inge Herrchen. Zeit für Kinder Betreuung und Ausbildung von Kindern und Jugendlichen. Hg. Vom Statistischen Bundesamt. Schriftenreihe «Sozioökonomisches Berichtssystem für eine nachhaltige Gesellschaft», Bd. 3. Wiesbaden 2003 Bestelladresse: Verlag Metzler-Poeschel Verlagsauslieferung SFG-Serviececenter Fachverlag GmbH Postfach 4343, D Reutlingen Oder: Die Studie steht auch als kostenpflichtiger Download zur Verfügung: https://www-ec.destatis.de/ (Sonderbereiche) Preis: 6,60 Euro Weitere Auskünfte: Allemagne: le poids des enfants dans l économie Bsu / Plusieurs enquêtes ont été réalisées sur le nombre d heures consacrées par les familles aux tâches d éducation et de prise en charge des enfants. Une étude du Bureau allemand de statistique complète le tableau en déterminant aussi le nombre d heures de travail rémunéré nécessaires pour produire les biens et les services destinés aux enfants. Ces heures rémunérées ajoutées aux heures non payées représentaient un total de 30,4 milliards d heures de travail en 1998, ce qui correspond à plus de 20 millions d emplois. Le Bureau allemand de statistique a réalisé l étude intitulée «Zeit für Kinder Betreuung und Ausbildung von Kindern und Jugendlichen» (Le temps consacré aux enfants. Prise en charge et formation des enfants et des jeunes) sur mandat du Groupe de travail pour l aide à la famille. Les chercheurs sont partis de l enquête sur le budget temps 1991/92 du Bureau de statistique et du calcul des heures de travail de l Office fédéral du travail, et ont estimé le temps consacré aux enfants et aux jeunes (jusqu à 18 ans). Plus des deux tiers des heures sont consacrées à des prestations non rémunérées au sein du foyer (tâches ménagères, prise en charge). Les heures restantes relèvent des activités lucratives nécessaires à la production de biens et de services destinés aux enfants (par ex. biens de consommation, enseignement public, soins). L étude a permis d établir qu en 1998 quelque 30,4 milliards d heures de travail rémunérées ou non ont été consacrées aux enfants, soit en moyenne 5,4 heures par enfant et par jour. Ces 30,4 milliards d heures correspondent à plus de 20 millions d emplois. Valeur des biens et des services destinés aux enfants Les biens et les services destinés aux enfants et aux jeunes produits dans le cadre d activités lucratives valaient 225 milliards d euros, ce qui représente environ 16% de l ensemble des dépenses de consommation. Cette somme se répartit ainsi: dépenses de consommation privée, 119 milliards; formation, 57 milliards; autres prestations de l Etat, 49 milliards. Sont considérés comme des dépenses de consommation privées l ensemble des coûts engendrés par les enfants et les jeunes au sein du foyer. Pour les calculer, tous les postes des dépenses du ménage sont répartis en fonction du nombre de membres du ménage. Aux prix de 2002, les dépenses de consommation privées se sont élevées en moyenne à 640 euros par enfant. L étude est un projet-pilote. Dans le communiqué qu il a publié, le Bureau de statistique écrit que des recherches complémentaires seraient souhaitables. Une opération s est avéré particulièrement délicate: répartir les heures et les coûts des ménages en fonction des différents membres de la famille, car de nombreuses dépenses concernent des activités communes. Références: Carsten Stahmer, Ingo Mecke, Inge Herrchen. Zeit für Kinder Betreuung und Ausbildung von Kindern und Jugendlichen, édité par le Statistisches Bundesamt, coll. «Sozio-ökonomisches Berichtssystem für eine nachhaltige Gesellschaft», vol. 3, Wiesbaden Commande: Verlag Metzler-Poeschel Verlagsauslieferung SFG-Serviececenter Fachverlag GmbH Postfach 4343, D Reutlingen Ou Téléchargement contre paiement: https://www-ec.destatis.de/ (Sonderbereiche) Prix: 6,60 euros Renseignements supplémentaires: Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 49

53 Forum Bsu / Dans les années 70, le mythe de la famille non-violente s effondre. Les mouvements féministes anglo-saxons portent la question de la violence conjugale sur la scène publique. Des foyers pour femmes battues sont ouverts. En 1997, une campagne suisse, intitulée «Halte à la violence contre les femmes dans le couple» recense qu une femme sur 5 a subi de la violence physique ou sexuelle dans sa vie de couple et deux femmes sur 5 ont connu de la violence psychologique. Combien d hommes ont été violentés physiquement par leur conjointe? Nul homme n est interrogé. Faute de questions, pas de réponses et le silence total entretenu sur le phénomène rend encore plus difficile la plainte des hommes battus. L homme battu est une réalité impensée car impensable selon les représentations actuelles de la société. Depuis peu, le tabou se dévoile de plus en plus. Par exemple, une journée de formation organisée sur la violence domestique par le Bureau de l égalité entre femmes et homme de la Ville de Zurich et la Paulus-Akademie en janvier 2004 comprenait un atelier qui portait le titre «les hommes peuvent-ils être victimes?» Et dans la revue FamPra deux sociologues, qui ont par ailleurs accompagné le projet d intervention de Bâle-Ville «Halt-Gewalt», ont abordé le thème des «hommes victimes de violence domestique» dans un article (voir encadré). La contribution suivante se veut une étude qualitative. L auteure présente son travail de recherche qui est né de ses études en travail social et politiques sociales de l Université de Fribourg. L étude évalue les interviews de sept hommes victimes de violence domestique. Elle a paru en 2002 aux éditions Options santé sous le titre «L homme battu, un tabou au cœur du tabou». L homme battu: impensé car impensable social Sophie Torrent, licenciée en travail social et politiques sociales à l Université de Fribourg «Reconnaître l existence d une violence féminine n est en rien minimiser l importance de la violence masculine et l urgence de la contenir tout en venant en aide à ses victimes». Elisabeth Badinter, Fausse route, Paris, 2003, p. 113 L arme privilégiée, les violences psychologiques Six des sept hommes interviewés ont été violentés physiquement. Ils ont reçu des chaises au visage, des coups de ciseaux dans le ventre, des coups de couteaux, notamment dans les yeux. Cependant, plus encore que la violence physique, c est la violence psychologique qui «tue» l homme. «La violence psychologique, c est pire que la violence physique ça harcèle, c est incessant et ça use» (Pascal). La femme frappe avant tout psychologiquement, usant d une large palette de comportements subtils et sournois. Alors que l homme a besoin d être admiré dans ses actes, sa conjointe l insulte, le dénigre dans ce qu il est et dans ce qu il fait, jusque dans sa manière d exercer sa profession. «Elle me dévalorise, ne cesse de me traiter de nul. Tout ce que j ai fait c est de la merde. Mon travail, c est de la merde. Je ne l ai jamais entendu dire une seule chose positive» (Jacques). Elle blesse son conjoint par des refus, notamment le refus de tout contact corporel. «Le plus grand drame pour un mari, c est de se voir refuser de faire l amour, ça elle le faisait souvent» (Tom). Elle le contrôle, veut tout savoir de son «emploi du temps» et l isole progressivement de son entourage. «Quand je rentrais le soir, elle me faisait les poches. C était le contrôle total. Je n ai jamais pu ouvrir une lettre de mon courrier» (Dave). Ces agressions envers l homme servent une fin commune: attaquer et démolir l homme dans les rôles qu il tient en société. 50 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

54 L atteinte des rôles masculins Les violences de la femme contaminent les sphères privées et publiques de l homme battu. Dans la sphère privée, la femme ne reconnaît plus l homme comme amant potentiel. «Elle me disait: t es pas capable sexuellement» (Pascal). Au lieu d être un partenaire au sein du foyer, l homme peut être utilisé jusqu à devenir «un homme à tout faire». Il est corvéable indéfiniment. Les reproches remplacent les signes de reconnaissance légitimes. «J ai l impression d avoir été rabaissé jusqu à n être plus qu une espèce de chien» (Cédric). L homme dans son rôle de père est bafoué. La toute puissance de la femme réside dans son statut de mère. D une part, elle peut violenter l enfant dans l intention de blesser le père. «Elle utilise notre fille pour faire pression sur moi. Elle la secoue violemment, la force à manger, la bourre pour qu elle dorme. Parfois, elle me force à lâcher l enfant en l attrapant par les mains et en tirant dessus» (Jules). D autre part, elle peut détruire la relation pèreenfant. Elle réduit les temps d échanges, par exemple en interdisant à son conjoint de manger à la table familiale. La femme dénigre l image du père auprès de l enfant jusqu à ce que l enfant le rejette. Elle adopte ainsi un comportement d aliénation parentale. Lorsque l homme désire cesser la violence par une rupture conjugale, son rôle de père le place devant un dilemme: subir cette relation de violence ou abandonner ses enfants aux mains d une femme aux comportements violents. Le système judiciaire attribuant rarement la garde des enfants au père, l homme craint alors pour leur sécurité. «A partir du moment où il y a eu les enfants, je me suis senti extrêmement prisonnier, pris au piège. Dans la séparation, ce qui a été très difficile, c est d abandonner les enfants» (Cédric). L homme représentant avant tout une figure publique, la violence ne se limite pas à la sphère privée. Elle atteint l homme dans son identité professionnelle. La femme peut envahir le milieu du travail. «Elle téléphone vingt fois par jour Si elle ne m a pas au bout du fil, elle débarque» (Dave). L homme est parfois séquestré afin qu il ne puisse pas s y rendre. De plus, les effets de la violence altèrent la qualité de son travail au point d entraîner son licenciement. Le cas échéant, l homme devient encore plus vulnérable face à sa conjointe puisqu il perd le support de ses rôles et de père et d époux. «Suis-je vraiment un homme?» Le vécu quotidien empreint de coups, d injures, de menaces, crée des dégâts considérables chez l homme battu tant au plan physiologique, psychique, professionnel que relationnel. Sa santé psychique se dégrade: peur, dépression, perte des envies. L homme est dépossédé de lui-même, atteint dans son identité. Battu, il s interroge: suis-je vraiment un homme? «J ai l impression d avoir été harcelé pendant des années, partout, dans mon quotidien. Au point où, au fil du temps, je ne savais même plus comment je m appelais. Je ne savais plus ce que j aimais, ce que je voulais» (Cédric). La honte constitue, entre autres, une raison qui empêche les hommes de parler des violences psychologiques et physiques qu ils subissent. Objet de sa conjointe, l homme est aussi sujet de risée sociale. Etre battu invalide l homme dans son appartenance à la catégorie sociale «homme». Les institutions (services communautaires, police, justice) et beaucoup d intervenants (médecins, psychologues, travailleurs sociaux) minimisent ou nient la violence faite aux hommes. Contrairement aux femmes qui peuvent compter sur des ressources communautaires, l homme, lui, se retrouve seul, sans soutien. «Lorsque j ai cherché de l aide, ce fut très difficile d être entendu, vraiment accompagné. Soit ils n entendent pas mon besoin, soit ils ne se mouillent pas ou alors ils prennent une décision en quelques minutes Je suis frappé du nombre d intervenants qui ont eu peur de mes blessures, peur des situations problématiques. Un professionnel doit pouvoir se confronter à cette réalité-là» (Cédric). De plus, la femme peut tirer profit de son image sociale de victime en déposant une plainte pénale à l encontre de son conjoint. Elle peut porter de fausses allégations, notamment d abus sexuels à l égard des enfants ou de violences sexuelles à son égard. Or, comme l explique Me Jacques Barillon, «il est devenu plus facile, aujourd hui, de se défendre d une accusation de vol, d escroquerie ou de meurtre que d une allégation d abus ou de violence sexuelle, notamment dans un contexte de conflit conjugal. Dans ces derniers cas, la parole de la supposée victime est quasiment sacralisée: on écoute son vécu, son ressenti, et les émotions se substituent aux faits. Le fardeau de la preuve est renversé: c est l accusé qui doit démontrer son innocence» (Revue l Illustré, La révolte d un père innocent, septembre 2003, p. 33). Cette accusation, même infondée permet à la mère d écarter le père de ses enfants. Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 51

55 Indication bibliographique: Daniela Gloor, Hanna Meier, Hommes victimes de violence Regards scientifique et socio-politique dans un débat. In: Die Praxis des Familienrechts La pratique du droit de la famille La prassi del diritto di famiglia. FamPra.ch, volume , p (en allemand). Bsu / Les deux auteures donnent un aperçu des recherches et des discussions à propos de la violence contre les hommes. Elles se réfèrent surtout à la littérature de langue anglaise, mais aussi à la documentation publiée en allemand. Une grande partie de la discussion est dominée par la thèse selon laquelle les hommes seraient tout autant que les femmes victimes de violence domestique. Pour parvenir à un examen nuancé des comportements agressifs dans les relations de couple, les auteures proposent une différenciation de la violence comme «comportement conflictuel spontané» et la violence comme «comportement systématique tendant à la violence et au contrôle». Les hommes et les femmes sont concernés dans la même mesure par la violence comme comportement conflictuel spontané. En revanche, les femmes souffrent plus souvent que les hommes de la violence comme comportement systématique tendant à la violence et au contrôle. Parmi les partisans de la thèse selon laquelle les hommes souffrent autant que les femmes de violence domestique, on peut distinguer deux groupes. Mais ces deux groupes ne traitent pas vraiment de la question, à savoir les hommes qui souffrent de violence. Le premier groupe comprend les hommes blessés par le divorce. Le deuxième groupe tire prétexte de la symétrie de la violence pour critiquer fondamentalement les postulats d égalité et le soutien aux centres de conseil et aux foyers d accueil en faveur des femmes victimes de violences. Cela peut mener à des conclusions absurdes, comme celle selon laquelle ces foyers ne doivent plus être soutenus parce qu il y a aussi des hommes victimes de violence. Les auteures soulignent que c est la conclusion contraire qui doit s imposer à l avenir: on doit soutenir tous ceux qui souffrent de violence, qu ils/elles soient hommes ou femmes. Les victimes masculines doivent être prises au sérieux et protégées autant que les victimes féminines et les uns ne doivent pas être instrumentalisés contre les autres. Quitter les stéréotypes Pour reconstruire son identité, l individu humilié a besoin de retrouver un collectif: un espace de parole où il est accueilli, reconnu, et une loi autre que celle de sa conjointe. Afin de pallier à ce manque d encadrement, de soutien social, voici quelques pistes à l intention des acteurs sociaux. 1. Arrêter la dichotomie coupable-victime La violence s inscrit dans une relation. Elle est la conséquence d une dynamique relationnelle interactive, due à l incapacité des deux partenaires à développer une intimité empreinte de respect. Pourquoi dit-on qu il faut être deux pour se disputer, mais n osons-nous pas poser le même diagnostic lors de violence conjugale? 2. Reconnaître les faits: l exercice de la violence n a pas de sexe Il importe de dépasser la lecture sexiste, selon laquelle l homme est forcément l agresseur et la femme, la victime. 3. Responsabiliser les deux partenaires dans le cycle de la violence Tout adulte impliqué dans une situation de violence est responsable de sa propre sécurité et de ses conduites d agressions. Chaque personne est responsable de dire non à la violence. 4. Reconnaître la souffrance des personnes aux prises avec la violence Qu ils soient hommes ou femmes, en position d agresseur ou de victime, les êtres humains ont droit d être reconnus dans ce qu ils vivent. Ils ont besoin de pouvoir s adresser à des structures sociales disposées à les soutenir. Même la personne qui agresse souffre de ne pouvoir entrer en relation avec l autre autrement que par la violence. Les femmes aux comportements violents ont également besoin d aide. 5. Développer des programmes d éducation, de prévention et d intervention La population et plus particulièrement les intervenants des domaines médicaux, sociaux, judiciaires et policiers doivent être sensibilisés à la complexité du phénomène des violences conjugales. Des mesures concrètes doivent être prises, notamment pour garantir le lien entre le père et ses enfants. Les jalons posés par cette recherche demandent d être approfondis. Il serait notamment pertinent de confronter les propos des deux membres du couple, d élargir le champ d investigation sur la situation de l enfant. Données bibliographiques: Torrent Sophie, L homme battu, un tabou au cœur du tabou, Québec, Option Santé, Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

56 Bsu / In den Siebzigerjahren zerbricht der Mythos der gewaltfreien Familie. Die angelsächsischen Frauenbewegungen bringen die Problematik der häuslichen Gewalt an die Öffentlichkeit und die ersten Frauenhäuser werden gegründet deckt die nationale Kampagne «Halt Gewalt an Frauen in Ehe und Partnerschaft» auf, dass jede fünfte Frau im Verlauf ihres bisherigen Lebens körperliche oder sexuelle Gewalt durch einen Partner erlebt hat und dass zwei von fünf Frauen psychische Gewalt erfahren haben. Wie vielen Männern aber wurde von ihrer Partnerin schon körperliche Gewalt zugefügt? Männer wurden im Rahmen dieser Studie keine befragt und ohne Fragen gibt es auch keine Antworten. Das Phänomen wird tabuisiert, was es den geschlagenen Männern zusätzlich erschwert über ihre Probleme zu sprechen. Der Gedanke, dass Männer Opfer von Frauengewalt werden können, ist in unserer Gesellschaft undenkbar. In letzter Zeit wird das Tabu zunehmend gebrochen. So stand zum Beispiel an einer Weiterbildungstagung zu häuslicher Gewalt, die das Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann der Stadt Zürich zusammen mit der Paulus-Akademie Zürich im Januar 2004 veranstaltete, ein Workshop unter dem Titel «Können Männer Opfer sein?». Und in der Zeitschrift FamPra griffen zwei Soziologinnen, welche das Basel-Städtische Interventionsprojekt «Halt-Gewalt» wissenschaftlich begleitet haben, das Thema «gewaltbetroffene Männer» in einem Artikel auf (vgl. Kasten mit Literaturhinweis). Der folgende Beitrag geht das Thema über eine qualitative Studie an. Die Autorin stellt ihre Arbeit vor, die im Rahmen des Studiums in Sozialarbeit und Sozialpolitik an der Universität Freiburg entstand. Die Studie wertet Interviews mit sieben gewaltbetroffenen Männern aus. Sie erschien 2002 bei den Editions Option santé unter dem Titel «L homme battu, un tabou au cœur du tabou». Der geschlagene Mann: Ein Tabu, weil sozial undenkbar Sophie Torrent, Lizenziat in Sozialarbeit und Sozialpolitik an der Universität Freiburg «Mit der Anerkennung von Frauengewalt soll Männergewalt in keiner Weise verharmlost werden. Sie stellt auch die Notwendigkeit einer Gewaltbekämpfung und einer Opferhilfe nicht in Frage.» Elisabeth Badinter, Fausse route Paris 2003, S. 113 Psychische Gewalt als bevorzugte Waffe Sechs der sieben befragten Männer wurden Opfer von körperlichen Übergriffen. Ihnen wurden Stühle an den Kopf geworfen, Scheren in den Bauch gerammt und mit dem Messer Verletzungen, insbesondere an den Augen, zugefügt. Mehr noch als Tätlichkeiten sind es jedoch seelische Grausamkeiten, die einen Mann «töten». «Psychologische Gewalt ist schlimmer als körperliche Gewalt sie quält, hört nie auf und zermürbt.» (Pascal) Frauen wenden vorwiegend psychologische Gewalt an und setzen dazu eine breite Palette subtiler, heimtückischer Verhaltensweisen ein. Ein Mann will für das, was er tut, bewundert werden, stattdessen wird er von seiner Partnerin beschimpft und seine Persönlichkeit und Leistungen werden abgewertet. «Sie erniedrigt mich ständig und beschimpft mich als Versager. Alles, was ich tue, ist Scheisse. Meine Arbeit ist Scheisse. Sie hat mir nie irgendetwas Positives gesagt.» (Jacques) Sie kränkt ihren Mann mit Verweigerung, insbesondere indem sie jeden Körperkontakt abblockt. «Das Schlimmste für einen Mann ist, wenn sich die Frau weigert mit ihm zu schlafen. Das kam oft vor.» (Tom) Sie kontrolliert ihn, will seinen «Terminkalender» genauestens kennen und isoliert ihn allmählich von seinem Umfeld. «Wenn ich abends nach Hause kam, durchwühlte sie meine Taschen. Ich wurde total kontrolliert. Ich konnte keinen einzigen an mich adressierten Brief selbst aufmachen.» (Dave) Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 53

57 Diese Übergriffe dienen alle dem gleichen Ziel: sie sollen die gesellschaftliche Rolle des Mannes entwerten und zerstören. Die Beeinträchtigung der männlichen Rolle Die von der Frau ausgeübte Gewalt beeinträchtigt sowohl die private als auch die berufliche Sphäre des geschlagenen Mannes. Im privaten Bereich betrachtet die Frau den Mann nicht mehr als möglichen Liebhaber. «Sie sagte: Im Bett bist du ein Versager.» (Pascal) Der Mann erfüllt im Haushalt nicht mehr die Rolle eines Partners, sondern wird als «Mann für alles» missbraucht und kann unbegrenzt mit Hausarbeiten belastet werden. Statt verdienter Zeichen der Anerkennung erntet er Vorwürfe. «Ich wurde so sehr erniedrigt, dass ich mich wie ein Hund fühlte.» (Cédric) Auch seine Vaterrolle wird mit Füssen getreten. Die Allmacht der Frau liegt in ihrem Status als Mutter. Sie kann das Kind misshandeln um den Vater zu verletzen. «Sie benutzt unsere Tochter als Druckmittel. Sie schüttelt sie brutal, zwingt sie zu essen und stopft sie voll, damit sie schläft. Manchmal zwingt sie mich, unser Kind loszulassen, indem sie es an den Händen packt und wegzerrt.» (Jules) Sie hat auch die Macht, die Vater-Kind-Beziehung zu zerstören. Sie schränkt den Umgang des Vaters mit seinen Kindern ein, beispielsweise indem sie ihm verbietet am Familientisch zu essen. Die Frau wertet das Vaterbild so lange ab, bis das Kind den Vater ablehnt. Ihr Verhalten soll das Kind dem Vater entfremden. Wenn der Mann die von Gewalt bestimmte Beziehung beenden möchte, steht er vor einem Dilemma: soll er die Kinder der gewalttätigen Frau überlassen oder die Gewalt weiter ertragen? Da das Sorgerecht in unserem Rechtssystem nur selten dem Vater zugesprochen wird, fürchtet dieser um die Sicherheit der Kinder. «Seit der Geburt unserer Kinder fühlte ich mich gefangen, wie in einer Falle. Der Gedanke die Kinder zu verlassen macht die Trennung unglaublich schwierig.» (Cédric) Dadurch, dass der Mann in erster Linie eine öffentliche Figur ist, beschränkt sich die Gewalt nicht auf die Privatsphäre, sondern beeinträchtigt auch seine berufliche Identität. Die Frau belästigt ihn häufig auch an seinem Arbeitsplatz. «Sie ruft mich zwanzigmal im Tag an Wenn sie mich nicht erreichen kann, taucht sie im Geschäft auf.» (Dave) Manchmal wird der Mann sogar eingesperrt, damit er nicht zur Arbeit gehen kann. Zudem wirkt sich die erlebte Gewalt nachteilig auf die Qualität seiner Arbeit aus und kann sogar zur Kündigung führen. In diesem Fall wird der Mann seiner Frau gegenüber noch verletzbarer, denn er verliert die Grundlage seiner Rolle als Vater und Ehemann. Zweifel an der eigenen Männlichkeit Der durch Schläge, Beschimpfungen und Drohungen geprägte Alltag führt beim geschlagenen Mann zu erheblichen körperlichen, psychischen und beruflichen Problemen sowie zu Beziehungsstörungen. Seine psychische Gesundheit verschlechtert sich zusehends und er leidet unter Angstzuständen, Depressionen und Lustlosigkeit. Er ist seiner selbst beraubt, tief in seiner Identität getroffen. Der geschlagene Mann zweifelt an seiner Männlichkeit. «Ich habe das Gefühl, als ob ich jahrelang überall und tagtäglich gequält wurde, bis ich fast meinen Namen vergass. Ich wusste nicht mehr, was ich mag und was ich will.» (Cédric) Geschlagene Männer sprechen auch oft aus Scham nicht über die seelischen Grausamkeiten und die körperliche Gewalt, denen sie ausgesetzt sind. Sie sind zum Spielball ihrer Partnerin geworden und werden dafür ausgelacht. Ein geschlagener Mann ist in den Augen der Gesellschaft kein richtiger Mann. Gewalt gegen Männer wird von vielen Institutionen (Hilfsinstitutionen, Polizei- und Justizbehörden) und Fachleuten (Ärzte und Ärtztinnen, Sozialarbeitende, Psychologinnen und Psychologen) bagatellisiert oder sogar ganz geleugnet. Während sich Frauen an gemeinnützige Hilfseinrichtungen wenden können, sind Männer auf sich allein gestellt und werden nicht unterstützt. «Als ich Hilfe suchte, hatte ich grosse Mühe, mir Gehör zu verschaffen und Hilfe zu erhalten. Entweder ist man nicht auf meine Bedürfnisse eingegangen, wollte sich nicht kompromittieren, oder hat innerhalb weniger Minuten eine Entscheidung getroffen Ich bin erstaunt, wie viele der Beteiligten sich vor meinen Verletzungen fürchteten und Angst hatten, sich Probleme aufzuladen. Fachleute müssen in der Lage sein, sich dieser Realität zu stellen.» (Cédric) Die Frau kann ihre soziale Rolle als Opfer nutzen, indem sie gegen ihren Partner Strafanzeige erstattet. Sie kann falsche Beschuldigungen erheben, indem sie ihn der sexuellen Nötigung oder des sexuellen Missbrauchs an den Kindern bezichtigt. Laut Rechtsanwalt Jacques Barillon «ist es heute einfacher, sich gegen eine Anklage wegen Diebstahls, Be- 54 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

58 Des hommes victimes de violence domestique ont reçu des coups de ciseaux dans le ventre / Von Gewalt betroffenen Männern wurden Scheren in den Bauch gerammt Photo / Foto: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg trugs oder Mordes zu wehren, als Anschuldigungen wegen Missbrauchs oder sexueller Nötigung zu widerlegen, namentlich bei Ehestreitigkeiten, bei denen das Wort des mutmasslichen Opfers kaum in Frage gestellt wird: man hört sich an, was sie erlebt und empfunden hat und die Emotionen verdrängen die Fakten. Die Beweislast wird umgekehrt: der Angeklagte und nicht der Kläger muss den Beweis für seine Unschuld erbringen.» (Zeitschrift l Illustré, La révolte d un père innocent, September 2003, S.33). Auch wenn diese Anschuldigungen falsch sind kann die Mutter den Vater damit von den Kindern fernhalten. Stopp den Klischees Um seine Identität wiederzuerlangen, muss sich der geschlagene Mann auf eine Gruppe Les victimes masculines de la violence domestique en viennent à se poser la question: «suis-je encore un homme?» / Gewaltbetroffene Männer beginnen an der eigenen Männlichkeit zu zweifeln Photo / Foto: Anne Walder Pfyffer, Neuchâtel / Neuenburg Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 55

59 stützen können. Er benötigt einen Ort des Austausches, wo er betreut und ernst genommen wird und wo Spielregeln gelten, die sich von denjenigen seiner Partnerin unterscheiden. Nachfolgend werden einige Lösungsansätze aufgezeigt, die den sozialen Akteuren und Akteurinnen helfen sollen, gegen die fehlende Betreuung und soziale Unterstützung anzugehen. 1. Dichotomie Täter-Opfer stoppen Gewalt geschieht in einer Beziehung. Sie ist die Folge einer interaktiven Beziehungsdynamik, die sich durch die Unfähigkeit beider Beteiligten charakterisiert, eine von gegenseitigem Respekt geprägte Intimität aufzubauen. Warum wird die Aussage, dass es für einen Streit immer zwei braucht, nicht auch bei häuslicher Gewalt angewandt? 2. Den Tatsachen ins Auge blicken: Gewalt ist geschlechtslos Das sexistische Bild, nach dem der Mann zwingend der Täter und die Frau das Opfer ist, muss korrigiert werden. 3. Beide Partner in die Verantwortung nehmen In einer Gewaltbeziehung sind Erwachsene für ihre Sicherheit und ihr Aggressionsverhalten selbst verantwortlich. Jeder Mensch kann Nein zu Gewalt sagen. 4. Den Schmerz der von Gewalt betroffenen Personen anerkennen Egal ob Mann oder Frau, Täter oder Opfer, Menschen haben das Recht, dass ihr Erleben ernst genommen wird. Sie müssen sich an Sozialstrukturen wenden können, die sie unterstützen. Auch Täterinnen und Täter leiden darunter, dass sie sich nur durch Gewalt mit ihrem Partner verständigen können. Auch gewalttätige Frauen benötigen Hilfe. 5. Entwicklung von Erziehungs-, Präventions- und Interventionsprogrammen Die Bevölkerung, und insbesondere die medizinischen, sozialen, juristischen und polizeilichen Ansprechpartnerinnen und -partner, müssen für die Komplexität des Phänomens der häuslichen Gewalt sensibilisiert werden. Es sind konkrete Massnahmen, vor allem zum Schutz der Vater-Kind-Beziehung, erforderlich. Die in dieser Studie vorgeschlagenen Lösungsansätze müssen noch ausgearbeitet werden. Insbesondere wäre es sinnvoll, die Aussagen der Partner zu vergleichen und die Untersuchung auf die Situation der Kinder auszuweiten. Bibliografische Angaben: Torrent Sophie, L homme battu, un tabou au cœur du tabou, Québec, Option Santé, 2001 Literaturhinweis: Daniela Gloor, Hanna Meier. Gewaltbetroffene Männer wissenschaftliche und gesellschaftlich-politische Einblicke in eine Debatte. In: Die Praxis des Familienrechts La pratique du droit de la famille La prassi del diritto di famiglia. FamPra.ch, Heft , S Bsu / Die beiden Autorinnen geben einen Überblick über Forschungen und Diskussionen zu Gewalt gegen Männer. Sie stützen sich vor allem auf Literatur aus dem englischsprachigen Raum, beziehen aber auch deutschsprachige Materialien mit ein. Ein grosser Teil der Diskussion wird von der These geprägt, dass Männer im selben Mass wie Frauen von häuslicher Gewalt betroffen seien. Um zu einer differenzierten Betrachtung von aggressivem Verhalten in Paarbeziehungen zu gelangen schlagen die Autorinnen eine Unterscheidung vor von «Gewalt als spontanes Konfliktverhalten» und «Gewalt als systematisches Gewalt- und Kontrollverhalten». Von Gewalt als spontanem Konfliktverhalten sind Männer und Frauen in ähnlichem Ausmass betroffen. Unter systematischem Gewalt- und Kontrollverhalten hingegen leider Frauen öfter als Männer. Unter den Vertretern seltener Vertreterinnen der Aussage, dass ebenso viele Männer wie Frauen Opfer häuslicher Gewalt seien, gibt es zwei Gruppen. Beiden geht es meist nicht um das eigentliche Thema, nämlich Männer, die Gewalt erleiden. Die erste Gruppe umfasst die «scheidungsgeschädigten» Männer. Die zweite Gruppe nimmt die These der Gewaltsymmetrie zum Anlass, grundsätzliche Kritik an gleichstellungspolitischen Bestrebungen und der Unterstützung von Fachstellen und Einrichtungen zugunsten gewaltbetroffener Frauen zu üben. Dies kann zur absurden Schlussfolgerung führen, solche Einrichtungen für Frauen seien nicht mehr zu unterstützen, weil es auch gewaltbetroffene Männer gibt. Die Autorinnen unterstreichen, dass sich in Zukunft die gegenteilige Schlussfolgerung durchsetzen muss: es braucht Unterstützung für alle, die unter häuslicher Gewalt leiden, seien dies Frauen oder Männer. Männliche Opfer sind ebenso wie weibliche Opfer ernst zu nehmen und zu schützen und die einen sollen nicht auf Kosten der anderen (erneut) missbraucht werden. 56 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

60 Gerichtsentscheide / Nouveau droit Allocations familiales: pas de priorité au père Wap / Le Tribunal fédéral considère comme anticonstitutionnelle une disposition cantonale qui attribue en premier lieu les allocations familiales au père lorsque les parents sont mariés et qu ils y auraient droit tous les deux. L instance inférieure, à qui sera renvoyé le dossier, devra s inspirer de la règle de coordination de l Union Européenne pour rejuger l affaire: s il existe sur la base de l exercice d une activité professionnelle (p. ex. de l autre parent) un droit dans l Etat où les enfants résident (pays de résidence), c est ce droit qui est prioritaire. Le domaine des allocations familiales est du ressort des cantons: chaque canton décide de leur montant, auquel des deux parents exerçant une activité lucrative elles doivent être versées, etc. Comment régler de manière équitable l attribution des allocations familiales lorsqu un des parents travaille hors du canton de domicile? La loi peut prescrire par exemple l attribution au père, mais suivant les raisons à la base de ce critère, elle risque de réaliser une discrimination sexuelle interdite par la Constitution fédérale. Ce serait notamment le cas d une raison qui se fonderait sur des considérations historiques et sociologiques selon lesquelles dans les familles, ce sont les pères qui exercent une activité à temps complet. La loi peut aussi laisser les parents libres de choisir le canton, respectivement l employeur auquel ils demanderont le versement des allocations. Mais là le risque est que les parents choisissent toujours le canton/l employeur qui offre les prestations les plus élevées, ce qui créerait en défaveur de ces derniers un préjudice économique. Le Tribunal fédéral a eu l occasion de se prononcer sur ces questions lors du recours d une mère de trois enfants active à temps partiel dans le canton de Fribourg. Son mari, qui est aussi le père des enfants, travaille également à temps partiel dans un canton voisin et aurait droit aux allocations complètes. Comme la loi fribourgeoise prévoit que les allocations sont attribuées en premier lieu au père lorsque les parents sont mariés, elle s est vu refuser le versement des allocations. Considérations juridiques Le Tribunal fédéral a admis le recours pour les raisons suivantes: Une raison pratique pour une différence de traitement ne saurait se trouver dans une répartition traditionnelle des rôles entre femmes et hommes, sinon on essaierait de justifier un ordre que les dispositions constitutionnelles en cause cherchent justement à écarter. Les raisons historiques et sociologiques à la base de la règle fribourgeoise violent le droit à l égalité entre femmes et hommes inscrit dans la Constitution fédérale. Les scrupules quant au libre choix sont légitimes, un tel droit désavantageant les cantons, respectivement les employeurs, qui accordent des allocations élevées. Pour régler cette situation, on peut se référer à la règle de conflit qui vaut depuis le 1 er juin 2002 entre l Union européenne (UE) et la Suisse. Selon cette règle, les allocations fa- Les cantons ne peuvent plus attribuer automatiquement les allocations familiales au père lorsque les parents travaillent dans deux cantons différents / Die Kantone dürfen die Kinderzulagen nicht automatisch dem Vater bezahlen, wenn die Eltern in verschiedenen Kantonen erwerbstätig sind Photo / Foto: Valérie Berset, Lausanne Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 57

61 miliales doivent être versées en principe dans l Etat où la personne exerce son activité lucrative (principe du lieu d activité). Mais s il existe sur la base de l exercice d une activité lucrative (p. ex. de l autre parent) un droit dans l Etat où les enfants résident (pays de résidence), c est ce droit qui est prioritaire. Si la prestation est plus élevée dans l Etat où ne résident pas les enfants, le montant de la différence peut y être réclamé. Appliqué dans le cas d espèce, cela signifie que la mère a droit aux allocations. Si le montant des allocations prévues dans le canton où travaille le père est plus élevé que les allocations versées à la mère, alors la différence entre les deux montants peut être réclamée dans le canton où travaille le père. Texte de l arrêt (en allemand): wwwsrv.bger.ch, 2P.131/2002 Familienzulagen: Vorrang des Vaters abgelehnt Wap / Das Bundesgericht erklärt eine kantonale Bestimmung als verfassungswidrig, die vorsieht, dass bei verheirateten Eltern, welche beide Recht auf Kinderzulagen haben, diese Zulagen vorrangig dem Vater ausgerichtet werden. Die Vorinstanz wird sich bei der Neubeurteilung des Falles an der EU-Koordinationsnorm zu orientieren haben: Falls im Land, in welchem die Kinder leben (Wohnland), die Mutter oder der Vater aufgrund ihrer Erwerbstätigkeit Anspruch auf Kinderzulagen haben, so hat dieser Anspruch Priorität. Die Regelung der Kinderzulagen ist Sache der Kantone. Sie legen zum Beispiel fest, wie hoch die Beiträge sind oder an welchen Elternteil sie ausgerichtet werden, wenn beide erwerbstätig sind. Wie soll gerecht geregelt werden, an welchen Elternteil die Zulagen bezahlt werden, wenn der Vater oder die Mutter ausserhalb des Wohnkantons erwerbstätig ist? Das Gesetz kann vorsehen, dass sie zum Beispiel prioritär dem Vater zustehen. Bei einer solchen Bestimmung könnte aber eine Diskriminierung wegen des Geschlechts vorliegen, das heisst ein Verstoss gegen die Bundesverfassung. Dies wäre insbesondere dann der Fall, wenn das mit historischen und soziologischen Gründen gerechtfertigt würde, im Sinne, dass auch heute noch in den meisten Familien die Väter und nicht die Mütter einer Vollzeitbeschäftigung nachgehen. Das Gesetz kann die Eltern auch frei wählen lassen, in welchem Kanton bzw. bei welchem Arbeitgeber sie die Kinderzulage beantragen. Diese Lösung könnte dazu führen, dass sie sich immer für die höheren Zulagen entschieden. Dies würde Kantone bzw. Arbeitgeber wirtschaftlich schädigen. Das Bundesgericht hatte Gelegenheit, sich zu diesen Fragen zu äussern. Der Anlass war eine Beschwerde einer Mutter von drei Kindern, die im Kanton Freiburg eine Teilzeitstelle innehat. Ihr Mann, der Vater der Kinder, ist ebenfalls teilzeitlich in einem Nachbarkanton erwerbstätig und hätte Anrecht auf die vollen Kinderzulagen. Da das Freiburger Gesetz über die Kinderzulagen vorsieht, dass die Zulagen, wenn die Eltern verheiratet sind, prioritär dem Vater zustehen, lehnte es die Freiburger Ausgleichskasse ab, die Familienzulagen an die Mutter auszubezahlen. Erwägungen des Bundesgerichts Das Bundesgericht hiess die Beschwerde aus folgenden Gründen gut: Die traditionelle Rollenverteilung darf nicht als sachlicher Grund für eine Ungleichbehandlung aufgeführt werden. Damit würde versucht, eine Ordnung zu rechtfertigen, die mit dem Gleichstellungsartikel der Bundesverfassung (Art. 8) gerade beseitigt werden soll. Die Bestimmung im Freiburger Kinderzulagengesetz, die sich auf historische und soziologische Gründe beruft, verstösst gegen diesen Artikel 8. Die Bedenken gegen die Einräumung eines freien Wahlrechts werden geteilt. Ein solches würde Kantone bzw. Arbeitgeber mit höheren Zulagen benachteiligen. Um eine Regelung zu finden, kann auf die Koordinationsnorm verwiesen werden, die seit dem 1. Juni 2002 zwischen der Schweiz und der EU gilt. Danach werden Familienzulagen grundsätzlich in demjenigen Staat ausgerichtet, in dem der oder die Erwerbstätige beschäftigt ist (Erwerbsortsprinzip). Besteht aber aufgrund der Erwerbstätigkeit (zum Beispiel des anderen Elternteils) auch ein Anspruch im Land, in welchem die Kinder leben (Wohnland), so geht dieser Anspruch vor. Wären die Leistungen im Beschäftigungsland höher, so kann dort noch der Unterschiedsbetrag verlangt werden. Auf den Fall von Frau X umgesetzt heisst das, dass sie Anspruch auf die Zulagen hat. Wenn die Zulagen im Kanton, in welchem der Vater 58 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

62 erwerbstätig ist, höher wären, kann die Differenz zwischen den beiden Beträgen verlangt werden. Text des Urteils: wwwsrv.bger.ch, 2P.131/2002 Gifles et coups de pieds = violence éducative punissable Wap / Gifler des enfants et leur donner des coups de pieds au derrière une dizaine de fois en l espace de trois ans constitue un mode d éducation fondé sur la violence physique, interdit par la loi. Ceci ressort d un arrêt du Tribunal fédéral. L article 126 du code pénal suisse prévoit que celui qui se sera livré sur une personne à des voies de fait qui n auront causé ni lésion corporelle ni atteinte à la santé sera, sur plainte, puni des arrêts ou de l amende. L alinéa 2 précise que la poursuite aura lieu d office si le délinquant a agi de manière répétée contre une personne, notamment contre un enfant, dont il avait la garde ou sur laquelle il avait le devoir de veiller. Il faut comprendre par manière répétée («à réitérées reprises» dit la loi) des coups donnés plusieurs fois sur la même victime et qui dénotent une certaine habitude. Y. vit en concubinage avec une femme et ses deux enfants, enfants qu il a punis à dix reprises en trois ans par des gifles et des coups de pieds au derrière. Le père des enfants dépose plainte pénale pour voies de fait. Les juridictions inférieures estiment que l infraction est réalisée, mais que Y. bénéficie en tant que concubin de la mère d un droit de correction. Saisi d un recours du père, le Tribunal fédéral doit répondre aux questions suivantes: 1) les gifles et les coups de pieds au derrière sontils une correction admise par le droit? 2) estce agir de manière répétée au sens de l al. 2 de l art. 126 CP que de frapper un enfant une dizaine de fois en trois ans? Le Tribunal fédéral rappelle que le législateur a expressément abrogé le droit de correction des parents lors de la révision du droit de la filiation en 1978 en revanche le Conseil fédéral a admis que le droit de correction subsiste sur la base de l autorité parentale. Il constate que toute forme de violence et de traitement dégradant à l égard des enfants est réprouvée par le droit international (Convention européenne des droits de l homme, Convention de l ONU relative aux Droits de l Enfant, recommandation du Conseil de l Europe, décision de la Cour européenne de justice) et national (art. 10 et 11 de la Constitution fédérale qui protègent l intégrité des enfants et des jeunes). La doctrine (avis de juristes) est divisée: certains auteurs admettent que les parents ont le droit de recourir à de légères corrections corporelles et que les voies de fait au sens de l art. 126 al. 1 CP sont encore admissible. D autres auteurs excluent tout droit de correction corporelle y compris les voies de fait, mais ils laissent la question ouverte de savoir si une simple tape est autorisée. Quant à la fréquence, certains sont d avis que jusqu à deux fois, on peut considérer que les voies de fait sont occasionnelles. D autres en revanche admettent qu elles sont répétées dès qu elles sont commises deux fois dans un laps de temps relativement court. Le Tribunal fédéral constate que le droit de correction a évolué de manière restrictive et que le législateur a voulu donner au juge la possibilité d intervenir rapidement avant que les coups ne deviennent habituels. Dans le cas concret, frapper les enfants environ dix fois en trois ans dépasse le cadre occasionnel de l al. 1 de l art. 126 et cette fréquence doit être considérée comme «répétée» (al. 2). De plus, les coups de pieds au derrière constituent un traitement dégradant et ne sauraient être justifiés par un quelconque devoir de correction. Texte complet de l arrêt: wwwsrv.bger.ch, 6S.361/2002 Ohrfeigen und Fusstritte: Züchtigung oder Straftat? Wap / Wer einem Kind rund ein Dutzend Mal innert dreier Jahre Ohrfeigen und Fusstritte in den Hintern verabreicht, wendet eine auf Gewalt basierende gesetzeswidrige Erziehungsmethode an. Dies geht aus einem Urteil des Bundesgerichts hervor. Gemäss Artikel 126 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB) wird eine Person, die gegen jemanden Tätlichkeiten verübt, die keine Schädigung des Körpers oder der Gesundheit zur Folge haben, auf Antrag mit Haft Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 59

63 oder Busse bestraft. Absatz 2 hält fest, dass die Täter oder Täterinnen von Amtes wegen verfolgt werden, wenn sie die Tat wiederholt an einer Person begehen, die unter ihrer Obhut steht oder für die sie zu sorgen haben, namentlich an einem Kind. «Wiederholt» heisst hier, dass jemand demselben Opfer mehrfach, fast schon gewohnheitsmässig, Schläge verabreicht. Y. lebt mit seiner Freundin und deren zwei Kindern zusammen. Während dreier Jahre traktierte er die Kinder rund ein Dutzend Mal mit Ohrfeigen und Fusstritten in den Hintern. Der Vater der Kinder reichte Strafklage wegen Tätlichkeit ein. Die erste Instanz bestätigte den Tatbestand, war jedoch der Ansicht, dass Y. als neuer Lebensgefährte der Mutter Erziehungsmassnahmen anwenden dürfe. Der Vater zog die Beschwerde weiter. Das Bundesgericht hatte nun über folgende Fragen zu urteilen: 1) Sind Ohrfeigen und Tritte in den Hintern zulässige Erziehungsmassnahmen? 2) Handelt es sich um wiederholte Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 Abs. 2 StGB, wenn ein Kind während dreier Jahre rund ein Dutzend Mal geschlagen wird? Das Bundesgericht ruft in Erinnerung, dass der Gesetzgeber mit der Revision des Kindesrechts im Jahr 1978 den Eltern das Züchtigungsrecht ausdrücklich entzog. Der Bundesrat gestand den Eltern allerdings erzieherische Massnahmen im Rahmen der elterlichen Sorge zu. Das Bundesgericht hält weiter fest, dass jegliche Form von Gewalt an Kindern oder deren erniedrigende Behandlung abgelehnt wird. Auf internationaler Ebene geschieht dies in der Europäischen Menschenrechtskonvention, der UNO-Kinderrechtskonvention, einer Empfehlung des Europarates sowie einem Entscheid des Europäischen Gerichtshofes. Auf nationaler Ebene schützt die Bundesverfassung die Integrität von Kindern und Jugendlichen (Art. 10 und 11). Die Rechtslehre (Ansicht der Juristen) ist nicht einheitlich. Ein Teil der Juristen und Juristinnen ist der Ansicht, dass leichte Züchtigungen und Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 Abs. 1 StGB noch zulässig sind, während andere jegliche körperliche Züchtigung, einschliesslich Tätlichkeiten, ausschliessen. Sie lassen allerdings offen, ob ein kleiner Klaps erlaubt ist oder nicht. Für die einen haben Tätlichkeiten, die nicht mehr als zwei Mal verübt werden, gelegentlichen Charakter. Die anderen stufen eine zweimalige Handlung innerhalb einer relativ kurzen Zeit hingegen als wiederholte Tätlichkeit ein. Das Bundesgericht weist zudem darauf hin, dass den Eltern immer weniger Recht auf Züchtigung zugestanden wird und der Gesetzgeber dem Richter die Möglichkeit geben wollte, eingreifen zu können, bevor die Schläge zur Gewohnheit werden. Im vorliegenden Fall bedeutet dies, dass wer Kinder rund ein Dutzend Mal innert dreier Jahren schlägt, nicht gelegentlich Tätlichkeiten verübt (Art. 126 Abs. 1) sondern «wiederholt» (Abs. 2). Ausserdem sind Tritte in den Hintern eine erniedrigende Handlung, die nicht als Erziehungsmassnahme gerechtfertigt werden können. Vollständiger Urteilstext (französisch): wwwsrv.bger.ch, 6S.361/2002 Bonifications AVS pour assistance à un fils impotent Wap / Lorsque le parent d un enfant impotent ne fait pas ménage commun avec lui mais l accueille dans son ménage environ 180 jours par an, il peut faire valoir le droit aux bonifications pour tâches d assistance de la loi sur l assurance-vieillesse et survivants (AVS). Ainsi en a décidé le Tribunal fédéral des assurances. La 10 e révision de la loi sur l assurancevieillesse et survivants (AVS) a introduit la possibilité pour les assuré-e-s d obtenir une bonification pour tâches d assistance à un parent âgé ou handicapé à deux conditions: 1) le parent âgé ou handicapé doit être au bénéfice d une allocation de l AVS, de l AI, de l assurance-accident ou de l assurance militaire pour impotent au moins de degré moyen. 2) L assuré-e doit faire ménage commun avec lui. Une circulaire de l Office fédéral des assurances sociales (OFAS) précise que le ménage commun avec la personne handicapée ne doit pas être formel. Si la personne handicapée ne se trouve pas de manière prépondérante dans le ménage de l assuré-e, ce dernier n a pas droit à la bonification. Par exemple, ne remplit pas la condition du ménage commun le séjour de la personne handicapée lors des fins de semaine (samedi et dimanche), des jours fériés et des quatre semaines de vacances. Mme B. prend soin de son fils handicapé et l accueille chez elle pendant les périodes où il ne séjourne pas dans son institution, à savoir les fins de semaine et huit semaines de vacances, parfois lors de maladies et de compli- 60 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

64 La durée du «ménage commun» avec un parent impotent, qui permet d obtenir une bonification pour charge d assistance dans le cadre de l AVS, a été précisée par le Tribunal fédéral des assurances / Das Eidgenössische Versicherungsgericht hat präzisiert, wieviele Tage «gemeinsamer Haushalt» erforderlich sind, damit Gutschriften für die Betreuung eines pflegebedürftigen Verwandten ausgerichtet werden Photo / Foto: Bernard Nicod, Ipsach cations imprévisibles. La période de ménage commun totaliserait 180 jours. Elle a fait valoir son droit à la bonification pour tâches d assistance pour les années 1999 et 2000, ce que la caisse de compensation AVS a admis. Les bonifications ont donc été inscrites dans le compte individuel de Mme. B. C est à l occasion de l inscription de la bonification pour l année 2001 que le conflit surgit. La caisse refuse de procéder à l inscription et radie les bonifications des deux ans précédents. Selon elle, la condition du ménage commun n est pas réalisée, car le fils handicapé de l assurée séjourne pendant la semaine dans une institution. Mme B. fait un recours au Tribunal fédéral des assurances. 180 jours de ménage commun = droit à la bonification Le Tribunal fédéral des assurances (TFA) rappelle qu il a admis la légalité de la circulaire administrative de l OFAS dans un précédent arrêt. La condition de faire ménage commun avec le parent handicapé «de manière prépondérante» pour obtenir un droit à la bonification pour tâche d assistance est conforme à la loi. Mais la condition de «faire ménage commun de manière prépondérante» ne doit pas être exagérée: elle est en tout cas remplie lorsque la personne handicapée séjourne chez son parent soignant environ 180 jours par an. Le TFA renvoie donc l affaire à la caisse de compensation pour qu elle examine si pour l année 2001 la recourante a effectivement accueilli son fils handicapé durant 180 jours. Quant aux années 2000 et 1999, il constate qu elle a droit aux bonifications d assistance. La radiation opérée par la caisse dans le compte individuel de la recourante doit être annulée et les bonifications doivent lui être restituées. La condition du ménage commun avec la personne nécessitant des soins a souvent donné lieu à des discussions. Cette notion est en effet difficile à définir. Préciser le nombre de jours durant lesquels la personne nécessitant des soins doit séjourner chez le parent qui prodigue les soins permet de mieux cerner la notion de «manière prépondérante». La 11 e révision de l AVS prévoit de supprimer l exigence du ménage commun qui ne correspond pas aux réalités d aujourd hui. Du fait de la mobilité actuelle, il est en effet possible de fournir une assistance étendue à des personnes éloignées. C est pourquoi, il est prévu que des bonifications pour tâches d assistance seront également accordées à des personnes qui n habitent pas à proximité immédiate du parent handicapé qu elles prennent en charge, à condition qu elles soient facilement atteignable. Texte complet de l arrêt (en allemand): wwwsrv.bger.ch, H 306/02, 30 juin Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 61

65 Betreuungsgutschrift der AHV für pflegebedürftigen Sohn Wap / Wenn ein Elterteil eines pflegebedürftigen Kindes keinen gemeinsamen Haushalt mit dem Kind führt, es sich aber rund 180 Tage im Jahr in dessen Haushalt aufhält, besteht ein Anspruch auf Betreuungsgutschriften gemäss Bundesgesetz über die Alters- und Hinterlassenenversicherung (AHV). Dies geht aus einem Urteil des Eidgenössischen Versicherungsgerichtes hervor. Mit der 10. AHV-Revision wurden Gutschriften für die Betreuung eines oder einer pflegebedürftigen Verwandten eingeführt. Der Anspruch ist an zwei Bedingungen geknüpft: 1) die betagte oder behinderte Person ist Bezügerin einer Hilflosenentschädigung der AHV, IV, Unfallversicherung oder Militärversicherung für mindestens mittlere Hilflosigkeit. 2) Die betreute und betreuende Person müssen eine Hausgemeinschaft bilden. Ein Kreisschreiben des Bundesamtes für Sozialversicherung (BSV) hält dazu fest, dass die pflegebedürftige Person nicht nur formal eine Hausgemeinschaft mit der betreuenden Person bilden muss. Die versicherte Person erhält keine Gutschriften, wenn sich die betreute Person nicht überwiegend im gemeinsamen Haushalt aufhält. So sind die Anspruchsvoraussetzungen beispielsweise nicht erfüllt, wenn sich der Aufenthalt der behinderten Person im gemeinsamen Haushalt auf Wochenenden (Samstag, Sonntag), Feiertage sowie die vier Wochen Ferien beschränkt. Frau B. betreut ihren behinderten Sohn während der Zeit, in der er nicht in einer Ausbildungsstätte bzw. einem Wohnheim weilt, d. h. an den Wochenenden und während den acht Wochen dauernden Ferien, sowie ggf. bei Krankheit oder wegen nicht vorhersehbarer Komplikationen. Die Hausgemeinschaft umfasst insgesamt eine Zeitspanne von 180 Tagen. Die AHV-Ausgleichskasse hatte die Betreuungsgutschriften für die Jahre 1999 und 2000 angerechnet, so dass sie in das individuelle Konto (IK) von Frau B. eingetragen wurden. Die Probleme tauchten bei den Gutschriften für das Jahr 2001 auf. Die Ausgleichskasse weigerte sich, die Gutschriften einzutragen und stornierte die früher im IK eingetragenen Gutschriften. Sie machte geltend, dass keine Hausgemeinschaft vorliege, da der behinderte Sohn während der Woche in einer Institution weile. Frau B. erhob daraufhin Beschwerde beim Eidgenössischen Versicherungsgericht. 180 Tage gemeinsamen Haushalts = Anspruch auf Gutschriften Das Eidgenössische Versicherungsgericht (EVG) erinnert daran, dass es die Verwaltungsweisung des BSV in einem früheren Urteil als gesetzeskonform erachtet hat. Das Erfordernis des überwiegend gemeinsamen Haushaltes mit dem oder der behinderten Verwandten erkennt das EVG als Anspruchsvoraussetzung an. Dieses Erfordernis darf allerdings nicht überstrapaziert werden: es ist bei einem Aufenthalt der pflegebedürftigen Person im Haushalt der betreuenden Person von insgesamt rund 180 Tagen im Jahr jedenfalls erfüllt. Nun ist es an der zuständigen AHV-Ausgleichskasse zu prüfen, ob die betreuende Person ihren behinderten Sohn im Jahr 2001 tatsächlich 180 Tage betreut hat. Für die Jahre 2000 und 1999 bestätigt das EVG die Anrechnung der Betreuungsgutschriften. Die Stornierung der IK-Eintragung durch die Ausgleichskasse muss annulliert und die Gutschriften der betreuenden Person müssen wieder eingetragen werden. Die Bedingung des «gemeinsamen Haushalts» wurde schon öfters kritisiert. Tatsächlich ist sie schwierig zu definieren. Mit der Angabe der Anzahl Tage, welche die pflegebedürftige Person im Haushalt der betreuenden Person gepflegt werden muss, wird präzisiert, was als «überwiegender» Aufenthalt gilt. Für die 11. AHV-Revision wird vorgeschlagen, das Erfordernis des gemeinsamen Haushalts zu streichen. Es entspricht den heutigen Realitäten nicht mehr. Die Mobilität ist gross und es ist möglich, dass jemand eine Person betreut, die nicht in der unmittelbaren Nähe wohnt. Es ist deshalb vorgesehen, dass auch in solchen Fällen Anspruch auf Betreuungsgutschriften besteht. Die betreuende Person muss allerdings einfach zu erreichen sein. Vollständiges Urteil: wwwsrv.bger.ch, H 306/02, 30. Juni Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

66 Organisationen / Organisations Pro Familia Suisse: stress et famille 10 e cahier de la famille Wap / Après s être penchée plusieurs années sur la situation économique des familles, Pro Familia Suisse opte maintenant d étudier plus particulièrement la santé physique et psychique des membres de la famille. Ce 10 e cahier de la famille est un compte rendu d une journée d étude consacrée en 2002 au thème du stress au sein de la famille. Après avoir tenté une définition du stress, le cahier aborde l équilibre de la famille et la façon dont elle est déséquilibrée, vue sous l angle du passage de l enfant de la dépendance à l autonomie. Sont présentés ensuite les coûts du stress en Suisse et pour la société. Divers sujets ont été ensuite traités dans des groupes de travail: le burn-out et la manière de s en protéger, le stress causé dans la famille par l école, les mouvances auxquelles se Journée d étude Pro Familia «Stress et famille»: La famille fonctionne un peu comme un mobile en équilibre Bild aus den Tagungsunterlagen Image tirée du support de cours Pro Familia-Tagung zu «Familie und Stress»: die Familie funktioniert ein wenig wie ein Mobile im Gleichgewicht rattachent les jeunes (rock, hip-hop, techno, etc.), les conditions de vie précaires comme cause de stress. Les thèmes très intéressants abordés dans cette publication sont un premier éventail de questions. Les contributions qui y sont publiées permettent de lancer un nouveau débat et d apporter des éléments de solutions à ce grave problème de société. Téléchargement en format pdf: Pro Familia Schweiz: Familie und Stress 10. Schriftenreihe zur Familie Wap / In den letzten Jahren hat sich Pro Familia Schweiz der wirtschaftlichen Situation der Familien gewidmet. Nun will sie den körperlichen und psychischen Gesundheitszustand der Familienmitglieder näher untersuchen. Die 10. Schriftenreihe zur Familie ist eine Zusammenfassung der Fachtagung 2002, die dem Thema Familie und Stress gewidmet war. Die Publikation versucht zuerst den Begriff Stress zu definieren und geht danach auf das «Familiengleichgewicht» ein. Sie analysiert am Beispiel des Kindes, das sich aus der Abhängigkeit löst und selbständig wird, wie die Familie aus dem Gleichgewicht gebracht werden kann. Auch die Kosten des Stresses für die Gesellschaft werden thematisiert. Verschiedene andere Themen sind zudem in Arbeitsgruppen behandelt worden: Burnout und wie man sich davor schützen kann, schulbedingter Familienstress, Jugendcliquen (Rock, Hip- Hop, Techno usw.), prekäre Lebenssituationen als Stressgründe. Die Publikation behandelt sehr interessante Themen, welche die Grundlage für weitere Diskussionen bilden. Die Beiträge ermöglichen es, das Thema von einem neuen Standpunkt aus anzugehen und liefern Lösungsansätze für dieses gravierende Gesellschaftsproblem. Die Schriftenreihe kann im PDF-Format vom Internet heruntergeladen werden: 63

67 Freiwillige Gotten und Göttis Bsu / Das Patenschaftsprojekt «mit mir» von Caritas vermittelt freiwillige Gotten und Göttis für Kinder von Familien in einem Engpass. Die Kinder erhalten damit eine zusätzliche erwachsene Bezugsperson, die Eltern werden im Alltag entlastet und die Freiwilligen können an der Entwicklung eines Kindes teilhaben. Das Projekt besteht bis jetzt in den Kantonen Aargau, Bern, St. Gallen und Zürich. Die Familienrealitäten haben sich geändert. Oft fehlt ein traditionell-verwandtschaftliches Netz, und manchmal trägt es nicht mehr. Am meisten trifft dies Familien, die sich gerade in einer schwierigen Situation befinden: Eine längere Krankheit, Erwerbslosigkeit, ein Umzug, eine Scheidung oder ein schmales Budget können eine Familie sehr herausfordern. Da sind soziale Kontakte besonders wichtig. Die freiwilligen Gotten und Göttis verschenken nicht Geld, sondern Zeit. Sie verbringen zirka zweimal pro Monat einen halben oder ganzen Tag mit einem oder mehreren Kindern ihrer Patenschaftsfamilie. Das Projekt umfasst Kinder im Kindergarten- und Schulalter. Wie Regula Hasler, Projektverantwortliche bei der regionalen Caritas-Stelle Bern erklärt, wird bei der Vermittlung sorgfältig abgeklärt, ob sich die interessierten Freiwilligen für diese Aufgabe eignen. Die Gotten und Göttis werden von Caritas in ihre Aufgabe eingeführt und erhalten fachliche Begleitung, Austausch und Weiterbildung. Angesprochen werden zum Beispiel Fragen der Abgrenzung, der Verantwortung und des Kinderschutzes. Die Freiwilligen sind über die regionale Caritas-Stelle versichert und erhalten den Sozialzeitausweis sowie eine Pauschale für die Spesen. Sie verpflichten sich für ein halbes Jahr. Angestrebt werden jedoch Patenschaften, die sich langfristig entwickeln können. Denn im Zentrum des Projekts steht der Aufbau von Beziehungen und dies braucht Zeit. Bis im Herbst 2003, das heisst im ersten Jahr des Projektes, wurden von den vier regionalen Caritas-Stellen 61 Patenschaften vermittelt. Die Projektverantwortlichen machten überall die Erfahrung, dass sich mehr freiwillige Gotten und Göttis meldeten als Familien. Offensichtlich braucht es von Familien in einer schwierigen Situation viel Mut, das Kind einer fremden Person anzuvertrauen. In den meisten Fällen meldeten sich die Familien erst, als sie einen Anstoss dazu von Drittpersonen erhielten, zum Beispiel von Sozialarbeitenden oder Bekannten. Mit zunehmender Dauer des Projekts steigt aber auch die Zahl der interessierten Familien. Die meisten der Familien, die das Angebot von «mit mir» angenommen haben, leben an der Armutsgrenze. Unter ihnen befinden sich viele Alleinerziehende und auch kinderreiche Familien. Weitere Informationen: Caritas Aargau: Tel Caritas Bern: Tel Caritas St. Gallen: Tel Caritas Zürich: Des parrains et des marraines pour les enfants défavorisés Bsu / Le projet de parrainage «mit mir» (avec moi), lancé par Caritas, permet à des parrains et marraines volontaires de s occuper d enfants vivant dans des familles en difficulté. Les enfants ont ainsi une autre personne adulte de référence, les parents sont un peu soulagés dans les tâches de tous les jours et les volontaires peuvent participer au développement d un enfant. Ce projet est mené actuellement dans les cantons d Argovie, de Berne, de Saint-Gall et de Zurich. Les réalités familiales ne sont plus les mêmes. Souvent, le réseau familial traditionnel fait défaut et lorsqu il y en a un il n est parfois plus d aucun secours. Or, la plupart du temps, ce manque touche des familles qui sont justement en difficulté: une maladie qui se prolonge, le chômage, un déménagement, un divorce ou un budget modeste sont autant de causes qui mettent la famille à rude épreuve. C est à ce moment-là que les liens sociaux sont particulièrement importants. Les parrains et marraines volontaires n offrent pas d argent, mais leur temps. Ils passent en général deux journées ou demi-journées par mois avec un ou plusieurs enfants de la famille qu ils parrainent. Quant aux enfants concernés, ils sont en âge scolaire ou vont au jardin d enfants. 64 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

68 Comme l explique Regula Hasler, responsable de projet auprès du centre régional Caritas de Berne, l organisation examine soigneusement si les volontaires intéressés sont aptes à assumer cette tâche. Puis Caritas initie les parrains et marraines à leur future tâche et leur offre un accompagnement spécifique, des échanges et une formation. On aborde par exemple la question de la distance des parrains et marraines avec leurs filleuls et les familles, leurs responsabilités et la protection des enfants. Les volontaires, qui s engagent pour six mois, sont assurés par le centre régional de Caritas et reçoivent un certificat de bénévolat et un forfait pour leurs frais. Néanmoins, l opération vise à créer des parrainages qui puissent se développer à long terme, car le projet veut surtout créer des liens, ce qui demande du temps. A l automne 2003, soit au terme de la première année du projet, les quatre centres régionaux de Caritas concernés avaient déjà organisé Caritas-Projekt «mit mir»: freiwillige Patenschaften entlasten Familien / Le projet de Caritas «avec moi»: les parrainages bénévoles déchargent les familles Bild / Illustration: Flyer des Projektes / Page de garde de la brochure 61 parrainages. Les responsables du projet ont fait partout la même expérience: les parrains et marraines sont plus nombreux à s annoncer que les familles, probablement parce que les familles en difficulté ont besoin de beaucoup de courage pour confier leur enfant à une personne étrangère. Dans la plupart des cas, les familles ne se sont annoncées que lorsque des tiers, par exemple des travailleurs sociaux ou des connaissances, les y avaient incitées. La durée du projet s étant allongée, le nombre de familles intéressées a crû en conséquence. La plupart des familles qui ont eu recours à «mit mir» vivent à la limite du seuil de pauvreté et on compte parmi elles bon nombre de familles monoparentales et aussi des familles nombreuses. Pour de plus amples informations: Caritas Argovie: tél Caritas Berne: tél Caritas Saint-Gall: tél Caritas Zurich: tél Binationale Paare und soziale Sicherheit Bsu / Die Interessengemeinschaft Binational hat eine Broschüre zu Fragen rund um das System der Sozialen Sicherheit für binationale Paare und Familien im In- und Ausland herausgegeben. In den meisten Fällen gelten für Ausländerinnen und Ausländer im schweizerischen Sozialversicherungssystem dieselben Bestimmungen wie für Schweizerinnen und Schweizer. Binationale Paare befinden sich aber oft in Situationen, in welchen es besonders wichtig ist, auf eine gute Integration ins Sozialversicherungssystem zu achten, um nicht den Verlust von Leistungen zu riskieren. In der Broschüre werden solche Situationen mit mehreren Fallbeispielen verdeutlicht: inwiefern sind die Sozialversicherungen von Bedeutung, wenn ein Paar heiratet, wenn es Kinder kriegt, wenn es aus- oder wieder einwandert, bei einer Scheidung oder dem Tod eines der Partner? Die Broschüre beinhaltet zudem einen kurzen Überblick zum schweizerischen Vorsorgesystem, Tipps zum Vorgehen, wenn die Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 65

69 ausländische Partnerin oder der Partner neu einreist, einen Überblick zu den Regelungen mit anderen Staaten und zum Scheidungsfall. Es liegt in der Natur der komplexen Materie, dass die schlanke Broschüre nur allgemeine Hinweise geben kann. Sie ist in erster Linie zur Sensibilisierung der Paare geeignet und bietet ihnen eine Einstiegshilfe zur Auseinandersetzung mit dem Thema. Für weiterführende Informationen zum Einzelfall kann auf die sehr nützliche Liste am Schluss der Broschüre von Adressen, Websites und Publikationen zurückgegriffen werden. Bibliographische Angaben: Soziale Sicherheit für Binationale. Die schweizerischen Sozialversicherungen für binationale Paare und Familien im In- und Ausland. Zürich 2002 Bestelladresse: IG Binational Dornenstrasse 8, 8305 Dietlikon Preis: gratis Etats et traite du divorce. La matière étant très complexe, la brochure ne fournit que des indications d ordre général, en attirant l attention des couples sur les problèmes et en leur fournissant des pistes. A la fin de la brochure figure une liste très utile d adresses, de sites Internet et de publications, destinée aux personnes qui souhaitent davantage d informations. Références bibliographiques: Sécurité sociale pour binationaux. Les assurances sociales suisses pour familles et couples binationaux en Suisse et à l étranger, Zurich, Commande: IG Binational Dornenstrasse 8, 8305 Dietlikon Prix: gratuit Les couples binationaux et la sécurité sociale Bsu / Les familles et les couples binationaux de Suisse et de l étranger qui s interrogent sur les assurances sociales peuvent désormais trouver des réponses à leurs questions dans une brochure publiée par l Association Binational. Le plus souvent, dans le système suisse de sécurité sociale, les mêmes prescriptions s appliquent aux personnes d origine étrangère et aux ressortissants suisses. Les couples binationaux ont cependant tout intérêt, dans de nombreux cas, à être bien assurés, afin de ne pas risquer de perdre des prestations. La brochure indique donc, à l aide d exemples, dans quels types de situation il faut être particulièrement vigilant: un couple doit-il se préoccuper des assurances sociales lorsqu il se marie, a des enfants, quitte le pays ou y retourne, se sépare, ou lorsque l une des personnes meurt? La brochure décrit aussi brièvement le système suisse de prévoyance. Elle fournit des informations pratiques pour les cas où un partenaire étranger vient en Suisse, elle évoque les conventions passées avec d autres Pro juventute: faire connaître leurs droits aux enfants Wap / Les enfants et les jeunes ont des droits mais les connaissent peu. En vue de remédier à cette situation, pro juventute a publié une série de trois brochures à leur intention. «Tu as des droits!», c est sous ce titre que pro juventute diffuse trois brochures interactives sur le thème des droits de l enfant au quotidien, échelonnées selon trois tranches d âge (5 8 ans, 9 12 ans, ans). Sous une forme simple et attractive, des enfants et des jeunes prennent la parole et ils expliquent à partir de leur quotidien que ce soit la vie familiale et scolaire pour les plus jeunes, et le centre de jeunes pour les plus âgé-e-s les droits élémentaires comme le droit au nom et à la nationalité, le droit à la vie de famille, le droit à une nourriture saine et au temps libre. Des sujets délicats comme la discrimination raciale ou l abus sexuel sont également abordés. Des questions interpellent le/ la jeune lecteur/trice pour l amener à réfléchir et à faire le lien avec sa situation et ses propres expériences. Enfin, les illustrations lui permettent de se rapprocher des personnages. Voilà un très bon moyen de sensibiliser les enfants à leurs droits et à ceux de leurs pairs. 66 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

70 Zurich: la formation des parents fête son demi-siècle Le projet de pro juventute vise à vulgariser les droits des enfants auprès de ces derniers / Das Projekt von pro juventute will die Rechte der Kinder bei den Kindern selbst bekannt machen Zeichnung / Dessin: aus der Broschüre von pro juventute / tiré de la brochure de pro juventute. Données bibliographiques: Tu as des droits! Une brochure interactive sur le thème des droits de l enfant au quotidien, Pour les 5 à 8 ans Pour les 9 à 12 ans Pour les 13 à 16 ans Editions pro juventute, Olten 2003 Commande: Editions pro juventute, Bookit AG Case postale, 4601 Olten Tél , fax Prix: fr. 6, /brochure, fr. 15, le set des trois brochures, autres rabais de quantité. Bsu / Une brochure retraçant l évolution de l éducation des parents dans le canton de Zurich a été publiée à l occasion du jubilé de la communauté de travail zurichoise pour l éducation des parents (Kantonalzürcherischen Arbeitsgemeinschaft für Elternbildung, KAEB), qui a été fondée en Depuis lors, les objectifs de l éducation des parents sont restés pour l essentiel les mêmes: offrir aux parents des connaissances leur permettant d éduquer consciemment leurs enfants. Ses tâches principales n ont pas changé non plus: coordination et soutien des offres de cours, formation des formateurs et formatrices. Cependant, la KAEB a dû adapter régulièrement aux changements de la société les offres concrètes, les méthodes et les formes d organisation. La KAEB n a cessé de jouer un rôle de pionnier et de donner des impulsions bien au-delà des frontières cantonales. Citons en particulier la fondation de la Fédération suisse pour la formation des parents (FSFP), la publication de la revue spécialisée «Elternbildung» ou encore la formation professionnelle des formateurs de parents et d adultes. Du point de vue juridique, la KAEB n a pas tout à fait atteint son cinquantième anniversaire: elle a été dissoute en 2002 et intégrée en tant que «Elternbildung Kanton Zürich» dans le Service de la jeunesse et de l orientation professionnelle du canton de Zurich. Ainsi s est réalisé le souhait d un de ses fondateurs: que l éducation des parents devienne une tâche de l Etat et de l ensemble des communes. Indications bibliographiques: (allemand uniquement) Braunschweig, Sabine. 50 Jahre KAEB. 50 Jahre Engagement für die Elternbildung. Zürich 2002 Commande: Elternbildung Kanton Zürich Amt für Jugend- und Berufsberatung Dörflistrasse 120, 8090 Zürich Tél , fax Prix: 10 francs Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 67

71 Pro juventute: die Kinder über ihre Rechte informieren Wap / Kinder und Jugendliche haben Rechte, über die sie aber nur wenig Bescheid wissen. Um diese Informationslücke zu schliessen, hat pro juventute eine Serie von drei Broschüren herausgegeben. «Du hast Rechte!» Unter diesem Titel veröffentlicht pro juventute drei interaktive auf verschiedene Altersgruppen (5 8 Jahre, 9 12 Jahre, Jahre) abgestimmte Broschüren zum Thema Kinderrechte im Alltag. Darin erklären Kinder und Jugendliche auf ansprechende und einfache Weise anhand von Beispielen aus ihrem familiären und schulischen Alltag Jugendtreffs für die letzte Altersgruppe die elementaren Rechte, wie das Recht auf einen Namen und eine Staatsangehörigkeit, das Recht auf ein Familienleben, das Recht auf gesundes Essen, das Recht auf freie Zeit. Auch heikle Themen wie Rassismus und sexueller Missbrauch werden thematisiert. Das Interesse der Kinder und Jugendlichen wird mit gezielten Fragen geweckt, die sie dann auch auf ihre eigene Situation oder Erlebnisse übertragen können. Ausserdem erkennen sich die jungen Leserinnen und Leser in den Illustrationen der Broschüre wieder. Ein gelungener Versuch, die jungen Menschen auf ihre Rechte und die Rechte der anderen aufmerksam zu machen. Bibliografische Angaben: Du hast Rechte! Eine interaktive Broschüre zum Thema Kinderrechte im Alltag Für Kinder von 5 bis 8 Jahren Für junge Menschen von 9 bis 12 Jahren Für junge Menschen von 13 bis 16 Jahren Verlag pro juventute, Olten 2003 Bestelladresse: Verlag pro juventute Bookit AG Postfach, 4601 Olten Tel , Fax Preis: 6 Franken pro Broschüre Un figlio fuori dal matrimonio Bsu / L opuscolo «Un figlio fuori dal matrimonio» redatto dalla Federazione svizzera delle famiglie monoparentali (FSFM) è ora disponibile anche in italiano, oltre che in francese e tedesco. Vi si trovano informazioni sulle condizioni giuridiche di persone non coniugate in attesa di divenire madri o genitori ed un esempio di convenzione per il mantenimento di minorenni e per il diritto alle relazioni personali. Ordinazioni: Associazione ticinese delle famiglie monoparentali e ricostituite Anita Fry Casella postale, 6516 Cugnasco Tel./fax Prezzo: 5 franchi; 3 franchi a partire da tre esemplari. Un bébé hors mariage Bsu / La brochure «Un bébé hors mariage» de la Fédération suisse des familles monoparentales (FSFM) est désormais aussi disponible en italien, en plus des éditions en français et en allemand. Elle donne des informations sur la situation juridique des mères et parents célibataires. Elle contient également un modèle de contrat d entretien. Commande: FSFM Fédération suisse des familles monoparentales Bureau romand Case postale 1265, 1227 Carouge Tél/fax Prix: 5 francs, 3 francs à partir de 3 exemplaires Ein Baby ohne... Trauschein Bsu / Die Broschüre «Ein Baby ohne Trauschein» des Schweizerischen Verbands alleinerziehender Mütter und Väter (SVAMV) ist neu neben deutsch und französisch auch auf italienisch erhältlich. Sie informiert über die rechtliche Situation unverheirateter werdender Mütter/Eltern. Sie beinhaltet auch einen Muster-Unterhaltsvertrag. Bezugsadresse: SVAMV Schweizerischer Verband alleinerziehender Mütter und Väter Zentralsekretariat Postfach 199, 3000 Bern 16 Tel , Fax Preis: 5 Franken, ab drei Exemplaren 3 Franken 68 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

72 Ein Comic thematisiert die Situation von Geschwistern von behinderten Kindern / Une bande dessinée illustre la situation des frères et soeurs d enfants handicapés Zeichnung: aus dem Comic / Dessin tiré de la bande dessinée Geschwister von Kindern mit einer Behinderung Bsu / Die Broschüre «Ich bin auch noch da» zeigt Eltern, Betreuungspersonen und anderen Interessierten auf, mit welchen Gedanken, Erlebnissen, Fragen und Konflikten Geschwister von Kindern mit einer Behinderung konfrontiert sein können und gibt Tipps zum Umgang damit. Der Broschüre ist ein Comic für die Kinder beigelegt. Der Ratgeber wurde von drei Absolventinnen des Studiengangs Pflegewissenschaft an der Universität Basel erarbeitet. Im Pflegealltag wird immer wieder die Erfahrung gemacht, dass die Geschwister von Kindern mit einer Behinderung häufig im Schatten der elterlichen Fürsorge um das andere Kind stehen. Häufig wird von ihnen schon früh viel Verständnis und Rücksichtnahme verlangt und sie sind oft mit widersprüchlichen Gefühlen konfrontiert. Der Bruder oder die Schwester mit einer Behinderung ist auch ein Thema beim Kontakt mit anderen Kindern. Die Broschüre schildert nicht nur die Situation der Geschwister und die Themen, die sie bewegen, sondern gibt eine Fülle von Anregungen, wie Eltern und andere Bezugspersonen darauf eingehen können. Beispiele sind, das Kind für seine Hilfe bei der Betreuung des Geschwisters zu loben, seinen Kontakt mit Gleichaltrigen zu fördern oder ihm seinem Alter entsprechend die Hintergründe der Behinderung zu erklären. Der beigelegte Comic erzählt die Geschichte von Tobias, der sich nicht getraut, seinen Freund Ralph nach Hause einzuladen. Er weiss nämlich nicht, wie Ralph auf die Schwester Iris reagieren wird, die das Down Syndrom hat. Seine Befürchtungen erweisen sich als unbegründet. Bibliographische Angaben: «Ich bin auch noch da» was Geschwister von Kindern mit einer Behinderung bewegt. Eine Broschüre für Eltern mit Comic-Beilage für Kinder. Andrea Ullmann-Bremi, Tina Vincenzi, Catherine Offermann. Hergiswil 2003 Bestelladresse: Insieme Schweiz Zentralsekretariat Gesellschaftsstr. 84 Postfach 6819, 3001 Bern Tel Preis: gratis Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 69

73 Mon frère est handicapé Bsu / «Moi aussi, j existe!» clame une brochure qui aborde les pensées, les sentiments, les difficultés ou les conflits que vivent des enfants dont un frère ou une sœur est handicapé. La brochure s adresse aux parents, aux éducateurs ou soignants confrontés à ce type de situation. On y trouve des conseils pour mieux gérer ces problèmes. Elle est accompagnée d une bande dessinée destinée aux enfants. La brochure a été réalisée par trois étudiantes (3 e cycle) en science des soins de l Université de Bâle. Les frères et sœurs d un enfant handicapé font encore et toujours l expérience dans les soins quotidiens parentaux de grandir à l ombre de cet enfant. Dès leur plus jeune âge, on leur demande de faire attention, de se montrer compréhensif, ce qui débouche fréquemment sur des sentiments contradictoires. Dans les contacts avec les autres enfants, le thème du frère ou de la sœur handicapée est lui aussi récurrent. Les auteures ne se contentent pas de décrire la situation de ces enfants, d évoquer leurs soucis. Elles apportent pour les parents ou les proches une série de suggestions sur la manière de soutenir l enfant. On peut par exemple le féliciter pour les soins qu il dispense à son frère ou à sa sœur, ou l encourager à chercher le contact avec des camarades de son âge. On peut aussi lui expliquer en termes correspondant à son âge en quoi consiste le handicap, quelle en est l origine. Quant à la courte bande dessinée jointe à la brochure, elle raconte l histoire de Tobie qui n ose pas inviter son copain Ralph à la maison. C est que Tobie ignore comment Ralph se comportera avec sa petite sœur Iris, atteinte du syndrome de Down (trisomie 21). Il a eu peur pour rien puisque tout se passe bien. Données bibliographiques: «Moi aussi, j existe» Les soucis d enfants dont un frère ou une sœur est handicapé. Brochure pour les parents avec une bande dessinée pour les enfants. Andrea Ullmann- Bremi, Tina Vincenzi, Catherine Offermann. Hergiswil 2003 (allemand uniquement) Commande: Insieme Suisse Secrétariat général Gesellschaftsstr. 84 Case postale 6819, 3001 Berne Tél Prix: gratuit Prévoyance pour les femmes actives dans la PME de leur partenaire Bsu / La brochure sur la rémunération et la prévoyance des femmes qui travaillent dans les petites entreprises artisanales de leurs partenaires («Entschädigung und Vorsorge für die Partnerin in KMU-Betrieben») donne des solutions pratiques et indique la meilleure manière de gérer les assurances sociales des personnes dans ce cas. La brochure est éditée par la caisse de compensation de l artisanat menuiserie, meubles et bois. Dans de nombreuses PME, les femmes assument les tâches les plus diverses, souvent celles qui sont liées à un rôle de ménagère et de mère. La collaboration dans l entreprise va de soi, sans que l on pense de manière conséquente au paiement d un salaire et des assurances sociales correspondantes. La brochure montre comment aménager une prévoyance sans qu il en résulte des désavantages du point de vue du droit fiscal ou de l AVS. Les aspects essentiels de toutes les assurances sociales sont exposés dans un langage clair et compréhensible. La fiscalité, le droit successoral et le droit matrimonial sont aussi étudiés. Des exemples tirés de la pratique montrent quelles sont les solutions possibles aussi bien pour les couples mariés que pour ceux vivant en concubinage. La brochure conclut en pesant le pour et le contre des différentes possibilités. Dans la plupart des cas, la meilleure solution consiste à verser à la partenaire travaillant dans l entreprise un salaire soumis à l AVS et conforme à l usage de la branche. Cette façon de procéder est d autant plus recommandée qu elle est automatiquement associée à une prévoyance adéquate et à des possibilités d optimiser les impôts. 70 Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04

74 Wie kann die Vorsorge für die Partnerin in KMU-Betrieben am besten sichergestellt werden? / Comment peut-on garantir au mieux la prévoyance sociale de la partenaire dans les PME? Zeichnung / Dessin: aus dem Ratgeber der «Sozialkassen/ Die Schreiner» / tiré du guide pratique des «Sozialkassen/ Die Schreiner» Commande: (allemand uniquement) SchreinerShop Case postale, 8044 Zurich Fax Prix : 25 francs, TVA et port en sus der Rolle als Hausfrau und Mutter. Die Mitarbeit im Betrieb wird häufig als selbstverständlich angesehen, ohne konsequentes Hinterfragen der Entlöhnung und der dazu gehörigen sozialen Absicherung. Die Broschüre zeigt auf, wie ein Vorsorgeschutz aufgebaut werden kann, aus dem keine steuer- und AHVrechtlichen Nachteile erwachsen. In übersichtlicher Form und allgemein verständlicher Sprache werden die wichtigsten Aspekte sämtlicher Sozialversicherungszweige, des Steuerwesens sowie des Erb- und Eherechts dargestellt. Praxisorientierte Beispiele zeigen Lösungsmöglichkeiten auf, sowohl für Ehe- als auch Konkubinatspaare. Eine abschliessende Gesamtbetrachtung wägt die verschiedenen Möglichkeiten gegeneinander ab. In den meisten Fällen besteht die beste Lösung darin, der mitarbeitenden Partnerin einen AHVpflichtigen, branchengerechten Lohn auszurichten. Diese Regelung ist umso mehr zu empfehlen, als damit automatisch auch eine angemessene Vorsorge und Möglichkeiten zur Steueroptimierung verbunden sind. Bestelladresse: SchreinerShop Postfach, 8044 Zürich Fax Preis: 25 Franken excl. MWST und Versand Arbeitsblätter zum Thema Sexualität Vorsorge für die Partnerin in KMU-Betrieben Bsu / Die Broschüre «Entschädigung und Vorsorge für die Partnerin in KMU-Betrieben» vermittelt praxisnahe Lösungen, wie die Mitarbeit von Partnerinnen in gewerblichen Kleinbetrieben sozialversicherungsrechtlich am besten geregelt wird. Herausgeberin ist die AHV-Ausgleichskasse des Schreiner-, Möbelund Holzgewerbes. In vielen KMU nehmen die Partnerinnen vielfältige Aufgaben wahr, oft in Verbindung mit Bsu / Die Fachstelle für Aids und Sexualfragen (AHSGA) in St. Gallen hat eine CD-ROM mit rund Texten und Arbeitsblättern zu den Themen Liebe, Erotik und Sexualität entwickelt. Sie eignet sich hervorragend als Nachschlagewerk und Arbeitsmittel für Fachpersonen, die in der Sexualpädagogik, Elternarbeit und Erwachsenenbildung tätig sind. Mit der CD-ROM «beziehungsweise» entspricht die AHSGA dem Bedürfnis von Fachkräften nach qualitativ hoch stehenden Texten, die sie selber am PC weiterbearbeiten, verändern und ergänzen können. Das Fachstellenteam, das die Texte zum grössten Teil verfasst hat, stützte sich auf Daten und Erkenntnisse aus wissenschaftlichen Untersuchungen. Es liess sich vom Grundsatz leiten, dass die Themen Liebe, Erotik und Sexualität nicht aus einer einzigen Sichtweise heraus Familienfragen / Questions familiales / Questioni familiari 1/04 71

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